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JO d'hiver 2026

Ces athlètes français qui peuvent déjouer les pronostics aux JO d’hiver 2026

Victor Clot-Amiot

Publié le

Ces athlètes français qui peuvent déjouer les pronostics aux JO d'hiver 2026
Photos Icon Sport

Outsiders, talents émergents, profils inattendus : découvrez les athlètes français capables de créer la surprise lors des Jeux Olympiques de 2026 à Milan-Cortina.

Matias Roche (ski big air)

Si Romain Allemand se positionne comme un candidat de plus en plus crédible à la médaille en snowboard, en big air comme en slopestyle, après sa première victoire en Coupe du monde mi-janvier, l’ambition est un peu plus mesurée en ski. Pourtant, Matias Roche pourrait bien créer la surprise. Arrivé tardivement sur le circuit de Coupe du monde, le jeune Français tourne autour d’un gros résultat au plus haut niveau. Sa découverte des championnats du monde l’an dernier a confirmé son potentiel, comme en atteste sa huitième place en big air, discipline sur laquelle il sera le plus attendu.

Cette année, Roche s’est distingué en big air en remportant les qualifications de deux des trois Coupes du monde disputées (et en terminant cinquième de la troisième). En revanche, il n’a pas encore trouvé la solution pour concrétiser en finale. À la différence des qualifications, où seul le meilleur run est comptabilisé, la finale fonctionne sur l’addition des deux meilleurs runs sur trois.

Plus tôt dans la saison, il nous confiait d’ailleurs être plus à l’aise sur le format des qualifications, se sentant plus libre de tout donner sur un run. S’il a tout pour créer la surprise à Livigno dans quelques jours, il devra toutefois trouver les clés : aux Jeux, contrairement à ce qui s’est fait cette saison en Coupe du monde, les qualifications se disputeront selon le format des finales.

Chez les femmes, on surveillera également Kim Dumont-Zanella (deux finales en big air sur les deux dernières compétitions). Elle aura cependant fort à faire, puisqu’elle devrait notamment être opposée à la championne olympique en titre Eileen Gu et à Mathilde Gremaud, médaillée de bronze. Les deux femmes n’étaient d’ailleurs pas présentes lors des finales disputées par la Française.

Romane Miradoli et les géantistes messieurs (ski alpin)

Si nous les avons cités parmi les paris de la rédaction, voir un géantiste français monter sur la boîte représenterait malgré tout une surprise. Bien que Léo Anguenot ait terminé troisième à Adelboden en janvier, tout comme Alban Elezi Cannaferina plus récemment, il n’y a actuellement aucun Français dans le top 10 du classement général de la discipline.



Les deux hommes ne seront évidemment pas favoris dans une épreuve dominée par Marco Odermatt, mais joueront leur carte sans complexe pour tenter de créer la surprise, à l’image de Steve Missillier, médaillé d’argent en 2014, ou de Mathieu Faivre, en bronze en 2022. Alban Elezi Cannaferina devrait également être au départ de la descente et du super-G.



Romane Miradoli, quant à elle, semble produire son meilleur ski cet hiver. La Française sera particulièrement attendue en super-G, où elle tentera de créer la surprise en devenant la première skieuse tricolore médaillée depuis Carole Merle en 1992. Bien qu’elle ne soit pas favorite, elle a prouvé cette saison qu’elle pouvait se mêler à la lutte avec les meilleures, comme en témoignent sa deuxième place à Saint-Moritz et sa quatrième à Tarvisio mi-janvier. En descente, la tâche sera sans doute plus ardue, mais ses deux tops 10 en cinq descentes cette saison peuvent lui permettre de rêver.

