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NBA 2023-2024

Bilan NBA 2024 : Était-ce la meilleure saison de l’histoire des Minnesota Timberwolves ?

Mathieu Veillon

Publié le

Bilan NBA 2024 Était-ce la meilleure saison de l'histoire des Minnesota Timberwolves
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – Alors que les Finales sont terminées, l’heure est venue de faire le bilan de la saison des 30 franchises NBA. Aujourd’hui, cap sur Minneapolis pour parler des Minnesota Timberwolves.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Timberwolves

Après un exercice 2022-2023 décevant, les Minnesota Timberwolves ont clairement relevé la tête cette année ! Chris Finch a pu compter sur le même groupe pour la 2ème année consécutive, un luxe dans la NBA actuelle, pour développer un jeu collectif, tant offensivement que défensivement. Et c’est sur ce dernier point que les Wolves ont séduit cette saison, en ayant le meilleur defensive rating de la NBA et le meilleur joueur défensif de l’année, Rudy Gobert. L’attaque est resté coincée au 16ème rang de la Ligue mais le net rating (le différentiel de points marqués et encaissés sur 100 possessions) est de +6,6, soit le 3ème meilleur de la NBA. Un chiffre qui se traduit par une 3ème place finale au sein de la Conférence Ouest, avec seulement une victoire de moins que Denver et Oklahoma City.

Les Minnesota Timberwolves ont débuté les playoffs par 4 victoires consécutives face aux Suns, sans jamais vraiment trembler. Face à une équipe qui n’a presque jamais pu aligner ses 3 stars en même temps dans la saison, le sens du collectif et la discipline des Wolves était trop forte pour éviter un sweep. Le tour suivant s’annonçait plus compliqué car les Denver Nuggets, champions en titre, se dressaient face à eux. En 7 matchs, Anthony Edwards et les siens vont réussir l’exploit de contenir Jokic tout en étant plus efficaces au tir que leurs adversaires, encore une fois grâce à une défense disciplinée et avec un plan de bataille redoutable.

Malheureusement, le fabuleux parcours de cette équipe va prendre fin en Finales de la Conférence Ouest, avec une bataille tactique cette fois gagnée par Jason Kidd, grâce à Luka Doncic, Kyrie Irving mais également tous les roles players qui ont su jouer leur rôle quand Doncic était étouffé par la défense des Wolves. Une élimination certes décevante, mais qui ne doit pas faire oublier tout le reste de la bonne saison des Minnesota Timberwolves, qui ont été une des belles surprises de cette saison NBA.

Notre prévision en début de saison : 11èmes / Classement final : 3èmes


Le MVP : Anthony Edwards

Quelle saison pour « Ant-Man » ! 7ème du classement des votes pour le MVP, All-Star et nommé dans la All-NBA Second Team, le jeune arrière aura 23 ans en août et est déjà un des 10 meilleurs joueurs de la NBA, et bien évidemment le meilleur joueur de son équipe. 25,9 points, 5,4 rebonds et 5,1 passes décisives de moyenne au compteur, des chiffres en progression chaque année, notamment au niveau du playmakingEdwards s’est amélioré (plus de passes décisives et moins de balles perdues notamment).

Il reste encore quelques points à peaufiner pour que l’arrière des Wolves puisse aller potentiellement chercher un titre de MVP et une bague de champion avec les Wolves. Parmi celles-ci, l’efficacité au tir est encore à travailler pour Edwards, qui est « seulement » dans la moyenne NBA (99 de TS+). Mais ce dernier l’assume : il n’est « qu’à 40% de son potentiel » et se donne encore 2 ou 3 ans pour devenir le meilleur joueur NBA.

Le MIP : Naz Reid

En progression constante depuis ses débuts dans la ligue américaine, Naz Reid est notre MIP des Timberwolves, mais est surtout officiellement le 6ème homme de l’année en NBA. Pouvant entrer au poste 4 ou au poste 5, il a été le parfait complément de Rudy Gobert et Karl-Anthony Towns cette saison, pouvant jouer avec l’un et avec l’autre. Son efficacité de loin (41,4%, sa meilleure moyenne en carrière) a fortement contribué au spacing des Wolves qui ont de ce fait pu laisser de l’espace au centre du terrain pour Anthony Edwards.

