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Athlétisme

Étienne Daguinos : « J’ai pris conscience que je pouvais me battre au plus haut niveau »

Etienne Goursaud

Publié le

Etienne Daguinos : "J'ai pris conscience que je pouvais me battre au plus haut niveau"
Photo Corentin Baudry

ATHLÉTISME – Entretien avec le fondeur Étienne Daguinos, qui a un temps détenu le record d’Europe du 10 km. Si ce record a été depuis battu, le Girondin a franchi un grand cap, en battant une marque de Jimmy Gressier et en se hissant dans le top français. Alors qu’il vise le 5 km et Lille et le 10 km de Bruxelles, il passe par la case championnats de France de cross ce dimanche. Étienne Daguinos se confie sur son changement de statut post record. Mais aussi sur la suite de sa saison estivale. Il s’est également livré sur son entraînement et les nouvelles méthodes qui révolutionnent le fond au niveau français et mondial.

Etienne Daguinos : « Mes entraîneurs sont confiants »

Tu as le 5 kilomètres de Lille dans le viseur, comment te sens-tu actuellement ?

Etienne Daguinos : « Physiquement, ça va, je suis sorti d’une petite maladie, qui a duré 24-48 heures (interview réalisée le mercredi 19 février, NLDR). Mais qui m’a bien séché et obligé de faire deux jours de coupure. Chose que j’avais déjà faite après les championnats de Nouvelle-Aquitaine de cross. Cela retarde un peu la préparation. Mais j’ai pu reprendre tranquillement et normalement cela devrait le faire. Je vais aller aux championnats de France de cross, pour faire monter la forme.

Les sensations vont vite revenir, ce n’est pas en 24 heures qu’on perd tout. Je me sens bien et j’ai hâte de voir dans une compétition où je serai à 100 %. C’est la première fois que je fais un aussi gros bloc de travail, avec de la fatigue durant l’entraînement. Forcément, il y a un peu de flou. Mes entraîneurs sont confiants et voient que j’ai encore passé des caps. Je leur fais confiance là-dessus et je me dis que je suis encore plus fort qu’à la fin de l’année 2024.

Étienne Daguinos : « Le titre de champion de France du cross long est à prendre au moins une fois dans sa vie »

Ces championnats de France de cross restent un objectif majeur ? À Limoges, tu as évoqué l’importance du titre en cross long.

Le titre, c’est quelque chose à prendre au moins une fois dans sa vie. Si je m’y aligne, ce sera pour jouer la gagne. Mais ce n’est pas un objectif majeur en soi. Mes objectifs sont plus lointains et sont d’abord sur la route. On a rajouté le cross pour le plaisir.

Ta préparation est axée sur la route ?

Oui. Hormis une sortie longue dans des côtes et Limoges, qui sont les deux « entorses » à ma prépa.

C’est compliqué d’adapter entre un effort linéaire sur route et un effort plus irrégulier sur le cross.

Ce n’est pas le même effort. J’ai déjà fait un semi ou un 10 km en même temps que le cross. Ce sont des efforts plus longs, même s’il y a les changements de rythme du cross et les efforts musculaires. On a axé toute la préparation hivernale sur le long. J’aurai le foncier pour les cross. On est en train de tester une nouveauté, en incorporant des séances plus lactiques. Voir ce que donne ce mélange. Je n’oublie pas que l’objectif final reste Bruxelles.

Étienne Daguinos : « Quand j’arrive sur une course, c’est pour tenter d’être le meilleur français »

Tu as changé de statut, avec ce record d’Europe, certes battu depuis. Ça change quelque chose pour toi ?

Franchement cela change beaucoup de choses, notamment mentalement. J’ai pris conscience que je pouvais me battre au plus haut niveau européen, dans un premier temps. Cela m’a permis, dans ma tête, de confirmer mes objectifs et mes ambitions. Même si je vois d’autres personnes performer, je me dis que je peux être à ce niveau-là. Aller vite sur la piste, vite sur la route. Cela a fait un déblocage. Même si cela amène une petite pression. Je n’ai pas recouru en compétition majeure et j’ai hâte de voir.

