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Champions Cup

En manque de réalisme, La Rochelle se fait crucifier à la dernière seconde au Leinster

Sébastien Gente

Publié le

En manque de réalisme, La Rochelle se fait crucifier à la dernière seconde au Leinster
Photo Icon Sport

CHAMPIONS CUP 2025/2026 – Globalement dominatrice, La Rochelle n’a pas assez concrétisé ses temps forts, et repart avec une défaite à la sirène du Leinster. 

Avec une victoire et une défaite, la campagne de La Rochelle en Champions Cup n’était pas nécessairement mal embarquée. Mais pour espérer un 8ème de finale à domicile, gagner les deux matchs restants était préférable. Le hic, c’est que pour cela, il fallait l’emporter sur le terrain d’une vieille connaissance, le Leinster, pour une nouvelle édition du grand classique européen des dernières années.

Les Rochelais asphyxiés puis réveillés

Un goût de revanche pour les deux équipes, ce qui est assez rare. Mais rapidement, le Leinster a montré les muscles. Une première action sur laquelle Joshua Kenny, trouvé en bout de ligne, était poussé de justesse en touche. Mais la deuxième était la bonne pour le jeune ailier, prompt à conclure le travail de sape de ses coéquipiers (4ème). Six minutes plus tard, il doublait la mise en ramassant un contre de Rieko Ioane sur un coup de pied rochelais. En moins de dix minutes, le match paraissait plié.

Après 10 minutes en apnée, les Rochelais se décidaient enfin à jouer, et sur leur première attaque, ils provoquaient le jaune de Tommy O’Brien et la blessure de Ciaran Frawley (13ème). De quoi rééquilibrer quelque peu les débats, mais la réalité chiffrée était cruelle : malgré une belle occasion sur pénaltouche, les Maritimes n’inscrivaient aucun point en supériorité numérique et perdaient Jules Favre sur blessure. Ce n’est qu’à 15 contre 15 qu’ils allaient enfin trouver la faille, sur une mêlée à 5 transformée en magnifique petit côté parfaitement conclu en coin par Davit Niniashvili (28ème).

Dès lors, les Maritimes prenaient le dessus, notamment physiquement. Le Leinster n’avait de cesse de se mettre à la faute, et Joe McCarthy payait les pots cassés d’un jaune (37ème). Mais malgré quelques munitions, les Rochelais ne parvenaient pas à exploiter leur momentum, et rentraient derrière à la pause (12-7).

Quelle cruelle défaite

On craignait que la chance de La Rochelle soit passée, mais les visiteurs revenaient sur la pelouse parés des meilleures intentions, et lançaient rapidement un mouvement d’envergure en balayant le terrain, qui échouait de par la faute d’une gourmandise d’Ihaia West (43ème). Le Leinster semblait au bord de la rupture, les occasions se multipliaient et on croyait à l’essai quand Niniashvili offrait un essai sur une remise à l’intérieur, mais Reda Wardi et Antoine Hastoy se gênaient au moment d’aplatir (47ème). Une fois encore, les Rochelais n’avaient inscrit aucun point en supériorité numérique.



Il fallait profiter de cette domination, alors Hastoy allait se résoudre à prendre les points au pied (55ème). Mais à force d’insister, de pilonner la ligne irlandaise, La Rochelle allait enfin parvenir à ses fins, après une énorme séance de pick’n’go, Tolu Latu décalait Ihaia West qui allait aplatir en coin (60ème). Devant de 5 points, les Maritimes allaient-ils réaliser l’exploit ?




Ils faisaient tout pour, continuaient d’agresser la défense irlandaise, mais encore une fois, le réalisme leur faisait défaut. Et fatalement, cela allait se payer en une seule attaque bien menée, qui permettait de trouver Josh van der Flier en position inhabituelle d’ailier. Le troisième ligne s’offrait une course de 40 mètres et ramenait les siens à égalité avec 12 minutes à jouer.

Malheureusement, il n’allait en falloir que trois à Robbie Henshaw pour trouver l’ouverture en bord de touche. Mais il n’y avait que 5 points de débours : La Rochelle pouvait encore gagner. Une dernière action, sur laquelle elle faisait reculer encore et encore un Leinster bien terne, et Ihaia West, décidément l’homme du jour, réussissait cette fois sa feinte de passe et allait à dame, et la transformation de Nolann Le Garrec remettait les siens devant (77ème). Fini ? Non, puisqu’il restait un ballon. Une dernière pénaltouche, une dernière faute rochelaise, une dernière pénalité, et Harry Byrne libérait tout un peuple à la sirène : défaite 25-24, La Rochelle a fait un grand match, mais il y avait la place pour bien plus qu’un bonus défensif…

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