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JO d'hiver 2026

Joséphine Pagnier : un retour au premier plan possible aux JO d’hiver 2026 ?

Maxime Cazenave

Publié le

Joséphine Pagnier un retour au premier plan possible aux JO d’hiver 2026
Photo Icon Sport

JO D’HIVER 2026 – À l’aube des JO de Milan-Cortina, Joséphine Pagnier a retrouvé quelques sensations. Suffisamment pour se mêler à la lutte pour une médaille ?

Dans l’optique des Jeux Olympiques d’hiver, de nombreux athlètes français sont en capacité d’aller chercher une magnifique médaille. Mais pour certains, ce rêve semble plus lointain que pour d’autres. C’est notamment le cas de Joséphine Pagnier.

Des résultats en baisse depuis l’hiver dernier

En effet, du haut de ses 23 ans, la spécialiste du saut à ski avait été l’une des révélations de l’hiver 2024. En décrochant ses deux premiers — et seuls à ce jour — succès en Coupe du monde en décembre 2023, la Tricolore avait même pris momentanément la tête du classement général, laissant entrevoir un avenir radieux. Néanmoins, l’hiver suivant n’a pas été du même acabit puisque, avec seulement deux maigres Tops 10, la récolte s’est révélée bien moins fructueuse.

Alors qu’elle espérait profiter d’une intersaison plus sereine pour se ressourcer, la Française a dû composer avec une entorse d’un ligament du genou droit contractée lors d’un stage avec l’équipe de France au cœur de l’été. Un contretemps qui a perturbé sa préparation et qui a possiblement eu un impact sur des performances en dents de scie lors des Grands Prix automnaux.

Hélas, ce déficit de performance s’est confirmé au moment de la reprise de la saison de Coupe du monde. Que ce soit à Lillehammer ou à Falun, elle a constamment terminé en dehors du Top 40. Même lors de la compétition par équipes disputée en Norvège, son saut est apparu en retrait par rapport à un grand nombre de concurrentes.

Joséphine Pagnier en quête d’un déclic

Le bilan est donc peu rassurant alors que se profilent les Jeux Olympiques dans moins de deux mois. Malgré tout, la jeune athlète de 23 ans n’est pas du genre à baisser les bras. Avant le début de la saison, elle s’était confiée au Dauphiné sur ses difficultés du moment, insistant sur la patience et la remise en question :



L’hiver dernier m’a appris à être résiliente et patiente. On s’est beaucoup remis en question sur la préparation et le matériel. C’est dans les moments où ça va un petit peu moins bien que l’on voit aussi comment l’équipe tient, comment chacun réagit. Et après, quand ça repart, il y a de la fierté.

Durant l’intersaison, la Pontissalienne n’a pas ménagé ses efforts avec son équipe pour tenter de trouver des solutions, notamment en termes d’équipement, afin de relancer la machine. La clé n’a pas encore été trouvée, mais il ne suffit parfois que d’un excellent résultat pour retrouver la confiance et se remettre à croire pleinement en ses capacités.



Un Top 10 qui donne du baume au cœur

Progressivement, la Française a retrouvé de meilleures sensations au fil des semaines, avec des performances plus en adéquation avec son véritable niveau. Cela s’est traduit par un honnête Top 20 en Suisse pour conclure l’année, avant une 16e place à Ljubno début janvier, et surtout une brillante 6e place lors de la première manche disputée la semaine dernière au Japon.

Si ces résultats ont été entrecoupés de performances parfois insuffisantes, cette dernière étape à l’autre bout du monde s’est révélée bénéfique puisqu’elle a ensuite enchaîné trois épreuves conclues entre les 18e et 21e places.

Évidemment, face aux cadors de la discipline, ramener une médaille s’apparente à une mission quasi impossible. Mais sur un saut, tout peut arriver. Et si le déclic tant attendu intervenait au meilleur des moments, sur une piste olympique ?

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