Tu te dis qu’il faut confirmer sur la première compétition. Et c’est là qu’il faut être fort mentalement, car tu n’as pas besoin de confirmer. Je vaux ça, donc il faut continuer et montrer que j’ai progressé. Cela me motive à avoir de nouveaux challenges. Si je fais un 10 km, ce sera pour faire moins de 27 minutes. Ce n’était pas forcément un palier que je m’étais fixé dès cette année. Cela a changé mes objectifs tout en créant des déblocages dans ma tête.





Etienne Daguinos lors de la tempo run league de Bordeaux

Etienne Daguinos lors de la tempo run league de Bordeaux – Photo Corentin Baudry

Il y a une grosse génération française en fond et demi fond. Malgré tes progrès, tu étais dans l’ombre de certains athlètes. Cette fois-ci, c’était toi le numéro 1.

D’être le numéro 1, cela crée ce déblocage, dans le sens où il y a Jimmy Gressier et les autres. Des athlètes qui étaient une marche au-dessus. Je me dis désormais que je n’ai plus à rougir devant eux, même s’ils font des trucs encore énormes cet hiver. Bon, je n’ai pas la prétention de dire que je vaux 12:54 en salle sur 5000 m. Par contre, je sais que si je m’aligne sur un 5000 m, c’est pour avoir l’ambition d’aller vite et faire moins de 13 minutes. J’aurais pu avoir peur, me dire qu’il est un cran au-dessus. Maintenant, quand j’arrive sur une course, c’est pour tenter d’être le meilleur Français, au moins me battre avec les meilleurs. Cela change beaucoup de choses. J’ai plus d’ambitions.

Étienne Daguinos : « Cela me fait bizarre ce nouveau statut »

As-tu mis du temps pour digérer ce chrono et tout ce qu’il y a eu autour ?

J’avoue avoir pris une semaine de coupure directement. Pour les sollicitations qui ont été très fatigantes. Notamment mentalement et nerveusement. Je n’arrivais pas à me rendre compte du chrono que je venais de sortir.

C’était attendu ce record d’Europe ?

Non. On s’attendait dans un grand jour à un 27:15, mais pas à ce record. C’est aussi cela qui a rajouté au fait que je ne me rendais pas compte de cela.

D’autant que tu le prends à Jimmy Gressier…

J’ai eu du mal à me dire 27:04. Mais je me suis fait à ces sollicitations. J’ai remis les pieds en compétition à Limoges. C’est une autre approche, il y a des moments de partage, avec le public. C’est la première fois que je signais autant d’autographes. J’avais dit à mes coachs que j’avais hâte de recourir en compétition, pour voir s’il y avait quelque chose de nouveau. La réponse est oui (rires). C’est quelque chose qui me plait, si je peux faire plaisir à des gens, cela me fait plaisir.

J’en rigole avec mes amis et ma coach, cela fait bizarre de se dire que des gens viennent vers nous, pour demander une photo et un autographe. Cela me surprend tout le temps. C’est là où ce statut, j’ai encore du mal à m’en rendre compte. Notamment sur le changement. Mais ce n’est pas négatif et je reste comme je suis. En continuant de m’entraîner.

Étienne Daguinos : « J’ai fait un choix de ne pas faire de salle, il faut l’assumer »

Il y a eu les JO en France, qui ont peut-être amené un engouement autour du sport et des Français ?

Je ne sais pas. Je sais que beaucoup m’ont dit que c’était dommage que je ne sois pas allé aux Jeux. Et qui étaient limite déçus pour moi. Pour l’engouement, je ne sais pas. Il ne faut pas oublier qu’à Limoges, on est dans un cadre athlé, avec un public majoritairement d’athlètes, qui ont suivi mon évolution pour certains et qui me voient en cross depuis longtemps. Et qui me disent que ça leur fait plaisir de me voir à ce niveau-là.

