Le carnet de notes des Bleus après le 6 Nations : Bielle-Biarrey au top, Dupont mitigé
Entre un Bielle-Biarrey au top et un Dupont sur courant alternatif : découvrez le carnet de notes des Bleus, à l’issue du Tournoi des 6 Nations 2026, remporté par le XV de France pour la 2ème année consécutive.
Notes faites sur les joueurs titulaires sur trois matchs minimum sur les cinq du tournoi.
- À ce sujet – Tournoi des 6 Nations 2026 : Les résultats complets
Les notes de la charnière
Antoine Dupont (cap.) – moyenne 6,2/10
Note contre l’Irlande – 8
Note contre le Pays de Galles – 7
Note contre l’Italie – 8
Note contre l’Écosse – 3
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Il est l’impact player capable de transformer une situation moyenne en occasion d’essai. Passeur décisif à cinq reprises dans le Tournoi, il a souvent su dynamiser le jeu collectif du XV de France, tout en prenant des initiatives individuelles.
Le – : S’il a parfois pris ses responsabilités, il a aussi trop souvent voulu jouer en soliste, perdant le ballon ou ralentissant le jeu des Bleus. Il est totalement passé au travers de son match contre l’Écosse.
En bref : Si le bilan d’ensemble reste très correct, un point interroge malgré tout. Contre les deux adversaires les plus dangereux des Bleus, il n’a pas été à la hauteur. Franchement mauvais contre l’Écosse, bien trop irrégulier contre l’Angleterre, il n’a pas totalement rassuré. Certes, sa liste de coups de génie dans la compétition reste longue comme le bras, mais elle ne doit pas masquer certaines faiblesses, notamment défensives.

Matthieu Jalibert – moyenne 7/10
Note contre l’Irlande – 7
Note contre le Pays de Galles – 9
Note contre l’Italie – Absent
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – 6
Le + : Il est directement impliqué sur sept essais des Bleus dans le Tournoi, avec deux essais et cinq passes décisives. Son apport offensif aura été considérable durant la compétition. Mais ses progrès défensifs l’ont presque été tout autant, à l’image de son 11/12 au plaquage contre l’Irlande. On est loin de sa prestation ratée contre l’Angleterre en 2025.
Le – : Sa passe interceptée, qui relance totalement l’Angleterre et qui aurait pu coûter très cher aux siens.
En bref : Très attendu dans le rôle de titulaire au poste d’ouvreur, le tournoi de Matthieu Jalibert est une franche réussite. À une passe près, il aurait même pu être parfait. Il a été l’un des grands artisans de la réussite offensive des Bleus, capable de dynamiser le jeu au pied comme à la main, d’accélérer ou de faire des différences en solitaire. En prime, il a enfin franchi ce palier défensif qu’on attendait de lui. Il devient peu à peu un joueur complet, mais aussi un ouvreur d’envergure internationale.

Les notes des trois-quarts
Louis Bielle-Biarrey – moyenne 7,8/10
Note contre l’Irlande – 8
Note contre le Pays de Galles – 8
Note contre l’Italie – 7
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – 10
Le + : Le quadruplé, une première pour un Bleu depuis un siècle, qui contribue grandement à la victoire de la France dans le Tournoi. Il inscrit neuf essais en cinq rencontres, un record dans la compétition. Des essais que, parfois, lui seul peut marquer grâce à sa pointe de vitesse démentielle.
Le – : Un peu plus en difficulté dans le deuxième acte contre l’Écosse.
En bref : C’est le meilleur joueur français du tournoi. Le seul à avoir obtenu un 10 dans l’histoire de la notation de Dicodusport. Et ce n’est évidemment pas la seule barrière explosée par le Bordelo-Béglais durant la compétition. Il aura été le plus grand danger du XV de France. À seulement 22 ans, il affiche déjà une maturité rugbystique folle. On a l’impression qu’il maîtrise presque tout ce qu’il peut faire sur un terrain. Liberté, égalité, Louis Bielle-Biarrey.
Yoram Moefana – moyenne 4,66/10
Note contre l’Irlande – 7
Note contre le Pays de Galles – Absent
Note contre l’Italie – Absent
Note contre l’Écosse – 2
Note contre l’Angleterre – 5
Le + : Il était très bien entré dans son tournoi, avec un gros match offensif contre l’Irlande. Précieux notamment sur les premiers ballons, avec huit passes, tout en étant capable d’avancer ballon en main.
