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Cyclisme sur route

Julian Alaphilippe, une année 2024 frustrante avant un nouvel envol

Paul Lalevee

Publié le

Julian Alaphilippe, une année 2024 frustrante avant un nouvel envol
Photo Icon Sport

CYCLISME – Julian Alaphilippe a 32 ans. Double champion du monde, il a retrouvé le chemin du succès cette saison. Mais il a aussi connu les chutes, dont une majeure, sur les championnats du monde, où il rêvait de reconquérir le maillot arc-en-ciel. Après 11 ans chez Soudal Quick-Step, Julian Alaphilippe découvrira l’an prochain une nouvelle équipe, la Tudor Pro Cycling Team.

Il y a un an, on parlait de pré-retraite pour Julian Alaphilippe. En fin de cycle chez Soudal Quick-Step, lâché par son patron Patrick Lefevere qui n’hésitait pas à le critiquer publiquement, le natif de Saint-Amand-Montrond a entamé 2024 avec la pression du résultat, mais aussi l’envie de bien faire.

Un 1er Giro réussi pour Alaphilippe

En préparation pour son premier Giro, Julian Alaphilippe a fait le choix de privilégier les classiques, sans succès. 49e sur l’E3, 70e sur le Tour des Flandres, les pavés belges n’ont pas rappelé que de bons souvenirs au coureur de 32 ans, alors qu’il était victime d’une fracture du genou. Il découvrait donc le Giro pour la première fois, dans une équipe tournée vers le sprint, avec Tim Merlier en leader. Souvent en échappée, Alaphilippe s’est montré à son aise dès la première semaine, échouant seulement face à Pelayo Sanchez lors de la 6e étape. Mais à Fano, sur la 12e étape, Julian Alaphilippe a mis tout le monde d’accord. Après un long raid en duo avec Mirco Maestri, le double champion du monde (2020, 2021) s’est envolé dans la dernière montée. Sans que personne, même un très fort Jhonatan Narvaez, ne puisse revenir sur lui.

Sa dernière victoire remontait alors au Critérium du Dauphiné 2023, lors de la 2e étape. Près d’un an de disette pour l’homme aux 44 victoires dans le peloton professionnel. Une éternité.

Un été sans Tour de France, mais avec des classiques

Logiquement, et malgré les demandes de son coéquipier Remco Evenepoel, Julian Alaphilippe ne faisait pas partie de la sélection de la Soudal Quick-Step pour le Tour de France. Peu influant sur les championnats de France quelques jours plus tôt (12e), celui qui a alors fait toute sa carrière professionnelle dans l’équipe belge prend alors le temps, en retrouvant le chemin du succès sur des courses à étapes moins prestigieuses. Une victoire sur le Tour de Slovaquie puis sur le Tour de République Tchèque permettent au coureur français de regagner de la confiance. 11e de la course des Jeux à Paris, il finit 2e de la Clasica San Sebastian une semaine plus tard, devancé par Marc Hirschi. Un coureur qu’il retrouvera d’ailleurs dans sa nouvelle équipe, Tudor Pro Cycling Team.

La fin de saison de Julian Alaphilippe était tournée vers les championnats du monde. Apparu très en forme sur le Tour de Grande-Bretagne, où il a fait le parfait équipier pour le jeune Paul Magnier, et sur les classiques canadiennes (3e à Montréal), il était le leader désigné de la France à Zurich, sur un parcours qu’il disait « adorer ». Malheureusement, une chute avant même que la course ne soit véritablement lancée a réduit à néant ses espoirs de troisième titre mondial. Après s’être déboîté l’épaule lors de cette chute, Julian Alaphilippe n’a finalement pas repris la compétition sur la fin de saison 2024. La fin d’une saison frustrante, et d’une aventure de plus de dix ans au sein de la structure Quick-Step. Sans doute pas comme il l’aurait souhaité.

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