On a vu pas mal de Français performer sur 3000 m et 5000 m, est-ce qu’il n’y a pas une pointe de regrets de ne pas avoir fait une sortie en salle ?

Non, car on voulait tester une prépa et un gros bloc d’entraînement. Mais quand on est à la maison et qu’on voit les autres avec des perfs énormes. On parle de Jimmy, mais il y a eu Romain Legendre de mon club, qui a été énorme sur 3000 m et 5000 m. Yann Schrub. Bref, il y a des performances énormes de concurrents directs. Je ne pourrais même pas citer tout le monde. C’est vrai que c’est dur quand toi, tu es à l’entraînement avec des jours bien et d’autres moins bien, tu en « chies ».

Et tu vois les performances. Ce n’est pas toujours facile, mais cela fait partie du jeu. Être capable de se concentrer sur soi. Je suis content pour tout le monde. Cela se trouve, eux étaient à ma place lors de mon 10 km. C’est ce qu’il faut se dire. J’ai fait un choix de ne pas faire de saison en salle et il faut l’assumer. On ne sait même pas si la salle va servir à quelque chose, si la Fédération va prendre en compte les minima faits sur 5000 m.

Etienne Daguinos : « On progresse, mais la marche du niveau mondial monte aussi »

Il y a des informations contradictoires effectivement

Cela parle du mois d’avril en ouverture, d’autres infos disent que non. J’ai hâte de faire de la compétition.

Depuis deux ou trois ans, tu fais partie des acteurs du demi-fond et fond français. Pour toi, est-ce que les Français sont en train de rattraper leur retard sur les meilleurs mondiaux ? Voir un Français se bagarrer pour une médaille, c’est possible ?

J’aurais aimé te dire oui. Mais le semi-marathon m’a mis un coup (rires) (il évoque le record du monde de Jacob Kiplimo).

C’est vrai qu’en 58 minutes, tu es loin…

Je me remets sur mon semi-marathon, pour moi, ma performance était énorme (59:46). Tout le monde me disait que c’était une grosse performance. Et j’avais déjà pris 2:15 par le vainqueur. Et là, je prends quasiment une minute de plus. Nous, les Français, on a progressé, mais la marche se creuse. Regarde Jimmy Gressier. Il fait 7:30 au 3000 m. C’est une performance, il y a quelque temps, c’était top 8 au niveau mondial. Et dans la course de Jimmy, ils sont deux à faire le record du monde. On progresse, mais la marche monte et on se retrouve à la même distance.

Cela peut devenir une frustration ?

Je me concentre sur moi-même et j’ai envie de donner ce que j’ai de mieux. Si je me fais battre par meilleur, c’est ok et je repars à l’entraînement. Mais avec le sentiment d’avoir tout donné. Je préfère ça que me faire battre en n’ayant pas tout donné. À moi d’essayer de continuer de progresser et optimiser l’entraînement. Mais je ne m’entraîne pas en me disant « je veux un untel ».

Etienne Daguinos : « L’idée serait de faire les minima assez rapidement »

As-tu déjà planifié toute ta saison estivale ?

Pour le moment, ma saison « s’arrête » au 10 km de Bruxelles. Je n’ai pas encore calé la piste et je pense ne faire ma rentrée sur piste qu’aux interclubs. Pour une première séance spé. Avant de faire un 5000 fin mai ou début juin.

C’est une saison qui se finit tard, mais qui laisse du temps pour se préparer, contrairement à 2024.

Cela me laisse le temps de faire ce bloc sur route, avec les championnats d’Europe sur route qui seront une découverte. L’idée, tout de même, sera de faire les minima pour les championnats du monde le plus rapidement possible. Avant de repasser sur du 1500 m et travailler la vitesse. Mais cela laisse du temps, avec les Élites au mois d’aout. Il ne faudra pas se tromper sur les pics de forme. Et être prêt aux France. Car je ne serais pas sûr d’être pris si je fais les minima. Il suffit que quatre athlètes ou plus les fassent.

