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NBA 2021/2022

Bilan NBA 2022 : Les Los Angeles Lakers, une saison humiliante et des comptes à rendre

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Bilan NBA 2022 Les Los Angeles Lakers, une saison humiliante et des comptes à rendre
Visuel Dicodusport - Photo Icon Sport

NBA 2021-2022 – La saison NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipée. À cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, nous allons parler de la plus grande déception de l’année, les Los Angeles Lakers.

Ce qu’il faut retenir des Los Angeles Lakers

« Los Angeles Lakers, en route vers le titre ou vers l’EHPAD ? », c’était l’intitulé de notre preview de début de saison. Spoiler, les joueurs des Lakers ont plus donné l’impression d’être en route vers la « Residencia de las hortensias de Los Ángeles » que vers le titre NBA. Sur les 82 matchs de saison régulière, 4 joueurs seulement ont joué plus de 60 matchs. Les Lakers ont même dû rappeler Isaiah Thomas, et Darren Collison, qui n’avait pas joué depuis 2019, pour 3 ridicules petits matchs. Anthony Davis n’a joué que 40 matchs, LeBron James 56, laissant Russell Westbrook souvent esseulé en tant que meneur de cette équipe de vieillards.

S’il n’est pas pour nous le principal fautif, on y reviendra, Westbrook a sa part de responsabilités dans l’échec des Lakers cette saison. Sur le plan statistique, il a réalisé sa pire saison au nombre de points marqués depuis son année sophomore en 2009-2010, avec seulement 18,5 points marqués par matchs, en 34 minutes de moyenne par match. Ses pourcentages sont, comme d’habitude, catastrophiques (44% au tir, 29% à 3 points, 66% aux lancers) mais on s’en doutait en début de saison, et ce n’est pas une surprise. Ce qui nous a choqué, c’est l’attitude de Brody : entre les air balls, les air défenses et les apparitions quasi-hebdomadaires dans les épisodes de Shaqtin’ a Fool, la saison de l’ancien MVP aura été marquée par le sceau du ridicule.

Allez, mettons un peu de positif dans ce bilan et parlons de LeBron James. À 37 ans, le GOAT de la NBA a réalisé une saison historique à plusieurs niveaux. Tout d’abord en devenant le 2ème meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, se rapprochant encore un peu plus de Kareem Abdul-Jabbar. Il a également réalisé sa meilleure saison en carrière au scoring, avec 30,3 points par match en 37 minutes de jeu. Ses pourcentages au tir sont légèrement supérieurs à sa moyenne en carrière, ce qui prouve l’efficacité du King, dans une saison pourtant compliquée. Sans le bilan honteux des Lakers au classement, il aurait clairement pu prétendre à un nouveau titre de MVP.

Enfin, évoquons brièvement Anthony Davis. Similaire à 2020-2021, la saison 2021-2022 d’AD aura été marquée par les blessures. 36 matchs joués l’an dernier, 40 cette saison, cela est évidemment trop peu pour aider une équipe des Lakers qui avait cruellement besoin de lui. Avec 23 points et quasiment 10 rebonds par match, le bilan est plutôt qualitatif à défaut d’être quantitatif. Si le bilan court terme est évidemment décevant, certains fans des Lakers ne devraient pas oublier que Davis a largement contribué au titre des Lakers en 2020 et que son passage en Californie ne pourra pas être défini comme un échec total. Le même constat peut d’ailleurs être partagé pour LeBron James, surtout quand on voit la difficulté de gagner une bague en NBA et que certaines légendes n’ont jamais eu l’occasion d’avoir cet honneur.

Notre prévision en début de saison : 2ème / Classement final : 11ème


La révélation : Austin Reaves

Certes ce n’est pas le joueur le plus sexy de la NBA mais c’est ce genre de soldat qui peut rendre de fiers services. Austin Reaves, à l’instar avant lui d’Alex Caruso notamment, se sera révélé aux Lakers grâce à sa solidité défensive et son bon QI basket. Son bilan statistique est évidemment loin d’être impressionnant avec seulement 6,9 points, 3 rebonds et 1,7 passes en 23 minutes de jeu. Mais quand on le compare aux joueurs avec qui il était en concurrence en sortie de banc, le bilan est presque flatteur pour le rookie non drafté. Talen Horton-Tucker a des pourcentages encore moins bons que Westbrook et est inutile défensivement, Avery Bradley et Wayne Ellington n’ont pas apporté l’expérience attendue et la contribution de Kent Bazemore aura été famélique. Seul Malik Monk aura vraiment été meilleur que Reaves en tant qu’arrière, l’ancien joueur des Hornets ayant sans doute réalisé la meilleure saison de sa jeune carrière.

À 23 ans, Austin Reaves devra maintenant être considéré comme une pièce importante du banc des Lakers, à moins que le management des Lakers ne fasse une nouvelle erreur en le transférant, à l’instar du choix fait concernant Caruso l’an dernier.

