Le carnet de notes des Bleus après le 6 Nations : Bielle-Biarrey au top, Dupont mitigé
Entre un Bielle-Biarrey au top et un Dupont sur courant alternatif : découvrez le carnet de notes des Bleus, à l’issue du Tournoi des 6 Nations 2026, remporté par le XV de France pour la 2ème année consécutive.
Notes faites sur les joueurs titulaires sur trois matchs minimum sur les cinq du Tournoi.
- À ce sujet – Tournoi des 6 Nations 2026 : Les résultats complets
Les notes des avants
Jean-Baptiste Gros – moyenne 5,8/10
Note contre l’Irlande – 6
Note contre le Pays de Galles – 6
Note contre l’Italie – 6
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Il n’a raté aucun de ses plaquages durant l’intégralité du tournoi, réussissant ses 53 tentatives. Un des avants capables de réaliser des plaquages dominants. On peut saluer sa régularité sur l’ensemble de ses matchs : aucune note sous la moyenne.
Le – : Sur chaque rencontre, son manque de mobilité a été souligné. Son meilleur match s’est limité à trois courses ballon en main (contre l’Irlande et l’Angleterre), ce qui reste relativement faible. Il n’a pas réellement signé de grande performance sur l’ensemble du tournoi et a souffert en mêlée en fin de compétition.
En bref : Avec le recul, son sérieux aurait peut-être mérité au moins un match noté 7/10, ce qui aurait porté sa moyenne à 6/10, plus en adéquation avec sa valeur dans ce tournoi. Défensivement — et cela s’est encore vérifié contre l’Angleterre — il aura été d’une propreté exemplaire, tout en se montrant parfois dominant. Néanmoins, son manque de mobilité reste un frein dans ce rugby moderne, très débridé, où chaque joueur doit être une arme offensive. En mêlée, il a parfois tangué. Les encouragements du jury.
Julien Marchand – moyenne 5,6/10
Note contre l’Irlande – 6
Note contre le Pays de Galles – 8
Note contre l’Italie – 5
Note contre l’Écosse – 4
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Un grand match face au Pays de Galles, sanctionné par un 8/10. En début de tournoi, il a affiché une activité importante : six courses ballon en main contre l’Irlande en 40 minutes et 32 mètres gagnés face aux Gallois.
Le – : À partir du troisième match, il s’est progressivement éteint. Il a perdu de sa puissance dans les duels, jusqu’à livrer une prestation franchement moyenne contre l’Écosse, où il n’a avancé que d’un mètre en quatre courses. Un contraste total avec son match face au Pays de Galles.
En bref : Il débute très bien son tournoi, avec une prestation magistrale contre le Pays de Galles — l’adversaire le plus faible du Tournoi — et semblait lancé. Puis son influence s’est étiolée au fil des matchs, perdant la puissance qui faisait tant de dégâts. Offensivement comme défensivement, il a reculé contre l’Écosse et l’Angleterre. Auteur d’un gros début de saison, cette fin de tournoi sonne comme une fausse note.
Dorian Aldegheri – moyenne 4,6/10
Note contre l’Irlande – 4
Note contre le Pays de Galles – 5
Note contre l’Italie – 5
Note contre l’Écosse – 4
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Alors que d’autres avants ont baissé de rendement contre l’Angleterre, le pilier droit a su élever son niveau, notamment en mêlée, avec son meilleur match du tournoi dans ce secteur.
Le – : La mêlée aura été problématique, avec trois pénalités concédées et un coup franc. Son manque de mobilité offensive est également à souligner, ne dépassant jamais deux courses dans un match. Un rendement global trop faible.
En bref : Il aura souffert dans l’ensemble de son tournoi, malgré quelques phases de révolte qui lui ont permis d’obtenir des pénalités en mêlée. Cela n’efface pas les difficultés rencontrées dans ce secteur durant l’ensemble du Tournoi.
Charles Ollivon – moyenne 5,5/10
Note contre l’Irlande – 6
Note contre le Pays de Galles – 7
Note contre l’Italie – Remplaçant
Note contre l’Écosse – 4
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Auteur de deux essais, contre l’Irlande puis contre le Pays de Galles. Il a également signé une entrée solide face à l’Italie, apportant offensivement. Trois matchs durant lesquels son apport offensif aura été précieux.
Le – : Il a parfois semblé poreux en défense, notamment en première mi-temps contre l’Irlande et le Pays de Galles. Il a souffert lors de son match face à l’Écosse et a perdu de sa puissance lors des deux dernières rencontres.