La probabilité est assez forte

Exactement.

Etienne Daguinos : « Je me prépare pour performer aux Mondiaux »

C’est une motivation de voir les Français performer ?

Clairement. Je me dis qu’il ne faut pas juste faire les minima, mais faire plus. Il ne faut pas se satisfaire de cela, même si, attention, courir 13 minutes sur 5000 m, c’est déjà un truc de fou et Top 3 de tous les temps, au niveau français. Mais pour espérer aller en grand championnat, il faut faire. Je pense que c’est cela qui va nous tirer vers le haut. Si on veut s’approcher des médailles internationales, cela va passer par de la densité au niveau français. Pour éviter de se reposer sur ses acquis, être bon dans des championnats de France. Dans des configurations de course tactique.

C’est plus dur de se qualifier aux Mondiaux que d’y performer ?

(Il réfléchit) Non quand même pas. Pas sur le demi-fond en tout cas. Il n’y a que trois athlètes qui aient fait les minima pour les Jeux sur 5000 m. Tant qu’on n’est pas cinq à le faire, on n’est pas au stade de la perche ou des haies.

Cette sélection sur piste, c’est un peu la dernière qui te manque en A. C’est un rêve ou un but pour toi ?

Ce n’est plus un rêve, dans le sens où j’ai passé les paliers. Il faut « juste » concrétiser mes progrès et les valider pour ce grand championnat. J’essaye de me détacher de cette pression. C’est la dernière sélection qui me manque, dans un grand championnat sénior. J’ai eu des années compliquées en juniors sur la piste, avant de mieux revenir. J’ai eu de la malchance sur les pépins physiques, la météo. Je n’ai pas eu les conditions adéquates pour tenter les minima. C’est une pression que je me rajoute, c’est un objectif et un passage. Car si je suis sélectionné, ce ne serait pas une fin en soi. J’y vais pour performer et je me prépare pour y performer. Si je n’y vais pas, ce sera comme cela.

Etienne Daguinos : « Les lactates sont un indicateur pour éviter un seuil de souffrance »

Tu as franchi un cap il y a deux ans. As-tu changé de méthode d’entraînement dernièrement ?

J’ai changé de méthode il y a deux ans justement. Mais j’ai passé un cap et changé depuis l’été dernier. On utilise beaucoup plus la prise de lactates, on l’utilisait avant, mais on l’a davantage contrôlé. J’ai intégré le double seuil, mais pas que.

Qu’est-ce que tu appelles le double seuil ?

Seuil le matin, une séance au « S1 », une intensité autour de deux de taux de lactate, assez facile. Et le soir, au S2, autour de 3 et 4 de lactate selon les personnes. Cela fait un gros volume, avec des journées à 30-34 km. Pour d’autres, cela peut monter à 40 km. Cela dépend de la personne. Je ne fais pas que cela, cela entre dans une première partie de préparation. Je peux couper avec ça, reprendre quelque chose de plus classique.

Etienne Daguinos sur le 800 m du meeting de Pessac - Photo Corentin Baudry

Etienne Daguinos sur le 800 m du meeting de Pessac – Photo Corentin Baudry

Tu n’es pas tout le temps dans le contrôle.

J’essaie de plus en plus contrôler et éviter d’être à 200 % sur une séance.

Qu’est-ce que cela t’apporte d’avoir ces données en fin de séance ?

C’est un indicateur pour éviter de passer un cap de souffrance. Cela permet de meiux enchaîner les semaines, mieux assimiler les kilomètres et les entraînements. Et m’a permis de mieux gérer mes pics de forme et mes états de fatigue qui peuvent en découler. Cela permet de voir l’état de forme général. Je sais où est mon S2. Et s’il est mieux, je sais que je suis plus en forme. S’il est moins bien, je sais que je dois baisser de pied ou que je suis un peu fatigué.

