Football : Qui d’autre que Zinédine Zidane pour remplacer Didier Deschamps ?
FOOTBALL – Si Zinédine Zidane reste favori pour succéder à Didier Deschamps en 2026, on fait le point sur ceux qui peuvent remplacer le sélectionneur actuel.
Depuis le titre de champion du monde décroché en 2018, Didier Deschamps n’a cessé d’être remis en question, par le public comme par les médias. L’élimination en huitièmes de finale de l’Euro 2021 face à la Suisse a semé le doute sur la légitimité du sélectionneur tricolore. Depuis, les résultats des Bleus ont alterné entre éclats et désillusions.
Finaliste malheureux de la Coupe du monde 2022, Deschamps a annoncé qu’il quitterait son poste après le Mondial 2026, bouclant un mandat record de 14 ans à la tête de l’équipe de France.

Zinédine Zidane, le candidat naturel des Bleus
Depuis que la position de Didier Deschamps s’est fragilisée, un nom revient systématiquement : celui de Zinédine Zidane. L’ancien capitaine des Bleus, triple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, reste le favori du public et de nombreux observateurs pour lui succéder. Beaucoup espéraient déjà son arrivée après l’Euro 2024.
Son palmarès en club parle pour lui : trois Ligues des champions consécutives (2016-2018), un titre de champion d’Espagne et une Supercoupe d’Espagne. Une performance inédite depuis le Bayern Munich (1974-1976). Avec sa stature et son autorité naturelle, Zidane coche toutes les cases du sélectionneur idéal.

Un duel Deschamps–Zidane symbolique
Les deux anciens coéquipiers se sont retrouvés le 30 octobre lors d’un match de gala avec les champions du monde 1998. Un clin d’œil du destin, presque en forme de passation symbolique. Zidane ne cache plus son ambition d’entraîner les Bleus, comme il l’a confirmé dans une interview accordée à Gianluca Di Marzio.
Je reviendrai certainement entraîner. Plus tard, je ne sais pas où, mais un de mes objectifs est d’entraîner l’équipe de France. On verra bien.
Son aura, comparable à celle d’un Carlo Ancelotti ou d’un José Mourinho, pourrait peser dans un vestiaire tricolore plein de stars, à commencer par Kylian Mbappé. Si son absence des bancs depuis 2021 pose question, le précédent de Michel Platini – devenu sélectionneur un an seulement après sa retraite – montre que le manque d’expérience n’est pas forcément rédhibitoire.
Et si ce n’était pas Zidane ?
En cas de refus de Zidane ou d’opposition de la FFF, la question d’une alternative se pose. Pourquoi pas un sélectionneur étranger ? La France n’en a connu qu’un seul dans son histoire, Stefan Kovacs (1973-1975). Sans grand succès. Mais dans un football mondialisé, rompre avec la tradition pourrait être une option.
Une pénurie d’entraîneurs français d’envergure
Le vivier tricolore est limité. Deschamps reste le dernier entraîneur français à avoir brillé durablement en club et en sélection. Laurent Blanc, champion de France avec le PSG, n’a pas confirmé à Lyon avant son départ en 2023. Derrière eux, la relève est prometteuse, mais encore jeune : Pierre Sage à Lyon ou Régis Le Bris à Sunderland incarnent cette nouvelle génération, mais manquent encore de vécu international.
Des exemples étrangers inspirants
Plusieurs nations ont connu le succès avec un sélectionneur étranger. Le Portugal de Luiz Felipe Scolari (2004-2006), la Grèce d’Otto Rehhagel (championne d’Europe 2004) ou la Corée du Sud de Guus Hiddink (demi-finaliste en 2002). Plus récemment, la Belgique de Robert Martínez a atteint le dernier carré du Mondial 2018. L’Angleterre, elle, a souvent opté pour des entraîneurs étrangers – de Sven-Göran Eriksson à Fabio Capello – et depuis peu, Thomas Tuchel.
Des profils libres sur le marché
Parmi les techniciens disponibles, Joachim Löw, champion du monde 2014 avec l’Allemagne, figure en tête de liste. Meneur d’hommes reconnu et habitué à la gestion des grands rendez-vous, il incarne un profil à la fois fort et expérimenté. Autre option : Thiago Motta, libre depuis son départ de la Juventus, dont la maîtrise du français et la connaissance du football hexagonal pourraient séduire. Le site Transfermarkt recense d’ailleurs de nombreux entraîneurs libres… la FFF y a sans doute déjà jeté un œil.


