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Biathlon : Justine Braisaz-Bouchet, un nouvel élan vers les JO 2026

Sophie Clapier

Publié le

Biathlon Justine Braisaz-Bouchet, un nouvel élan vers les JO
Photo Icon Sport

BIATHLON – Alors qu’on s’approche du terme de cette saison de biathlon, Justine Braisaz-Bouchet a retrouvé un nouveau souffle lors des Mondiaux. Une belle réaction au tir mais surtout une démonstration sur les skis qui nous pousse à nous demander : jusqu’où peut-elle bien aller ?

Après une première moitié de Coupe du monde en demi-teinte pour Justine Braisaz-Bouchet, la Française a remis les pendules à l’heure à Lenzerheide. Médaillée à 3 reprises dans ces Mondiaux avec deux breloques en individuel dont le titre sur le sprint, JBB a redonné espoir à ceux qui s’inquiétaient d’une éventuelle fin de carrière à l’issue des JO 2026. Et pourquoi pas la voir briller dans les Alpes françaises quatre ans plus tard.

Laissez passer la fusée

Si vous avez suivi la mass start féminine des Mondiaux, vous avez sûrement pensé que le chronomètre disjonctait, restant coi devant ses remontées fantastiques. Ressortie à 36 secondes de Franziska Preuss après le second tir couché, Justine s’est pourtant installée la première sur le pas de tir pour le premier debout, comme si de rien. Elle en comblera plus de 16 sur le tour suivant. Une véritable démonstration de force qui lui a permis d’entrer dans le top 10 malgré 7 erreurs au final. Car oui, si ce n’est quelques réglages à opérer encore derrière la carabine, il y a eu du mieux sur cette quinzaine. Mais surtout, la Française met tout le monde d’accord sur les spatules.

Sur cette folle course des Reines, Anamarija Lampic, 2ème plus rapide, pointe à presque 30 secondes de JBB. Franziska Preuss est loin, très loin, avec un écart d’1 minute 49 sur la piste. Sur le sprint quelques jours plus tôt, Justine Braisaz-Bouchet avait de surcroît pris l’or devant l’Allemande malgré une erreur supplémentaire. Et si la fatigue se fait sentir chez la leader du général à l’approche des dernières étapes de Coupe du monde, ces championnats pourraient, en revanche, insuffler une nouvelle dynamique pour la fin de saison de la biathlète des Saisies. Et même la suite de sa carrière.

Une fin de saison en apothéose pour Justine Braisaz-Bouchet ?

Il reste seulement 3 étapes en Coupe du monde, et les jambes vont s’alourdir davantage pour certaines de ses concurrentes. La tête du général semble compliquée à aller chercher, mais JBB peut néanmoins terminer la saison avec le petit globe du sprint. Une moindre récompense pour celle qui visait le plus gros , maisà ne pas banaliser cependant. Car si nos représentantes tricolores se sont bien servies lors des 3 dernières éditions sur les petits globes, il faut remonter à l’épisode 2002-2003 et Sylvie Becaert pour voir une Française s’emparer de celui du sprint. Au passage, celui de l’individuel n’a jamais été soulevé par une Tricolore (coucou Lou !).

L’année passée, Justine Braisaz-Bouchet avait terminé 2ème du classement de ce format, échouant à huit minuscules points d’Ingrid Tandrevold. Pardon pour les mauvais souvenirs. Actuellement… 2ème -décidément- elle compte 56 longueurs de retard sur Franziska Preuss avec encore deux sprints à disputer. Voici le barème de points instauré cette saison pour le Top 10, on vous laisse calculer toutes les probabilités pour que la Française devance au finish l’Allemande. Et il y en a ! Si le petit globe n’est pas au rendez-vous, il ne faudra pas crier au scandale. Le vrai objectif, ce sont les JO de Milan. Pour commencer…

1ère place 90 points 6ème place 45 points
2ème place 75 points 7ème place 41 points
3ème place 65 points 8ème place 37 points
4ème place 55 points 9ème place 34 points
5ème place 50 points 10ème place 31 points

Jusqu’à 2026 sûr, et pourquoi pas 2030 ?

Le palmarès est déjà bien garni. Il manque encore ce gros globe de cristal, mais Justine Braisaz-Bouchet a déjà coché la case olympique. Désireuse de confirmer à Milan, elle a mis toutes les chances de son côté. En octobre dernier, elle avait pris la direction d’Antholz-Anterselva, lieu des hostilités en 22026,pour s’y préparer lorsque ses partenaires en équipe de France réalisaient leur stage en Autriche. L’ambition et l’envie sont donc toujours d’actualité et c’est une très bonne chose. De là à la voir continuer jusqu’en 2030, l’espoir est permis.





La patronne olympique de la mass start l’a cependant annoncé, elle ne fera pas ce choix seule. Sa vie familiale ayant évolué, celle-ci fera logiquement poids dans la balance. Puis, après plus de 10 ans au haut niveau, la lassitude pourrait s’installer au fil du temps. Reste à voir si les performances de la relève tricolore continueront de la challenger pour finir en beauté, à la maison. Ça en fait des conditions. Mais après tout, c’est en France que le compteur de victoires s’est ouvert, alors pourquoi ne pas le refermer en France sur la plus grande des compétitions. C’est tout ce qu’on (lui) souhaite.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    Trebeb

    26 février 2025 à 6h04

    Pas vraiment d’accord sur l analyse faite sur les mondiaux de Justine… Ses temps de ski et sa victoire sur le sprint cachent pas mal de chose. Son tir est très moyen sur la poursuite l individuel le relais et la masse start. Et ça c est ce qui se passe depuis le début de saison ça donne pas plus confiance sur sa poursuite de carrière ou une fin de saison folle. C est assez flagrant sur le relais ou elle a tout le temps de tiré mais en manque de confiance elle pioche à 3 reprises

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