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Euro féminin de handball 2024 : La Norvège, toujours autant favorite ?

Etienne Goursaud

Publié le

Euro Handball (F) : La Norvège, toujours autant favorite ?
Photo Icon Sport

EURO HANDBALL 2024 – Double tenante du titre et championne olympique, la Norvège aborde la compétition dans le costume de favorite. Mais peut-être un peu moins que certaines années. Encore que les Norvégiennes arrivent en Suisse, Autriche et Hongrie, avec une très grosse armada.

La Norvège, reine de l’Euro de handball

Si la Norvège possède un des plus grands palmarès du handball féminin, c’est l’Euro qui lui réussit le mieux. Depuis 1998 inclus, ce sont neuf titres gagnés par les Norvégiennes, sur les treize dernières éditions disputées. Une hégémonie exceptionnelle, qu’aucune nation, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, n’a réussi à faire. Pas même les Bleus de Claude Onesta. Et elles sont actuellement doubles tenantes du titre de la compétition.

Des Norvégiennes, qui se sont fait une spécialité de barrer la route des Bleues. En 2020, lors d’une finale très tendue, où la France a failli renverser des Norvégiennes tendues, avant de s’incliner de deux buts (22-20). En 2022, lors d’une demi-finale dans laquelle la France a été écœurée par le jeu des Norvégiennes et par sa défense monumentale. Une petite claque 28-20, avant de renverser le Danemark en finale, au terme d’un match longtemps mal embarqué, où les Norvégiennes étaient menées de quatre buts à quinze minutes du terme. Et portées par une fantastique Nora Mork, qui a inscrit huit buts en neuf tentatives. Preuve du niveau de la Norvège au plus haut niveau, elles n’ont manqué qu’une finale depuis 2020 inclus. Celle des JO 2020.

Faire sans Nora Mork et Stine Oftedal

Petit hic pour la Norvège, elle va devoir faire sans Nora Mork. La star norvégienne, qui peut prétendre légitimement au titre officieux de meilleure joueuse de tous les temps, a décidé de couper avec le handball, pour une durée indéterminée, enceinte. La Norvège doit faire sans sa quintuple championne d’Europe, précise sur les jets de 7 mètres, capable de prendre un shoot inouï quand il le faut, ou de donner le bon ballon à sa coéquipière. On parle là de la meilleure buteuse des JO 2016 et 2020, mais aussi du dernier championnat d’Europe, du Mondial 2017 ou encore de la multiple meilleure arrière droite, dans des grandes compétitions.

La Norvège perd aussi une deuxième joueuse emblématique, en la personne de Stine Oftedal, qui a arrêté après les JO. La demi-centre n’était peut-être pas la meilleure marqueuse de son équipe (encore que, elle marque cinq buts en finale des JO). Mais elle était LE cerveau et l’organisatrice en chef de son équipe. Distributrice hors pair et capable de réguler le tempo de son équipe et capable presque à elle seule, de dynamiser le jeu d’une équipe, qui a souvent su étouffer son adversaire par son rythme.

La Norvège possède encore des armes

Même sans Nora Mork et Stine Oftedal, la Norvège arrive en Suisse, Autriche et Hongrie, pour défendre sa double couronne et avec des armes très bien affutées. Et comment ne pas citer Henny Reistad. L’héroïne de la dernière demi-finale des championnats du monde (15 des 29 buts de la Norvège contre le Danemark) est en grande forme en ce début de saison. Elle survole le classement des buteuses en Ligue des Champions. Avec 76 buts en huit matchs disputés. Et 17 buts d’avance sur sa dauphine. Tireuse de loin, mais aussi tireuse de pénaltys, l’arrière de 25 ans est arrivée à maturité dans son jeu. Et a porté son club d’Esbjerg dès le premier match de la compétition, malgré la défaite inaugurale (28-26). Avec un 15/17, comme en demi-finale du Mondial. Et surtout, 15 des 26 buts de son équipe.

La Norvège peut aussi compter sur son duo de gardiennes. L’inoxydable Katrine Lunde (44 ans) et Silje Solberg, qui est un des duos les plus performants en ce début de saison, en Ligue des Champions. 35,51 % d’arrêts pour la première citée et 33,7 % d’arrêts pour la seconde citée. Mais la Norvège, c’est aussi un jeu au pivot qui a fait exploser plus d’une défense. Avec la puissance et la précision de Kari Brattset, auteure d’un 6/6 en finale des JO, contre les Bleues. Et le jeu à l’aile a parfois su montrer son efficacité. Reste à savoir comment le remplacement de Stine Oftedal, sera géré par les Norvégiennes.





Et les joueuses norvégiennes pourraient être désireuses d’offrir un dernier et onzième titre international à son sélectionneur Thorir Hergeirsson, qui quittera son poste, à l’issue de cet Euro, après 15 ans de bons et loyaux services.

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