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JO Paris 2024

JO 2024, ces Bleus qui peuvent surprendre : Johanne Defay (surf)

Victor Clot-Amiot

Publié le

JO 2024, ces Bleus qui peuvent surprendre Johanne Defay (surf)
Photo Icon Sport

JO PARIS 2024 – Loin de se livrer au jeu des pronostics, Dicodusport vous propose de découvrir une série d’athlètes français qui pourraient profiter des Jeux Olympiques pour se révéler un peu plus aux yeux du grand public. Non cités parmi les favoris, parfois méconnus ou fort d’un palmarès peu fourni, certains d’entre eux ont tout pour briller à Paris. De là à aller chercher une médaille, seul l’avenir nous le dira. Aujourd’hui, focus sur la surfeuse Johanne Defay.

Cap sur ses deuxièmes Jeux !

Déjà présente à Tokyo, à l’été 2021, pour la première apparition du surf aux Jeux Olympiques, Johanne Defay s’était extraite de son groupe l’opposant à trois autres surfeuses. À l’époque, elle s’inclinait finalement en huitièmes de finale, contre la Portugaise Yolanda Hopkins, tout comme Pauline Ado et Jérémy Florès, ses compatriotes. Seul Michel Bourez se qualifiait pour les quarts. Des quatre présents sur la baie d’Ichinomiya, Defay sera la seule à être de la partie, cet été, sur le spot de Teahupo’o en Polynésie Française, pour les Jeux Olympiques 2024. Elle ne sera pas l’unique représente française puisque Vahine Ferro, chez les femmes, Kauli Vaast et Joan Duru chez les hommes, l’accompagneront.

Sa qualification, elle l’a validée il y a un an déjà grâce à son classement au sein de la World Surf League. Finalement 11ème à la fin de la saison, elle était déjà assurée de figurer parmi les huit premières à raison de deux surfeuses par pays – en raison du grand nombre d’Américaines et d’Australiennes notamment – et s’adjugeait ainsi l’un des huit quotas réservés pour cette voie.

Une place particulière dans le surf français

À 30 ans, la Française possède déjà un palmarès bien rempli. Avant le début de la saison 2024, elle comptabilisait notamment cinq victoires sur le World Championship Tour, entre 2015 et 2022. Outre ces succès, elle comptait par ailleurs 13 podiums et un nombre incalculable de places d’honneurs (34 cinquièmes places). Preuve de sa place dans l’histoire du surf français, elle n’est que la deuxième femme à s’imposer dans l’élite, lorsqu’en 2015, à 22 ans, elle remporte l’US Open de surf, alors qu’elle peinait alors à attirer les sponsors. Avant elle, il fallait remonter à 1992 pour retrouver la trace d’une victoire d’une Française. Il s’agissait d’Anne-Gaëlle Hoarau. Defay demeure d’ailleurs à ce jour la seule Européenne à avoir triomphé sur l’US Open.

Un début de saison tonitruant

En ce début d’année 2024, la Réunionnaise s’affirme comme une candidate de plus en plus crédible à la médaille cet été. Au terme des quatre premières étapes du Championship Tour, elle n’est ni plus ni moins qu’à la lutte pour la tête du général, avec la prodige californienne Caitlin Simmers (18 ans). C’est simple, Johanne Defay a systématiquement atteint les quarts de finale, signant même son sixième succès sur le MEO Rip Curl Pro Portugal lors de la troisième étape, et enchaînant avec une deuxième place lors du Rip Curl Pro Bells Beach tenu à Victoria, en Australie.

Les deux femmes se sont livrées une bataille acharnée puisque l’Américaine l’a emporté au finish, à quelques secondes de la fin. Cette lutte sans répit se lit à travers le classement général alors que la cinquième étape du circuit se tient actuellement, jusqu’au 21 avril. En effet, avant le début de celle-ci, Simmers devance Defay de moins de seulement 65 unités (27 355 points contre 27 290). Les deux femmes ont d’ailleurs la certitude de passer le cut qui interviendra à la fin de l’étape en cours. Seules les 10 premières femmes participeront aux prochaines étapes, à commencer par le Tahiti Pro, fin mai.





En outre, Defay a terminé troisième des World Surfing Games 2024, dernière étape dans la course à la qualification olympique. La Française n’est devancée que par l’Australienne Sally Fitzgibbons et la Brésilienne Tatiana Weston-Webb. Afin d’arriver cet été dans les meilleures conditions possibles pour dompter la vague de Teahupo’o, la Française a notamment profité du mois de janvier pour un déplacement sur place qu’elle relate d’ailleurs dans sa web série.

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