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Hockey Mondial Élite 2022 : Les Bleus passent tout près d’accrocher l’Allemagne

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Hockey Mondial Élite 2022 Les Bleus passent tout près d'accrocher l'Allemagne
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HOCKEY MONDIAL ÉLITE 2022 – L’Équipe de France avait à cœur de prouver qu’elle a sa place dans le groupe Élite, et c’est ce qu’elle fait avec brio. 24h après avoir battu le Kazakhstan, les troupes de Philippe Bozon ont tenu en échec l’Allemagne pendant deux tiers, avant de craquer physiquement dans la dernière période. Malgré deux buts d’Alexandre Texier et Hugo Gallet, les Tricolores s’inclinent 3-2 en étant à deux doigts de prendre un point inespéré. 

Au lendemain du précieux succès acquis face au Kazakhstan dans la lutte pour le maintien, l’équipe de France était de nouveau en action ce lundi, dans la patinoire de Helsinki. Face aux hommes de Philippe Bozon, se profilait un tout autre adversaire : l’Allemagne. Composée de nombreux joueurs évoluant au sein du relevé championnat local, et renforcée par la présence des NHLers, Tim Stutzle et Moritz Seider, l’équipe du voisin germanique représentait une véritable montagne. Pour cette rencontre, le staff tricolore a ainsi décidé d’accorder du répit à Henri-Corentin Buysse devant le filet en titularisant Sébastien Ylönen. Fabien Colotti et Enzo Guebey effectuaient également leur entrée dans l’alignement.

Les Allemands profitent des erreurs tricolores

Les Bleus font preuve d’envie dans les premières minutes. Un peu trop même puisque Jordann Perret est pénalisé au bout de seulement 90 secondes. Cela offre une première opportunité aux Allemands en supériorité, et ces derniers en profitent immédiatement. Le quatuor tricolore oublie totalement Daniel Fischbuch, qui fusille Sébastien Ylönen sans aucune pression (0-1, 2e). Toutefois, les Bleus poursuivent leur effort et mettent à la faute leur adversaire grâce à un forecheck agressif, qui va chercher une pénalité. Pas les plus à l’aise dans cette situations, les tricolores peinent à s’installer en zone offensive, et passent à deux doigts de se faire punir par Stefen Lobl sur un revirement en zone neutre. Seul un exploit d’Alexandre Texier offre une situation chaude sortie par la défensive allemande.

Au fil des minutes, les Bleus commencent à se recroqueviller dans leur zone défensive, étouffés par la vitesse adverse. Malgré tout, la défense reste fidèle à elle-même en se montrant solide dans le slot. Les Allemands vont alors de nouveau offrir un powerplay aux Bleus, et perdent simultanément Tim Stutzle, solidement mis en échec par Thomas Thiry. Cette fois-ci, les tricolores réussissent à s’installer, et à trouver la faille. Bien servi par Tim Bozon sur son aile droite, Alexandre Texier déclenche une frappe en première intention qui termine sa course dans la lucarne opposée (1-1, 15e) ! Malheureusement, la joie est de courte durée puisqu’Alexander Ehl dévie avec réussite un lancer anodin de Dominik Bittner pour tromper Ylönen peu de temps après (1-2, 18e). Sans réussir à véritablement mettre à mal la défense française, l’Allemagne fait preuve d’une efficacité létale pour reprendre rapidement les devants avant la première pause.

Les Bleus font le dos rond avant de recoller à nouveau

Au retour des vestiaires, Sébastien Ylönen sort un arrêt monumental sur la ligne afin d’empêcher un break rapide. Cela est annonciateur d’une pression énorme imposée par des Allemands, clairement déterminés à passer la vitesse supérieure. Le gardien de Cergy-Pontoise va avoir l’occasion de s’illustrer en repoussant maintes tentatives pour suppléer une défense en difficulté. En manque de solutions, les tricolores laissent passer l’orage mais ne parviennent plus à mettre de pression en zone offensive, le forecheck étant moins efficace. Ils tentent ainsi d’augmenter l’intensité physique à l’image de plusieurs mises en échec appuyées. Les Allemands vont alors de nouveau faire preuve d’indiscipline à mi-match, mais la supériorité numérique tricolore manque de tranchant pour profiter de l’aubaine. Finalement, c’est sur une action rapide que les Bleus vont de nouveau égaliser grâce à Hugo Gallet, à la déviation sur une passe de Charles Bertrand (2-2, 32e) !

Après dix minutes en apnée, les hommes de Philippe Bozon font preuve d’une belle efficacité, et reprennent le momentum de la partie. Les bonnes séquences s’enchaînent, et les duels virent en leur faveur. Plutôt déficitaires dans ce domaine, les tricolores sont dominateurs sur les mises en jeu, perturbant ainsi l’installation allemande. Même s’ils concèdent une pénalité en fin de période, ils se montrent totalement hermétiques pour bloquer totalement le powerplay adverse. Kévin Bozon gratte notamment de précieuses secondes, et à vingt minutes de la fin de la rencontre, tout reste possible. Un scénario qui n’était pas la plus grosse cote au coup d’envoi.

Les Bleus manquent de jus en fin de match

En début de troisième tiers, c’est Charles Bertrand qui se procure la première occasion, et permet au bloc français de s’installer en attaque. Mais comme durant la période précédente, l’Allemagne exerce une pression de tous les instants pour reprendre les devants. Cependant cette dernière reste cantonnée à l’extérieur du slot par la défense parfaite des tricolores. Toutefois, il ne faut pas laisser de miettes à des équipes de ce calibre. Les Bleus en font l’amère expérience. Suite à un duel perdu dans la bande en zone neutre, Marc Michaelis et Marcel Noebels font la différence pour offrir un caviar à Leo Pfoerdel (2-3, 46e). Le temps fort allemand se prolonge au-delà de ce but, et les lancers continuent à pleuvoir devant Sébastien Ylönen. Une première opportunité de plier le match est repoussée par le penalty killing français, mais la fatigue commence à se faire ressentir.

Les jeux offensifs se font de plus en plus rares alors que l’Allemagne rentre progressivement dans la gestion en tentant de piquer rapidement sur les revirements, à l’image d’une échappée de Samuel Soramies. Philippe Bozon modifie alors ses lignes pour les ultimes minutes en replaçant Alexandre Texier sur le premier bloc. Mais c’est la quatrième ligne qui va enclencher la révolte suite à un gros boulot de Dylan Fabre pour offrir à Nicolas Ritz une véritable occasion. Ce sera malheureusement une petite étincelle qui ne prit jamais feu, éteinte dans les dernières minutes par l’expérience de la 9e nation au ranking IIHF.

En faisant sortir Ylönen, quelques lancers à la bleue mettent la pression devant le filet dans les dernières secondes, mais les Allemands restent solides pour l’emporter sur le score de 3-2. Leur deuxième victoire du tournoi après celle acquise face à la Slovaquie. De leur côté, les Bleus restent à 3 points au compteur, ce qui leur permet d’avoir une belle marge sur l’Italie et le Kazakhstan, toujours bloqués à zéro. Dès mercredi, les Français seront de retour sur la glace afin d’y disputer un match crucial pour le maintien puisque ce sera face à l’Italie. En cas de victoire, le maintien serait déjà quasiment en poche.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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