Ces personnalités du monde du sport qui nous ont quittés en 2024
SPORTS – Ces sportifs sont morts en 2024. Focus sur des personnes emblématiques du monde du sport disparues cette année.
Des immenses footballeurs disparus
L’année 2024 avait très mal débuté. Avec deux des trois seuls hommes à avoir remporté la Coupe du monde en tant que joueur et sélectionneur, qui meurent. Mario Zagallo, milieu de terrain brésilien, champion du monde 1958 en tant que joueur et 1970 en tant que sélectionneur, a disparu le 5 janvier à l’âge de 92 ans. Et surtout Franz Beckenbauer (78 ans). Le Kaiser, joueur mythique allemand et du Bayern Munich, disparu le 7 janvier dernier. En deux jours, deux immenses symboles du ballon rond qui disparaissent. L’Allemand, champion du monde 1974 avec la RFA et champion du monde en tant que sélectionneur, en 1990, est devenu dirigeant emblématique du football européen par la suite, mais aussi très impliqué auprès de son club de toujours. Un de ses adversaires en 1974, Johan Neeskens, est mort le 6 octobre dernier, à l’âge de 73 ans seulement. Double finaliste du mondial.

Mais d’autres légendes sont mortes en cette année 2024. C’est le cas de Luigi Gigi Riva, footballeur italien et meilleur buteur de l’histoire de la sélection italienne, qui s’est éteint à 79 ans le 22 janvier. Mais aussi Andreas Brehme, champion du monde 1990 avec l’Allemagne, mort à seulement 62 ans le 20 février dernier. Deux jours plus tard, c’est Artur Jorge, emblématique entraîneur d’un PSG en pleine expansion, au début des années 1990, qui mourait, à l’âge de 78 ans. Mais un autre sélectionneur, champion du monde, est également mort. César Luis Menotti, qui a offert en 1978 à l’Argentine sa première étoile, mourait à 85 ans. Et que dire de la disparition du journaliste Didier Roustan, qui a animé les plateaux de sa passion, pendant près de 40 ans, et mort à l’âge de 66 ans. Mort trop jeune comme Toto Schillaci (59 ans), mort le 18 septembre et qui avait été l’artilleur italien du Mondial 1990.
L’athlétisme en deuil en 2024
En dix jours, c’est le passé et le présent de l’athlétisme qui ont été secoués par deux morts d’athlètes emblématiques. Michel Jazy, ancien spécialiste du demi-fond. Décédé à 87 ans, le 1er février. Le Français incarnait une époque où un athlète était encore une rockstar, tel un footballeur ou un cycliste. Véritable légende du sport français, son palmarès et ses records (neuf records du monde et dix-huit records d’Europe) inspirent encore le respect aujourd’hui, même dans l’athlétisme contemporain.
Mais la disparition qui a le plus marqué le monde de l’athlétisme, c’est celle du recordman du monde du marathon, Kelvin Kiptum, le 11 février. À 24 ans, celui qui venait de réaliser 2h00:35, quelques mois plus tôt, disparaissait dans un accident de voiture au Kenya. Une disparition soudaine, trop jeune, alors qu’il avait tout l’avenir devant lui. Et qu’on le pressentait comme le premier homme à passer sous les deux heures sur la distance mythique et de manière officielle. Autre disparition tragique, car morte à cause de son compagnon. L’athlète olympique Rebecca Cheptegei, immolée vivante, est décédée le 5 septembre à seulement 33 ans et quelques jours après sa participation au marathon olympique de Paris 2024. Mort le 17 janvier dernier, Shawnacy Barber, champion du monde de la perche en 2015, a beaucoup marqué les fans d’athlétisme.

D’autres immenses sportifs morts
D’autres légendes du sport international sont mortes en cette année 2024. Une des plus récentes étant Rik Van Looy, décédé le 17 décembre dernier, à l’âge de 90 ans. Le Belge a été le premier coureur de l’histoire à remporter les cinq courses « Monuments » du cyclisme. À savoir Milan San-Remo, Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie. Mais il a aussi été champion du monde. C’est lui qui a commencé à faire entrer le cyclisme dans une autre ère. Le cyclisme a aussi perdu Raphaël Geminiani. Le Français, qu’on avait presque fini par penser immortel, est mort à l’âge de 99 ans. Celui qui était en jaune lors de la chevauchée fantastique de Charly Gaul, lors du Tour 1958. Il ne remportera jamais le Tour, mais restera comme un des Français emblématiques. Émile Daems, vainqueur de Paris-Roubaix 1963, est mort ce 17 octobre à 86 ans. Enfin, une pensée également pour Pascal Hervé, décédé le 25 décembre à l’âge de 60 ans. Membre de la formation Festina dans les années 90 et lieutenant de Richard Virenque et Laurent Brochard.

Le monde du rugby a aussi perdu deux hommes emblématiques. André Boniface (89 ans), mort le 8 avril dernier et vainqueur à quatre reprises du tournoi des Cinq Nations. Il compte 48 sélections en équipe de France. Joueur emblématique du Stade Montois, avant d’entraîner le même club et d’insuffler une philosophie offensive. Le stade de Mont-de-Marsan porte son nom et celui de son frère Guy, décédé tragiquement en 1968. Lucien Mias, docteur et joueur de rugby, a été un joueur important du XV de France, avec 29 sélections. « Inventeur » de la touche longue en mouvement et du demi-tour contact, il a révolutionné le jeu des avants. « Docteur Pack » est mort à l’âge de 93 ans, le 13 mai dernier.
On peut ajouter le légendaire basketteur Jerry West, mort le 12 juin à l’âge de 86 ans. Le logo NBA tel que vous le connaissez a été inspiré de sa silhouette. Éric Poujade, le gymnaste, fait partie de ces personnes mortes trop tôt. Le médaillé d’argent des JO 2000, au cheval d’arçons, est décédé le 30 juin dernier, à seulement 51 ans.



