Aviron Bayonnais : Tensions croissantes entre Laurent Travers et Grégory Patat
TOP 14 2025/2026 – Une prolongation pas signée, un directeur sportif qui empiète… tout n’est pas au beau fixe dans le staff de l’Aviron Bayonnais. À mesure que les jours passent, la relation entre Laurent Travers et son entraîneur Grégory Patat se dégrade.
Si l’histoire d’amour entre Grégory Patat et l’Aviron Bayonnais dure depuis bientôt 4 ans, la jolie période où tous deux flottaient sur un joli nuage rose semble laisser place à un gros nuage noir chargé d’électricité. L’Aviron va bien en surface, les joueurs préparent assidûment la nouvelle saison, désireux d’aller chercher encore plus loin que la demi-finale de l’an passé. Mais en coulisse, la relation entre l’entraineur et le directeur sportif fait déjà des étincelles. Alors, simple thérapie de couple ou instance de divorce ?

Prolongera ou prolongera pas ?
Alors que le mois de juin se terminait, Grégory Patat, interviewé par L’Équipe, se confiait quant à sa prolongation, assurant que les négociations pour le renouvellement de son contrat avançaient dans le bon sens. Mais aujourd’hui, le coup d’envoi du Top 14 pointe le bout de son nez et la prolongation du tacticien gersois n’a toujours pas été officialisée. Même si son contrat court jusqu’à la fin de la saison 2025-2026, c’est le flou total autour de l’avenir du manager de l’Aviron.
Au-delà de ne pas encore savoir qui sera l’entraineur lors de la saison suivante, ce flou autour de la prolongation de Grégory Patat commence aussi à avoir des répercussions extérieures. Une affaire qui perturbe le quotidien de l’Aviron, qui interpelle les joueurs, mais qui suscite également quelques crispations. À Bayonne, on vit pour le rugby et pour le club de sa ville, parfois démesurément. Alors, toute cette agitation fait aussi parler chez les supporters et certains commencent déjà à prendre parti.

Une tutelle forcée ?
Il faut d’abord comprendre pourquoi le dossier de la prolongation du manager bayonnais met autant de temps à se régler. Selon L’Équipe, à la lecture du contrat de prolongation que les dirigeants basque lui ont offert, l’entraineur en chef Grégory Patat aurait refusé de signer le contrat, évoquant certaines conditions qu’il ne pouvait pas accepter. Aucun soucis sur le plan financier pour l’entraineur, mais sur le plan des responsabilités qu’on retire à Patat au profit de Laurent Travers. Un litige sur fond de prérogatives sportives qu’on enlève à l’entraineur pour les donner à son directeur sportif, notamment en termes de recrutement. Face aux dirigeants, Grégory Patat n’a pas fait de zèle et a tout simplement refusé d’apposer sa signature sur ce nouveau contrat.
Pour Grégory Patat, impossible de comprendre pourquoi, alors que l’Aviron Bayonnais a retrouvé sa forme d’antan, gagne des matches et que tout le monde est content, on choisit de retirer des responsabilités à son entraineur et de le mettre sous la tutelle de son directeur sportif fraichement arrivé en juillet.
Un directeur sportif qui empiète
Et comme on aurait pu le sentir arriver, les choses se sont dégradées dès les premiers entrainements. Débarqués sur la côte basque en juillet, Laurent Travers, habitué du smoking bien taillé lorsqu’il était directeur du rugby au Racing 92, a troqué le costume pour le jogging. Dès les premières séances, on a vu un Travers près de ses joueurs, crampons, sifflet et bouclier en main, participer activement aux séances d’entrainement de l’Aviron.

Cette situation soulève la brulante question de savoir si, dès l’arrivée de l’ancien talonneur briviste, les dirigeants basques ont correctement dessiné le cadre des fonctions respectives de Laurent Travers et de Grégory Patat. Quoi qu’il en soit, pour Philippe Tayeb, le président du club basque, il ne fait aucun doute : Laurent Travers est l’homme de la situation pour l’Aviron. Et il deviendra, quoi qu’il arrive, le patron du sportif bayonnais à moyen terme. Pour Grégory Patat, le chemin qui se dérobe sous ses pieds se divise bientôt en deux. Rester et accepter de partager ou quitter le navire. Voilà qui promet un début de saison qui risque de faire des étincelles. Le divorce est-il inévitable ?



