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Hockey sur glace

CHL : Les Dragons de Rouen abordent une nouvelle campagne sacrément épicée

Maxime Cazenave

Publié le

CHL : Les Dragons de Rouen abordent une nouvelle campagne sacrément épicée
Photo Icon Sport

CHL 2023-2024 – Ce jeudi, les Dragons de Rouen lancent leur campagne européenne en accueillant les Allemands d’Ingolstadt à l’Île Lacroix (20h). Désavantagé par le nouveau format de la compétition, le champion de France va devoir frapper fort pour tenter de limiter la casse.

Ce n’est pas un secret, les compétitions européennes des différents sports collectifs se resserrent toujours plus vers le haut, désavantageant de plus en plus les nations les moins fortes. La Champions Hockey League ne fait pas figure d’exception et a changé son format pour la mouture 2023-2024. Unique représentant en lice grâce à son titre de champion de France acquis au printemps dernier, Rouen s’avance donc dans la reine des compétitions européennes avec un véritable statut de petit poucet.

Une simple victoire en guise d’exploit

Quarts de finaliste surprises lors de leur dernière participation en 2021, les Dragons peuvent difficilement espérer rééditer cette performance. De 32 clubs, la compétition est passée à 24, et le traditionnel système de poules avec matchs aller-retours a été remplacé par un système plus nébuleux où le club français disputera six rencontres face à six adversaires différents, provenant tous des meilleurs championnats. Ainsi, après les Allemands d’Ingolstadt et les Finlandais de Lahti cette semaine, il faudra ferrailler avec les Suisses de Genève, les Suédois de Skelleftea, les Allemands de Manheim, et les Finlandais de Tampere. Bref, six rencontres lors desquelles les Tricolores partiront avec un statut bien clair de petit poucet.

Des gros remaniements dans les premiers blocs

La tâche est rendue encore plus ardue par le positionnement des rencontres. Avant même d’entamer sa saison de Ligue Magnus, le club rouennais aura enchaîné quatre de ses six rencontres de CHL. Après les réceptions d’Ingolstadt ce jeudi et de Lahti samedi, ils effectueront deux déplacements délicats à Skelleftea jeudi prochain, puis à Genève le samedi qui suit. Un calendrier dantesque pour une équipe qui a comme chaque année connu moult changements dans son effectif. Malgré tout, le staff a conservé de la stabilité avec toujours Fabrice Lhenry en tant que coach principal, tandis qu’une solide base JFL a été conservée. Que ce soit les joueurs d’expérience (Chakiachvili, Cantagallo, Lampérier, Bedin, Nesa) ou les jeunes (Perret, Hervé, Tommasino). En bonus, la défense pourra compter durant un mois sur le renfort du jeune international Jules Boscq, avant que ce dernier ne s’envole pour les États-Unis.

En revanche, la base étrangère a, elle, connu de multiples bouleversements, notamment en ce qui concerne les premières options, puisque seul Alexandre Mallet a étendu son bail. Ainsi, exit les Elorinne, Beauchemin, Tessier ou Boivin. Pour les remplacer, le club de Seine-Maritime a privilégié la filière d’Europe de l’Est en attirant les Slovaques Milan Kytnar et Marcel Hascak, l’expérimenté défenseur letton Kristaps Sotnieks, le Tchèque Antonin Honejsek ou encore le Danois Emil Kristensen. Malgré tout, la nouvelle arme offensive numéro une des Dragons sera bien Canadienne, puisque Francis Perron est attendu dans ce rôle après avoir été un joueur solide de première ligne en AHL, puis un artilleur régulier dans les relevés championnats suédois et suisse.

Un exploit à l’Île Lacroix ?

Sur le papier, l’effectif rouennais a donc fière allure pour de nouveau se tirer la bourre avec les Brûleurs de Loups de Grenoble en Ligue Magnus. En revanche, l’écart de niveau et financier qui sépare les Normands du gratin européen est beaucoup trop relevé pour qu’une qualification dans le Top 16 ne soit à l’ordre du jour. Les Rouennais le savent, le simple fait de décrocher une petite victoire sera synonyme de réussite. Avec l’appui du public de l’Île Lacroix, ils disposent donc de deux opportunités dès cette semaine. Mais que ce soit face à l’Ingolstadt de Charles Bertrand ou Lahti, il faudra réaliser le match parfait pour se donner ne serait-ce qu’une chance d’y croire.





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