Défensivement, Naz Reid a également contribué à rendre la raquette de Minnesota complètement infranchissable, tout en ayant la mobilité pour défendre au périmètre. Le tout pour seulement 13 millions de dollars de salaire, soit un des contrats les plus rentables de la NBA. Avec une player option en 2025-2026, et s’il continue sa belle progression, l’intérieur des Timberwolves devrait bientôt forcer son équipe à lui offrir des émoluments bien plus élevés.

Le DPOY : Rudy Gobert

Bien que Jaden McDaniels soit un formidable défenseur extérieur, sachant à merveille circuler entre les écrans adverses, le titre de DPOY des Timberwolves revient logiquement à Rudy Gobert, nommé meilleur Défenseur de l’année en NBA pour la 4ème fois de sa carrière ! Il a rejoint Dikembe Mutombo et Ben Wallace dans ce club très restreint des multiples DPOY. À 32 ans, aura-t-il le temps d’aller chercher un 5ème trophée et être ainsi le seul dans l’histoire à avoir réalisé cette performance ?

Rudy Gobert a été récompensé autant pour ses statistiques individuelles (2,1 contres, 0,7 interception, 9,2 rebonds défensifs par match) que pour être l’élément central de la meilleure défense de NBA (il a le meilleur Defensive Win Share de son équipe avec 5,8, soit également le meilleur total de la ligue). Tout indique qu’il sera de nouveau en course pour ce trophée l’an prochain, tant le Français semble dominateur dans les raquettes américaines. On espère qu’il le sera également en juillet/août à Lille puis à Paris pour les JO…

La déception : Monte Morris

Il fallait bien trouver quelqu’un, c’est tombé sur le pauvre Monte Morris. Arrivé en février en provenance de Detroit contre Shake Milton et Troy Brown Jr (eux aussi bien décevants), Morris pouvait être un 6ème homme de luxe dans cet effectif des Timberwolves. Plutôt utile en régulière, il s’est écroulé en playoffs et n’a disputé que 9 matchs et 7,4 minutes de moyenne. Il faut dire que ses stats ont du faire peur au staff de Minnesota : 2,3 points à 30% au tir dont 7% de loin. Il a donc vite été laissé sur le côté lors de la confrontation face aux Mavericks, ne disputant que 24 secondes de jeu. Légère déception donc, même si les attentes n’étaient pas très élevées non plus.

Quel avenir pour les Minnesota Timberwolves ?

La prochaine étape, c’est la Draft 2024, la seule jusqu’en 2028 où les Wolves auront un premier tour de Draft (sauf transfert à venir dans les prochaines années). Avec le 27ème et 37ème pick, il y aura de quoi renforcer le banc des Wolves, qui manquait déjà de profondeur cette saison et qui est actuellement assez déplumé. Kyle Anderson, Monte Morris, Jordan McLaughlin, TJ Warren et Luka Garza sont agents libres, ce qui ne laisse que 10 joueurs dans l’effectif dont 7 vraiment intégrés dans la rotation de Chris Finch.

Avec 192 millions de dollars de salaires, il va donc falloir trouver des joueurs au minimum et des bons rookies pour boucher les trous dans l’effectif. Kyle Filipowski, Tyler Smith ou encore Bobi Klintman seraient visés sur le poste 4 avec le pick 27, Ajay Mitchell ou Cam Christie sont les noms cités pour le pick 37. De quoi bien renforcer un groupe qui va tenter de reproduire une deuxième saison consécutive dans les hauteurs de la Conférence Ouest.

Journaliste/rédacteur depuis septembre 2015 - Ma définition du bonheur ? Une galette-saucisse au Roazhon Park ou un café devant un Lakers/Celtics au petit matin. Fidèle membre de la team insomniaque de la rédac, j’ai le pouvoir de rester éveillé jusqu’à l’aube pour faire vivre aux lecteurs ma passion du sport. Ainsi, j’écris principalement sur la NBA, le biathlon, le cyclisme ou encore la F1. Comptez dans mes exploits sportifs le fait d’avoir fait gagner le Tour de France 2018 à Tony Gallopin sur Pro Cycling Manager, ou encore d’avoir mené l’équipe nationale de Bretagne en finale de Coupe du monde sur Football Manager.

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