Le – : Il réalise un match catastrophique en défense, avec sept plaquages manqués. Une statistique devenue rarissime dans le rugby moderne, encore plus au niveau international. Après un premier match probant, il aura été en difficulté.
En bref : On peut, et même on doit, se demander s’il était réellement à 100 % contre l’Écosse et l’Angleterre. Car le contraste entre son premier match contre l’Irlande, avant sa blessure, et ses deux derniers, après son retour, est abyssal. Il a sombré défensivement contre les Écossais avant de redresser quelque peu la barre face à l’Angleterre, alors qu’il s’était montré si probant offensivement face à l’Irlande.
Théo Attissogbé – moyenne 6,4/10
Note contre l’Irlande – 6
Note contre le Pays de Galles – 8
Note contre l’Italie – 6
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – 6
Le + : Il marque cinq essais dans le tournoi, répartis sur quatre matchs différents. Une capacité à franchir la ligne avec régularité qu’il faut retenir. Il aura répondu présent offensivement, tranchant et volontaire dans ses courses. Dans le jeu aérien également, c’est une belle satisfaction. Défensivement, l’ensemble reste correct, avec notamment un 7/8 au plaquage contre l’Irlande.
Le – : Quelques errances défensives et de placement. Il coûte directement deux essais aux siens, un contre l’Italie et un contre l’Angleterre. Il a aussi un peu plus souffert face à l’Italie, dans un match où il évoluait au poste d’arrière.
En bref : En endossant le costume de titulaire au poste d’ailier droit et en poussant vers la sortie Damian Penaud, le jeune Palois se savait attendu dans ce Tournoi. Il en ressort avec de nombreuses satisfactions. Capable de marquer avec régularité, il a justement fait de cette constance sa marque de fabrique, avec aucune note sous les 6/10 et un gros match contre le Pays de Galles. Il pourrait bien ne plus sortir de cette équipe avant longtemps.
Thomas Ramos – moyenne 6,8/10
Note contre l’Irlande – 8
Note contre le Pays de Galles – 7
Note contre l’Italie – 6
Note contre l’Écosse – 6
Note contre l’Angleterre – 7
Le + : Sa régularité face aux perches, magnifiée par son sans-faute contre l’Angleterre. Avec, bien sûr, cette fameuse pénalité qui offre la victoire contre l’Angleterre et le Tournoi au XV de France. Il termine sa compétition avec un essai et quatre passes décisives.
Le – : Un match un peu moins réussi contre l’Italie dans le rôle d’ouvreur, avec quelques pertes de balle, dont une qui coûte un essai aux siens.
En bref : C’est le monsieur régularité de ce XV de France. Le métronome face aux perches aura sans doute fait faire quelques cauchemars à Fin Smith, qui a raté trois transformations contre la France, contrairement au 100 % du Toulousain. Comme souvent, il n’y a ni mauvais match, ni même véritablement de match moyen avec Thomas Ramos. Proche de la mention bien, il aura encore une fois apporté tout son calme et sa maîtrise aux Bleus.
La note de Fabien Galthié : 4
Note contre l’Irlande – 7
Note contre le Pays de Galles – 8,5
Note contre l’Italie – 7,5
Note contre l’Écosse – 5
Note contre l’Angleterre – 4
Il y a eu à boire et à manger dans ce tournoi. Certains choix ont été très bons, comme celui de faire confiance à Théo Attissogbé, mais aussi à ses coéquipiers palois Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton. Quelques changements ont également été bien sentis, comme la rentrée précoce de Charles Ollivon contre l’Italie ou celle de Mickaël Guillard. D’autres décisions ont été beaucoup moins inspirées. Il n’a, par exemple, pas fait entrer tout son banc contre l’Angleterre alors que son équipe tirait la langue.
Il aurait pu donner davantage de temps de jeu à Baptiste Serin, notamment lorsque Antoine Dupont donnait des signes de fatigue. Il aurait peut-être aussi dû ne pas relancer Yoram Moefana après sa blessure. Il doit sortir de ce Tournoi avec quelques incertitudes, mais aussi avec encore plusieurs critiques autour de ses choix.


