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Champions Cup 2020-2021

Champions Cup : Toulouse veut retrouver les sommets européens

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Champions Cup : Toulouse veut retrouver les sommets européens
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Champions Cup 2020/21 – Après le titre national en 2019, le Stade Toulousain veut reprendre le titre qu’il a déjà conquis à quatre reprises. Toulouse a fait de la Coupe d’Europe son objectif numéro un cette saison et se présente comme favori de la finale qui aura lieu samedi (17h45), à Twickenham, face au Stade Rochelais. 

Cela faisait déjà onze ans que le Stade Toulousain n’avait plus atteint la finale de la Champions Cup. Quand on connait l’histoire entre Toulouse et la Coupe d’Europe, c’est plutôt une anomalie. En effet, le club de Haute-Garonne va se retrouver en finale de la grande Coupe d’Europe pour la 7ème fois, ce qui constitue un record ! La dernière fois que Toulouse y était parvenu, c’était en 2010.

Toulouse et l’Europe, une histoire d’amour qui recommence doucement

En 2010, le Stade Toulousain affrontait le Biarritz olympique au Stade de France. Comme à chaque fois face aux équipes françaises, les stadistes avaient triomphé en finale (21-19). Le 4ème titre était acquis, ce qui constituait le record suprême en 2010. Depuis, le Leinster est revenu à hauteur de Toulouse après sa victoire en 2018. Pour en revenir aux équipes françaises, il est vrai que les Rouge et Noir ont toujours su les maîtriser lors des finales. En 2003, ils battaient Perpignan, à Dublin (22-17). Même échec pour le Stade Français en 2005, qui s’inclinait en prolongation (18-12). Il est vrai que les deux seules défaites en finale l’ont été face à des équipes étrangères (Wasps en 2004, Munster en 2008).

Cette fois, Toulouse va donc retrouver une équipe française, le Stade Rochelais en l’occurrence. Mais pour en arriver là, tout n’a pas été aussi rose que les murs de la ville. En effet, durant cette dernière décennie, les Toulousains auront connu quelques échecs en phases de poules et même réalisé leur première campagne de Challenge Cup (2017-2018). Entre 2012 et 2018, ils ne sont même pas parvenus à attendre le dernier carré de la Champions Cup. Toulouse aura été assez loin de ses standards depuis la création de la Coupe d’Europe. Mais en 2019, Toulouse et la Coupe d’Europe ont commencé à se réconcilier.

Le club avait réussi à se qualifier en phases finales et avait même réussi à battre le Leinster, champion d’Europe en titre, en phase de poule. En quart de finale, les Toulousains avaient réalisé un exploit en triomphant des vice-champions d’Europe racingmen, à Nanterre. Mais leur parcours s’était arrêté en demies, face au Leinster, à Dublin. L’année suivante, ils avaient encore réalisé une campagne mémorable avant d’être stoppés par le futur champion d’Europe Exeter, en demi-finale.

Couronner une grande saison

A présent, contrairement aux deux années précédentes, les Toulousains ne sont plus qu’à une marche du titre. On pourrait croire que les expériences de ces dernières années les ont fait grandir. Cette saison, le match référence des Toulousains a eu lieu à Limerick. C’est sur ces terres que les Toulousains ont dominé le Munster (33-40), équipe chez laquelle ils ne s’étaient jamais imposés. Ensuite, Toulouse a fait le travail face à Clermont en quarts et contre Bordeaux-Bègles en demies, à chaque fois dans des conditions capricieuses.

En Top 14, Toulouse a aussi fait le boulot. Depuis que les Toulousains ont battu les Rochelais en février, ils sont restés leader du championnat. Avant la fin du mois de mars, Toulouse n’avait perdu que quatre matchs en championnat. Tout cela confirme à quel point Toulouse a réalisé une grande saison.

Pourtant, toutes ces belles performances n’auront d’intérêt que si Toulouse décroche un titre. « Gagner des matchs c’est beau mais on marque les esprits en gagnant des titres », expliquait Romain Ntamack cette semaine. On l’a bien compris aussi, cette saison, l’objectif en Coupe d’Europe n’est plus tout à fait le même qu’en 2019 ou 2020. C’est devenu l’objectif prioritaire, d’autant plus que Toulouse s’est taillé un vrai costume de favori. Cela a notamment eu pour conséquence de chambouler légèrement la préparation toulousaine pour la finale.

Toulouse favori mais…

« On avait peut-être la tête ailleurs », déclarait François Cros à Canal+ ce week-end, après le revers de son équipe, à domicile, contre Bayonne (28-32). Effectivement, sur les cinq derniers matchs de Top 14, Toulouse a perdu à quatre reprises, confirmant l’idée que les joueurs ne pensent plus qu’à la Coupe d’Europe, même si les équipes étaient remaniées la plupart du temps. De plus, le Stade Toulousain, même s’il conserve un effectif extrêmement compétitif, devra faire avec quelques absents. « On a perdu beaucoup de forces vives », a déclaré l’entraineur Ugo Mola en conférence de presse. En effet, l’absence la plus marquante étant celle du capitaine Julien Marchand. Celui-ci a été suspendu par la commission de discipline après la demi-finale et ne pourra même pas se rendre à Twickenham.

Autres absences, celles du centre Sofiane Guitoune ou de l’ailier Yoann Huget. Il y a également une incertitude autour de Zack Holmes. Mais que les supporters se rassurent, la majorité des cadres seront bien présents. En tout premier lieu, la charnière cinq étoiles Antoine Dupont-Romain Ntamack. Les internationaux Thomas Ramos, Cyril Baille et François Cros seront bien là. Des joueurs expérimentés et indispensables comme Jerome Kaino, Maxime Médard ou Pita Akhi auront leur importance. On n’oubliera pas non plus l’attelage des frères Arnold, Rory et Richie, qui vont avoir du poids dans l’alignement et dans les rucks.

Deux victoires contre la Rochelle cette saison

S’il faut citer une dernière statistique pour rassurer les supporters toulousains, on parlera des dernières confrontations face à la Rochelle. Cette saison, les Rouge et Noir ont battu le Stade Rochelais à deux reprises. En février, ils ont même été la première équipe à faire tomber la forteresse Marcel Deflandre. C’est de très bon augure pour eux avant cette finale. Cela veut dire que les Toulousains savent comment battre cette impressionnante équipe de la Rochelle. L’histoire européenne du Stade Toulousain est donc de nouveau en marche. Un nouveau chapitre, peut-être l’un des plus beaux, sera écrit samedi sur la mythique pelouse de Twickenham.

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Journaliste/Rédacteur depuis octobre 2020 - Bolt qui foudroie le record du monde du 100 mètres, les derniers essais de Dominici, les premières charges dévastatrices de Bastarocket... de beaux souvenirs pour une grande passion, celle du sport. L’histoire du sport aussi. Comprendre le rôle qu’il a eu, celui qu’il a et celui qu’il aura dans notre société. Le sport au passé, au présent, au futur. Le sport tous les jours, matin, midi et soir. A défaut d’être un grand sportif, je suis et je raconte l’actualité et l’histoire des championnes et des champions qui savent se dépasser pour accomplir des merveilles.

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