La déception : Rob Pelinka

Le choix a été dur, tant les déceptions ont été nombreuses à Los Angeles cette année. On aurait pu citer Frank Vogel, coach dépassé qui a semblé à court de solutions et de plans de jeu cette saison, et qui ne sera d’ailleurs plus à la tête des Lakers la saison prochaine. On aurait pu citer la défense honteuse de Carmelo Anthony ou le shoot de Russell Westbrook, mais ce sont des défauts qui étaient déjà connus du grand public et qui n’ont étonné personne. Qui est le responsable de leur venue à Los Angeles, qui est celui qui a laissé Frank Vogel en poste et qui est celui qui a transféré Alex Caruso pour prolonger Horton-Tucker ? Le General Manager des Los Angeles Lakers, Rob Pelinka.

Un vieux dicton dit : « On ne change pas une équipe qui gagne ». Sauf que depuis le titre des Lakers en 2020, Rob Pelinka a bouleversé l’effectif en ne gardant que 2 joueurs importants, LeBron James et Anthony Davis. Rondo, Howard et Bradley sont revenus certes après des aventures ailleurs, mais n’ont franchement rien apporté. Horton-Tucker n’avait lui joué que 6 matchs cette saison là. Aujourd’hui l’effectif est vieillissant, il n’y aucune flexibilité salariale et quasiment plus aucun tour de draft pour reconstruire la franchise. Comment en est-on arrivé là ?

Rob Pelinka

Rob Pelinka – Photo Icon Sport

Première erreur : la gestion du poste de pivot depuis 2 ans. JaVale McGee, qui était le pivot titulaire des Lakers champions, a été remplacé par un Marc Gasol déjà en pré-retraite et par Montrezl Harrell qui ne sait pas défendre. Cela n’a pas fonctionné et Rob Pelinka a décidé en cours de saison de signer Andre Drummond, laissé libre par les Pistons. Le pivot a été tout simplement catastrophique et s’est fait dominer par DeAndre Ayton en Playoffs. Rob Pelinka aurait pu apprendre de ses erreurs mais a entamé la saison 2021-2022 par un duo de pivots Dwight Howard (36 ans) – DeAndre Jordan (33 ans) qui n’a pas fait long feu, Jordan étant tellement mauvais qu’il ne disputa que 32 rencontres avant d’aller vers de nouveaux horizons.

Deuxième erreur : laisser partir Alex Caruso pour prolonger (trop cher) Talen Horton Tucker. Le premier aura grandement aidé les Bulls à atteindre les Playoffs, le second, on en a déjà malheureusement parlé. Troisième erreur ? Laisser Frank Vogel en poste alors qu’il paraissait évident depuis l’an dernier que le coach n’était plus l’homme de la situation.

Enfin, le trade de Russell Westbrook aura été sans doute le pire choix fait par un GM des Lakers depuis de nombreuses années. Transférer Kentavious Caldwell-Pope, le parfait 3&D aux côtés de LeBron James et Kyle Kuzma, qui a fait une très belle saison aux Wizards, pour un joueur pas du tout complémentaire des deux stars déjà en place dans l’équipe, c’est une grosse erreur. Surtout quand Pelinka avait la possibilité de faire venir Buddy Hield, un shooteur qui aurait parfaitement trouvé sa place dans l’aile et qui, avec un salaire moins conséquent, aurait pu permettre de resigner Caruso notamment.

Quel avenir pour les Los Angeles Lakers ?

Deux options très simples s’offrent aux Lakers : persévérer avec le trio James-Davis-Westbrook en l’entourant mieux, ou transférer Westbrook pour un 3ème joueur intrinsèquement moins fort mais plus complémentaire. En l’absence de tours de Draft, la franchise ne peut pas reconstruire avec des jeunes et n’a donc que peu d’options viables. Il faudra donc trouver des joueurs au salaire minimum, un peu moins vieux que cette année et surtout un peu moins mauvais. Pas facile mais pas impossible, à voir qui sera le GM qui va s’occuper de cette intersaison délicate.


Journaliste/rédacteur depuis septembre 2015 - Ma définition du bonheur ? Une galette-saucisse au Roazhon Park ou un café devant un Lakers/Celtics au petit matin. Fidèle membre de la team insomniaque de la rédac, j’ai le pouvoir de rester éveillé jusqu’à l’aube pour faire vivre aux lecteurs ma passion du sport. Ainsi, j’écris principalement sur la NBA, le biathlon, le cyclisme ou encore la F1. Comptez dans mes exploits sportifs le fait d’avoir fait gagner le Tour de France 2018 à Tony Gallopin sur Pro Cycling Manager, ou encore d’avoir mené l’équipe nationale de Bretagne en finale de Coupe du monde sur Football Manager.

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