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Hockey Mondial D1A 2022 : Les Bleues en quête d’or à Angers

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Hockey Mondial D1A 2022 Les Bleues en quête d’or à Angers
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Hockey Mondial D1A 2022 – Si le Mondial D1A a déjà débuté à l’IceParc d’Angers ce dimanche, l’équipe de France effectue elle son entrée en lice ce lundi soir (19h30), face à la Slovaquie. Dans l’attente de disputer « leur » Mondial depuis trois ans, les Bleues sont déterminées à décrocher l’or pour de nouveau accéder à l’élite, tout en offrant une sortie royale aux cadres historiques qui prennent leur retraite à l’issue de la semaine.

Depuis de longues années, les filles attendaient cet évènement avec une impatience débordante. En raison du Covid et des décisions litigieuses de l’IIHF de tout simplement annuler l’intégralité des compétitions féminines, les championnats du monde sont en stand-by depuis… 2019. Mais en cette fin de mois d’avril 2022, les Bleues vont enfin pouvoir en découdre ! Ce lundi, l’équipe de France féminine dispute le premier match de son Mondial D1A à domicile, dans l’enceinte de l’IceParc à Angers. Arrivées dans le Maine-et-Loire en fin de semaine, les filles de Grégory Tarlé s’apprêtent à affronter la Slovaquie (19h30).

Un statut de favori à affirmer

Toutefois, ce Mondial a une nouvelle fois été modifié à la dernière minute, en raison des sanctions infligées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine. Comme les Russes ont été retirées, la Suède en a profité pour réintégrer l’élite, malgré sa relégation en 2019. Ce qui fait qu’il n’y a donc plus que cinq équipes en compétition, contre six à la base. Ainsi, seule l’équipe placée en tête de la poule à l’issue de la compétition sera promue en division élite. Les Bleues n’auront donc pas l’occasion de prendre leur revanche sur les Scandinaves, qui leur avaient barré la route des Jeux Olympiques durant le TQO de Lulea. En conséquence, Grégory Tarlé et ses filles en sont conscients : il n’y a pas le droit à l’erreur.

La transition est en marche

L’équipe de France aborde ce tournoi avec le statut de favorite, renforcé par le fait de jouer à domicile dans les très belles infrastructures de l’IceParc. Il faut également prendre en compte le fait que ce Mondial à domicile va être le dernier de nombreuses cadres, incontournables depuis plus de dix ans. On pense notamment à l’excellente Caroline Baldin, récemment élue meilleure gardienne du championnat de Suisse, ou encore à Morgane Rihet. Sans oublier les trentenaires comme Marion Allemoz ou Lore Baudrit qui s’approchent également de la fin.

Un état d’esprit particulier règne dans ce groupe en pleine transition. Les cadres veulent finir sur une bonne note, et les plus jeunes souhaitent leur offrir une sortie adéquate, comme nous le confiait Clara Rozier il y a peu : « Évidemment, on sait que ce sera le dernier Mondial de certaines joueuses qui ont été des modèles et des piliers de cette équipe, depuis longtemps ».

Lors du dernier TQO, la génération intermédiaire, symbolisée par cette même Clara Rozier ou encore Chloé Aurard avait pris ses responsabilités en étant déterminante dans un tournoi globalement réussi, malgré l’échec de la qualification. Cela avait été également l’occasion de découvrir la nouvelle vague avec Jade Barbirati. A 18 ans, cette dernière va déjà disputer sa deuxième compétition majeure sous le maillot bleu, mais elle ne sera pas la benjamine cette fois puisque Manon Le Scodan a également intégré le groupe. Cadre indispensable depuis une décennie, Emmanuelle Passard a fait les frais de cette cure de jouvence alors qu’elle vient de réaliser une saison très solide en Finlande.

Une adversité homogène à ne pas sous-estimer

Toutefois, la mission ne s’annonce pas aisée puisque la poule s’annonce extrêmement dense. N’importe quelle équipe peut être dangereuse, et est capable de battre l’autre, que ce soit la Slovaquie, la Norvège ou l’Autriche. Censés être un cran en-dessous, les Pays-Bas ont déjà montré qu’ils n’étaient pas non plus arrivés pour leur première fois de leur histoire à ce niveau par hasard. Après une prestation honorable face aux Bleues en amical la semaine dernière (2-4), les Néerlandaises ont déjà frappé fort lors de la première journée disputée ce dimanche. Portées par une jeune gardienne de 19 ans (Eline Gabriele) incandescente, elles ont tenu en échec l’Autriche durant 65 minutes, avant de s’incliner aux tirs aux buts.

Cela donne donc déjà une petite idée des quatre batailles que devront mener les Tricolores pour atteindre leur objectif, et confirmer la belle dynamique mise en place depuis le retour des compétitions internationales l’année dernière. Et puis, si les hommes parviennent à réussir l’exploit de se maintenir à Helsinki en mai prochain, la France peut espérer retrouver les deux équipes senior dans les Mondiaux élite 2023. Ce serait alors une première historique, et un bond en avant non négligeable pour le hockey sur glace français. Mais avant d’en arriver là, il va falloir charbonner sur le glaçon ! Rassurez-vous, avec ce groupe de filles déterminées et talentueuses, les rêves les plus fous sont permis.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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