Billet d’humeur Tour de France : Le naufrage de la Cofidis
TOUR DE FRANCE 2025 – Après 10 jours de course, l’équipe Cofidis s’est montrée transparente. Un long chemin de croix qui semble se confirmer jour après jour.
Elle parait si lointaine, l’année 2023. Durant le mois de juillet, la formation Cofidis avait brillé sur tous les terrains, ramenant deux bouquets avec Victor Lafay à San Sebastián, et Ion Izagirre en échappée dans le Beaujolais. Sans compter l’excellent Top 10 de Guillaume Martin au classement général.

Seulement voilà, le constat a bien changé deux ans plus tard. Alors même que le peloton arpentait aujourd’hui les routes du Puy-de-Dôme, un groupe de 30 coureurs s’est rapidement détaché. En son sein, pas le moindre coureur de l’équipe nordiste. Où sont les Buchmann, Izagirre, Teuns qui pouvaient a minima intégrer l’échappée ?
Alors que le peloton stabilise l’écart à 50″ avec l’échappée, un groupe d’une trentaine de coureurs précédemment distancés tente de revenir, avec notamment Pavel Sivakov, Emanuel Buchmann et Geraint Thomas. #TDF2025 pic.twitter.com/np1hXFgRfh
— Le Gruppetto (@LeGruppetto) July 14, 2025
Une méforme généralisée
Pire encore, le leader désigné pour le classement général, à savoir Emmanuel Buchmann, a rapidement baissé pavillon, intégrant le gruppetto au milieu des Jonathan Milan et Tim Merlier. Et le constat est similaire depuis le départ lillois, à domicile de surcroît.
Ainsi, Alex Aranburu n’a jamais été en mesure de participer aux nombreuses arrivées pour puncheurs, Bryan Coquard semble sur le déclin, et on se demande même encore si Dylan Teuns est bien au départ de ce Tour de France. Quant à Ion Izagirre, on espère qu’il se réserve pour un ou deux coups en haute montagne, mais le doute s’installe à mesure que les performances individuelles désolantes s’enchainent. Le seul fait d’arme à mettre au crédit de l’équipe de Cédric Vasseur est le port du premier maillot à pois – mais à quel prix – pour le pistard Benjamin Thomas.

Le management au cœur du problème ?
Un début de Tour navrant donc que l’on se doit de mettre en perspective. Car oui, la formation Cofidis semble en grande difficulté cette année, et pas seulement depuis juillet. Le facteur lié à la préparation physique des coureurs et à la gestion des programmes semble primordial. L’équipe dépend beaucoup de ses leaders comme Milan Fretin ou Alex Aranburu. À titre d’exemple, elle a bien trop utilisé le coureur espagnol après son excellent Tour du Pays Basque, quitte à le cramer en retardant au maximum sa coupure. Une gestion calamiteuse qui se paye cash aujourd’hui, avec un retour en forme qui s’annonce compliqué.
En outre, des rumeurs faisant état de pression excessive dans le management, d’humiliation et de communication rendue difficile ont fait surface cette année via les réseaux sociaux. Bien sûr, cela doit toujours se prendre avec des pincettes, mais si climat toxique il y a, difficile d’entamer une spirale positive amenant de bons résultats. Cela ne peut engendrer que stress et baisses de motivation. Une tendance que l’on voit en tout cas nettement sur ce Tour de France où la formation nordiste peine à jouer les premiers rôles.