En bref : Le maudit des Grands Chelems, absent lors des sacres de 2022 et 2025, tient enfin sa revanche et son trophée. Une juste récompense pour un joueur emblématique du XV de France. Il avait très bien débuté son tournoi avec trois matchs solides avant de baisser de régime, à l’image du collectif français. Au final, un Tournoi correct, mais sans éclat particulier. On aurait aimé davantage de constance.
Mickaël Guillard – moyenne 6,75/10
Note contre l’Irlande – 9
Note contre le Pays de Galles – 6
Note contre l’Italie – Remplaçant
Note contre l’Écosse – 5
Note contre l’Angleterre – 7
Le + : Son premier match contre l’Irlande reste l’une des meilleures performances d’un Bleu dans ce Tournoi. Son activité offensive et défensive aura été constante. On n’oubliera pas son entrée face à l’Angleterre, décisive avec dix plaquages réussis et cinq courses ballon en main en 40 minutes.
Le – : Un match plus difficile face à l’Écosse, seul moment du tournoi où il a semblé souffrir dans l’impact et en défense.
En bref : Attention à ne pas juger son tournoi uniquement à travers sa prestation exceptionnelle contre l’Irlande. Évidemment, il ne pouvait pas reproduire un tel niveau à chaque match. Hormis la rencontre face à l’Écosse, son Tournoi des 6 Nations reste une belle réussite. Mention bien du jury.

François Cros – moyenne 4,8/10
Note contre l’Irlande – 5
Note contre le Pays de Galles – 5
Note contre l’Italie – 5
Note contre l’Écosse – 4
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Un meilleur match contre l’Angleterre et quelques séquences offensives intéressantes contre l’Irlande. Il a également livré un match correct au plaquage face à l’Écosse.
Le – : Sa perte de rendement au plaquage. Il en manque notamment trois contre le Pays de Galles, l’adversaire le plus faible du tournoi. Il a également vécu une soirée compliquée face à l’Écosse.
En bref : C’est peut-être la plus grande déception bleue de ce tournoi. Tant dans le contenu proposé que par contraste avec le Tournoi 2025, dans lequel il avait été le meilleur des avants selon nos notes des cinq matchs du tournoi (7,3/10). Le très bon s’est transformé en franchement moyen en 2026, avec plusieurs prestations compliquées. Il a perdu en rendement défensif alors qu’il était le meilleur plaqueur des Bleus, sans parvenir à élever son apport offensif.
Oscar Jégou – moyenne 6,5/10
Note contre l’Irlande – 7
Note contre le Pays de Galles – 7
Note contre l’Italie – 6
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – absent
Le + : En quatre matchs, il a réussi 67 plaquages. Exemplaire dans le combat, il a également apporté offensivement par sa capacité à conserver le ballon et à distribuer proprement le jeu (dix passes contre le Pays de Galles et six contre l’Italie).
Le – : Sa fourchette qui lui vaut quatre semaines de suspension et lui fait manquer le match contre l’Angleterre. Malgré une grosse activité défensive, il a laissé quelques plaquages manqués (deux contre l’Irlande, le Pays de Galles et l’Écosse).
En bref : Il fait partie des grandes satisfactions de ce Tournoi. Finisseur l’an passé, il s’est installé dans la peau d’un titulaire. Infatigable dans les deux moitiés de terrain, il aura brillé par sa constance. Mais l’enfant terrible du rugby français a encore été rattrapé par la discipline. Sa fourchette contre l’Écosse aurait pu lui coûter bien plus cher que quatre semaines de suspension. Il devra rapidement corriger cela.
Anthony Jelonch – moyenne 6,5/10
Note contre l’Irlande – 6
Note contre le Pays de Galles – 7
Note contre l’Italie – 7
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – absent
Le + : L’un des meilleurs défenseurs du tournoi avec 53 plaquages réussis sur 57 tentés. Il n’a jamais raté plus d’un plaquage dans un match. Sa grande force aura été sa régularité. Pas le plus flamboyant lorsque la France dominait, mais précieux lorsque l’équipe était en difficulté. Il a su élever son niveau offensif contre l’Italie.
Le – : Ses deux premiers matchs auraient pu être plus aboutis offensivement.
En bref : C’est le monsieur régularité de ce Tournoi : aucune note sous les 6/10. Son absence s’est d’ailleurs fait sentir lors du dernier match contre l’Angleterre, notamment dans le secteur du plaquage. On peut parfois regretter un léger manque de puissance, mais lors du naufrage face à l’Écosse, il fut l’un des rares avants à tenir son rang et à faire reculer les Écossais. On ne peut qu’espérer que le meilleur soit encore devant lui.
Les notes de la charnière et des trois-quarts


