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Betclic Élite : La chasse aux playoffs est ouverte

Maxime Cazenave

Publié le

Betclic Élite : La chasse aux play-offs est ouverte
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BETCLIC ÉLITE 2023-2024 Entre les habitués, ceux en quête rédemption et nouveaux ambitieux, la bataille pour les playoffs s’annonce plus que jamais endiablée. Mais ils seront seulement huit à décrocher le strapontin convoité. Le point sur les forces en présence.

Si la lutte s’annonce intense en bas de classement, la bataille pour le Top 8 sera du même acabit. Derrière les deux ogres monégasques et lyonnais, seulement six places seront disponibles pour participer aux phases finales. Ce qui est finalement bien peu en comparaison aux nombreuses écuries intéressées logiquement par un strapontin.

Dijon et Bourg-en-Bresse, des bonnes têtes d’outsiders

Habitués à truster le haut de tableau à chaque coup ou presque depuis de longues années, Dijon et Bourg-en-Bresse seront des candidats sérieux à une place en Playoffs, mais également au Top 4 synonyme d’avantage du terrain en quarts de finale. Toujours drivée par Nenad Markovic, la JDA a prolongé une base solide (Holston, Rousselle, Hrovat, Ducoté, Alingue) à laquelle du talent a été ajouté pour compenser les gros départs, à l’instar de celui de Markis McDuffie. Cameron Hunt aura la tâche de remplacer ce dernier tandis que la raquette a été renforcée, avec notamment la signature de Vitalis Chikoko, reconnu comme l’un des meilleurs pivots de l’hexagone ces dernières années.

Côté Bressan, Frédéric Fauthoux aura lui le privilège de pouvoir compter sur un effectif profond de douze joueurs. Tout sauf un mince avantage. Aux côtés d’une base JFL sérieuse qui continue l’aventure (Benitez, Courby, Julien, Kokila), la JLB va pouvoir compter sur l’international tricolore Bodian Massa, mais aussi et surtout sur Zaccharie Risacher. Attendu très haut dans la prochaine Draft, le fils de Stéphane sera sans aucun doute l’une des attractions de la saison, et peut devenir un boost terrible pour son équipe en cas d’explosion. Toutefois, des départs majeurs sont à recenser (Palmer Jr, Pelos, Floyd…) et les nouveaux venus de l’étranger devront se montrer à la hauteur pour prendre le relais. Mais avec la profondeur de cet effectif, nul doute qu’il sera l’un des plus performants.

Enfin l’année pour Paris ?

Neuvième l’an dernier malgré une grosse remontée en fin de saison, Paris compte bien enfin intégrer le Top 8 pour sa troisième saison dans l’élite. Les moyens ont été mis, et tout autre résultat sera une immense déception. Avec l’arrivée de Tuomas Iisalo sur le banc et la colonne vertébrale d’un Bonn vice-champion d’Allemagne et champion d’Europe (Shorts, Herrera, Malcolm, Kessens, Kratzer), le club parisien s’est renouvelé, mais ne repart pas de zéro. En prime, il s’est offert deux des jeunes les plus convoités de l’Hexagone en récupérant Nadir Hifi et Enzo Shahrvin. Ambitieux en France, mais aussi sur la scène européenne en EuroCoupe, le club parisien sera à surveiller de très près, plus que jamais.

Le Mans, Cholet et Strasbourg dans la mêlée

Respectivement 6, 7 et 8ᵉ la saison passée, Le Mans, Cholet et Strasbourg feront de nouveau partie des candidats, mais avec des profils différents. Le club choletais a perdu des éléments phares (Artis, Dallo, Patton) mais a conservé certains joueurs forts (Sako, Tillie), tout en intégrant au roster professionnel le talent générationnel que représente Tidjane Salaün. En termes d’arrivées, Laurent Vila s’appuiera sur des joueurs connus en France (Ayayi, Blakes, Nzekwesi). Seul Vojtech Hruban sera une véritable découverte.





En revanche, le MSB et la SIG ont eux connu des bouleversements drastiques. Les Sarthois ont vu une page se tourner avec le départ de Terry Tarpey, et souffrent de la perte de Matt Morgan, MVP en puissance la saison passée. Ils ne sont d’ailleurs que deux à être restés cette saison (Narace, Ndoye). Elric Delord doit donc repartir d’une feuille blanche, mais dispose d’un roster suffisamment consistant pour être ambitieux (Jones, Mason, Schwarz, Yeguete).

Côté Alsacien, tout ou presque a changé. Sur le banc déjà, le héros de la sélection lettone, Luca Banchi, est parti. C’est l’ancien limougeaud Massimo Cancielleri qui a pris la relève, après deux saisons contrastées à Limoges. Qualifiée à l’arrache la saison dernière après avoir longtemps traîné en deuxième partie de tableau, la SIG est en quête de rédemption. Pour cela, seuls trois JFL sont restés dans le bateau (Cavalière, Lacombe, Maille) tandis que le recrutement de joueurs étrangers regorge de paris à quitte ou double (Akin, Booth, Brown, Hooker). La pré-saison n’a pas été rassurante, et la mayonnaise mettra sans doute du temps à prendre.

Le BCM veut sortir du ventre mou

Engagé en FIBA Europe Cup cette saison, Gravelines-Dunkerque aura également à cœur d’enfin retrouver les playoffs, après plusieurs saisons à se morfondre dans le milieu de tableau. Laurent Legname a réussi à redresser la barre en cours de saison après des débuts catastrophiques (3V-9D), et a imposé sa patte cet été en renouvelant quasi intégralement l’effectif. Seul Vafessa Fofana est rescapé tandis que le jeune Roman Domon a signé son premier contrat professionnel. Mais le recrutement a de quoi être ambitieux. Niveau JFL, Thomas Corenly et Valentin Chery sont des joueurs solides. Performante à Roanne il y a deux ans, la doublette Berhanemeskel-Jackson est capable d’apporter 30 points par match tandis que d’autres joueurs référencés dans l’Hexagone ont rejoint le projet (Clyburn, Vanwijn, Walker), Bref, il y a de quoi se montrer ambitieux !

Roanne et Nanterre à l’affût

Pour la dernière année du maestro Pascal Donnadieu sur le banc, Nanterre a mis les petits plats dans les grands après une saison éreintante. De quoi se positionner comme un prétendant très sérieux au Top 8 ? Totalement. Un noyau dur a été préservé (Dussoulier, N’Diaye, Pinault, Sene) avec notamment le lutin magique Justin Bibbins. L’Américain formera un backcourt électrisant aux côtés de Juhann Begarin, fraîchement débarqué de Paris. En ajoutant les renforts de Joël Ayayi, Ibrahima Fall Faye et Desi Rodriguez, la JSF a réalisé un été de feu. Habitué à faire des miracles avec trois bouts de bois, Pascal Donnadieu aura de quoi se faire un dernier plaisir avant de laisser la place.

Enfin, la Chorale de Roanne devrait également faire partie des prétendantes, mais des doutes subsistent. Si la signature d’Antoine Diot est une excellente nouvelle, le recrutement de joueurs étrangers laisse dans le flou, d’autant plus que les hommes forts du dernier exercice ont pris la poudre d’escampette, dont l’exceptionnel Ronald March. Toutefois, la Chorale peut toujours compter sur Jean-Denys Choulet sur le banc, et le bonhomme a prouvé au fil des années qu’il avait le nez creux pour dénicher des joueurs talentueux n’importe où.

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