Tu te rends compte de choses dont tu ne te serais pas rendu compte en temps normal ?

Cela m’est arrivé d’avoir des mauvaises sensations à l’entraînement et de voir que les lactates étaient super bien. Récemment, j’ai eu le cas de figure inverse (rires). Je pensais que je n’étais pas trop mal, et le taux de lactate est assez haut. Ceci dit, il faut être capable de s’écouter et prendre en compte les deux paramètres. Si on se sent facile, trouver le juste milieu. Mais j’avoue que cela m’a fait du bien mentalement de ne plus toujours être au carton sur chaque séance. Mentalement, quand tu fais de grosses séances, avec des lactates intéressants, tu arrives en confiance avant une compétition. Avant le semi de Valence, j’avais un taux de lactate qui était bon pour moi, dans cette configuration. J’étais satisfait de mon stage en altitude.

Etienne Daguinos : « L’optimisation de la performance est importante »

Comment as-tu découvert ces méthodes d’entraînement ?

Les réseaux sociaux. Les performances de Jakob Ingebrigtsen ont forcément fait parler. C’est sorti via des articles sur lui, je ne sais pas si c’est le pionnier, mais il est tellement connu et ses performances sont tellement énormes que c’est sorti grâce à lui. J’ai vu que beaucoup s’y mettaient au niveau international et progressaient. Cela m’a intéressé et j’aime bien casser la monotonie de l’entraînement. On n’a pas voulu tester ça à un an des JO. Par contre, on s’y est mis, avec ma coach, après. Ce sont des méthodes qui sont adaptées à chacun et on ne fait pas tout le temps cela.

C’est important de ne pas tomber dans le piège du tout chiffré.

Et de rester dans du personnalisé. Ce n’est pas parce qu’untel fait ça, fait tant de kilomètres, qu’il faut faire exactement pareil. Je trouve intéressant de discuter avec des coachs, voir ce que les autres font. Mais je ne vais pas tout prendre à la lettre.

C’est aussi ce qui explique les progrès actuellement, après ceux liés aux chaussures ?

Le double seuil est une des méthodes mises en place par tous ceux qui progressent actuellement. L’entraînement plus contrôlé et moins compétition est un truc important. L’optimisation de la performance est importante, avec des choses comme le bicarbonate. Des choses qui arrivent. J’ai testé une fois sur un 5000 m, je n’ai pas vu un effet immédiat. J’ai aussi testé sur un 800 m et là, j’ai été très surpris. Soit, j’étais bien ce jour-là et c’est toujours le truc avec ça. Mais il ne faut pas se leurrer. On voit l’explosion du niveau sur 800 et 1500 m, avec des optimisations comme celle-là qui rentrent en jeu. Et d’autres choses dont je serais incapable d’évoquer. Je ne suis pas assez poussé là-dedans.

On avait du retard en France ?

Oui sans doute. Et il n’y a pas que sur le bicarbonate, mais aussi sur les méthodes d’entraînement. Il y a débat sur le bicarbonate, sur le fait que ce soit une conduite dopante. Dans des pays comme les États-Unis ou la Norvège, ils sont plus avancés que nous. Il faudrait aussi voir ce qu’il se fait dans le cyclisme où le bicarbonate est répandu. C’est autorisé et à partir du moment où c’est autorisé, oui, c’est bizarre et je peux comprendre qu’on dise que ce soit une conduite dopante.

Mais cela reste une pratique autorisée, et malheureusement, il faut passer par là si les autres le font. Ce n’est pas non plus comme la ventoline où c’est autorisé sous AUT et sous une certaine dose. Là, on est dans une optimisation, mais en allant au maximum de la dose, alors que s’ils dépassent, cela devient dopant. Pour le coup, prendre de la ventoline, on est dans une pratique dopante.

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