Benjamin Cavet (ski de bosses)

Il y a quatre ans, à Pékin, Benjamin Cavet abordait les Jeux Olympiques avec une étiquette d’outsider. Le Français arrivait en forme, fort d’un podium à Idre Fjäll en début d’hiver et de plusieurs tops 10. Cette fois-ci, la donne est différente. Malgré une septième place lors de l’épreuve d’ouverture à Ruka en début de saison, Cavet est à la peine, la faute à une blessure au talon remontant à février dernier. De fait, le natif de Maidstone, au Royaume-Uni, avance pas à pas. Une seizième place, une quarante-cinquième et une vingt-neuvième sur une épreuve de parallèle : pas de quoi s’extasier.

Pour autant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. L’objectif étant les Jeux Olympiques, l’idée était avant tout de reprendre des marques et de tester son talon. Aucun intérêt donc à se lâcher et risquer une rechute. Et visiblement, les signaux sont au vert. Ainsi, c’est un Benjamin Cavet lucide et à l’écoute de son corps qui abordera ses quatrièmes Jeux Olympiques. Au moment de s’élancer, il ne sera certes pas favori, mais pourrait être en mesure de tout lâcher pour créer la surprise.

Oscar Lombardot (biathlon)

Difficile d’associer « biathlon » et « surprise potentielle » dans la même phrase. Pourtant, Oscar Lombardot peut prétendre créer la surprise à Antholz-Anterselva. Depuis son retour en Coupe du monde à Hochfilzen en décembre, le Français ne cesse de monter en puissance.

L’étape de Ruhpolding, mi-janvier, semble lui avoir permis de franchir un cap. Appelé de dernière minute sur le relais, il a signé un passage remarquable malgré trente kilomètres disputés le matin même. Deux jours plus tard, il terminait quatorzième du sprint, une place qui pourrait sembler anodine mais qui ne l’est pas.

En effet, Lombardot a réalisé un troisième tour impressionnant, parvenant à tenir les skis de Sebastian Samuelsson, vainqueur et auteur du meilleur temps de ski. C’est toutefois à Nove Mesto, le 22 janvier, que le jeune Français a signé sa plus belle performance.

Une quatrième place sur l’individuel court, malgré une faute qui lui coûte un premier podium au plus haut niveau. Ce n’est sans doute que partie remise. Cinquième dans la hiérarchie française, il pourrait saisir sa chance en cas de contre-performance de l’un des quatre devant lui. Et ensuite, qui sait ?

Mylène Ballet-Baz (ski cross)

Passée du ski alpin au ski cross, Mylène Ballet-Baz a acquis depuis 2020 une solide expérience en Coupe du monde. Il lui aura néanmoins fallu attendre son trente-huitième départ pour décrocher son premier podium. C’était à Val Thorens en décembre. La skieuse de 24 ans fait désormais preuve d’une belle régularité, comme en témoignent ses trois tops 10 cette saison. Aux Jeux, elle ne sera pas favorite face à des concurrentes de la trempe de Sandra Naeslund, Fanny Smith, Daniela Maier ou encore Marielle Berger-Sabbatel, mais elle pourrait surprendre.

Le ski cross a cette faculté d’offrir un spectacle ultra télégénique, avec des scénarios parfois imprévisibles. Si elle peut bénéficier d’aléas de course, la Française cherchera avant tout à passer les tours à la régulière, grâce à sa glisse, son flair et l’autorité nécessaire pour se faire une place. Dans son sillage, on pourrait également retrouver Jade Grillet-Aubert et Anouck Errard, elles aussi prêtes à tout pour créer la surprise.

Mais encore…

Ils sont loin d’être favoris, mais tenteront eux aussi de créer la surprise. C’est le cas du relais femmes en short-track, de Violette Braun (3 000 m) et de Mathieu Belloir (mass start) en patinage de vitesse, des descendeurs français et des Bleus du combiné alpin en ski alpin, de Valentin Foubert en saut à ski, des Bleus alignés sur le sprint par équipes en ski de fond et de l’ensemble des représentants masculins du snowboard cross. La frontière entre surprise potentielle et chance crédible de médaille est parfois ténue. En résumé, l’équipe de France dispose de nombreuses cartes pour réaliser de très beaux Jeux Olympiques.

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