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Le Placard à Balais #5 : La Coupe du Monde n’aura pas lieu (en France)

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Coupe du Monde quidditch 2018

L’annonce a été relayée par l’International Quidditch Association (IQA) ce matin[1]. La Coupe du Monde 2018 aura lieu à Florence (Italie), du 27 juin au 2 juillet. Le dossier porté par l’Italie a tiré son épingle du jeu, face aux candidatures déposées par les États-Unis, l’Australie, la Belgique, le Royaume-Uni, la Turquie et… la France !

Laura et Céline, à l’initiative de la candidature Française, ont accepté de répondre à mes questions[2].

Laura Desquiens

Laura, l’une des plus anciennes joueuses de Lille, a amorcé la candidature Française pour la Coupe du Monde de quidditch 2018.

Bonjour ! Merci pour vous être rendues disponibles ! Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Laura: Je m’appelle Laura, j’ai 22 ans et je suis étudiante en 3ème année en Langues Étrangères Appliquées à Lille. Je joue au quidditch depuis les débuts de l’équipe de Lille, donc un peu plus de 5 ans. Le jeu en lui même me plait énormément, il est complet et j’ai le sentiment d’avoir trouvé ma place dans un sport d’équipe. Je m’épanouis dans cet univers et je m’y sens vraiment très bien.

Céline : Moi c’est Céline, j’ai 21 ans et je suis étudiante en première année de langue, littérature et culture étrangère à Lille. Je suis le quidditch depuis pas mal d’années mais j’ai commencé à jouer et m’y investir pleinement depuis 1 an. J’ai découvert le quidditch grâce à Internet en 2013/2014. J’ai tout de suite accroché, et mon but premier était de devenir arbitre. C’est Laura qui m’a fait sauter le pas, en me conseillant qu’il est plus simple d’arbitrer un match quand on a l’expérience du jeu et, depuis, je joue avec l’équipe de Cambrai.

Pourquoi la France s’est-elle proposée d’accueillir la Coupe du Monde 2018 ?

Céline : Depuis le tournoi de la Violette[3], la France n’avait pas accueilli de grands tournois internationaux. Pourtant, elle a été championne puis vice-championne d’Europe[4], et les Titans double champion d’Europe des clubs[5]. Il est évident que la France fait partie des nations européennes majeures. C’est pourquoi je pense que la France est prête à organiser un tournoi de grande envergure.

Laura : On s’était dit qu’on n’avait pas encore fait un aussi grand événement en France, alors on s’est lancé dans le projet. Mais c’est surtout quand on a vu comment le quidditch allemand s’était développé après la Coupe du Monde 2016, qu’on a voulu apporter cela en France, pour voir le quidditch français continuer à grandir et se développer.

Combien êtes-vous dans l’équipe qui a porté cette candidature ? Comment vous êtes-vous réparti les rôles ?

Céline : Nous sommes vraiment un petit groupe, Laura et moi étions en tête du projet, on s’est partagé les tâches avec 2-3 amis de l’équipe de Lille. Leur aide nous a permis d’alléger la charge de travail. En général, les rôles ont été répartis selon les compétences de chacun. On a essayé de les distribuer en fonction des affinités de chacun. Par exemple, Céline qui a été réceptionniste dans un hôtel, s’est occupée des logements ou Rob, qui a « la tchatche », des médias.

Quels ont été vos principaux partenaires ?

Laura : Nous avons la chance d’avoir la Métropole Européenne Lilloise (MEL), qui nous a soutenus dès le début. La mairie de Villeneuve d’Ascq s’est montrée aussi très encourageante et s’est impliquée dans le projet. La FQF a participé et nous a aidé lors de la rédaction du dossier final, particulièrement pour des questions d’assurance et de budget. Ces soutiens là ont été importants pendant la construction du dossier.

Céline Sahbani

« Il est évident que la France fait partie des nations européennes majeures. Elle est prête à organiser un tournoi de grande envergure. » Céline

Quels ont été les principaux obstacles rencontrés et comment y avez-vous fait face ?

Céline : Les différents contacts : on attendait souvent les réponses et cela pouvait être très long parfois. Par mails comme par téléphone, on devait vraiment s’accrocher. La motivation des personnes du groupe était appréciable, mais l’absence de disponibilité dans les moments importants a été compliqué à gérer.

Laura : Je pense qu’on a pris beaucoup sur nous. C’est vrai que, des fois, c’était vraiment démotivant, mais on ne se lâchait pas avec le petit groupe, on a fait notre maximum possible. On a persévéré. On a pris sur notre temps libre (et notre sommeil !) pour finaliser le tout.

Quels bénéfices retirez-vous de cette aventure ? Qu’est-ce que ça vous a apporté à titre personnel ?

Laura : L’expérience de la gestion d’un projet d’une tel envergure, le relationnel avec les partenaires et surprise du chef : la découverte d’une passion pour l’organisation ! J’ai par exemple réussi à passer outre ma peur du téléphone grâce à ce dossier, donc même sans être retenus, je suis fière de nous et de notre travail malgré tout !

Céline : J’ai beaucoup appris durant ces 3 derniers mois grâce au dossier. Je me suis rendue compte que je suis une personne beaucoup plus déterminée que je ne le pensais au final. Surtout, j’ai appris à déléguer, à faire confiance aux autres et à travailler en équipe. Je suis normalement du genre à travailler seule, mais avec un projet de ce niveau, c’était impossible.

Prévoyez-vous de mener à nouveau ce type de projets pour de futurs événements quidditch, tels que la Coupe d’Europe, les Jeux Européens ou la Coupe du Monde 2020 ?

Laura : Alors, je pense que je vais procrastiner pendant 3 mois d’abord puis après j’envisagerai. Peut être !

Céline : Dans l’immédiat, je vais me concentrer sur le développement de mon équipe de quidditch à Cambrai, mais par la suite, pourquoi pas ? Qui sait, on proposera peut être un dossier pour accueillir les Jeux Européens 2019 ?

Armand Cosseron

Sources :

[1] Annonce effectuée sur le site de l’International Quidditch Asscociation

[2] Cet entretien a été effectué indépendamment du comité d’évaluation des dossiers de candidature, dont votre humble serviteur faisait parti.

[3] Le Tournoi de la Violette a été organisée par l’équipe de Toulouse en Janvier 2015.

[4] La France a été championne d’Europe lors des Jeux Européens 2015, puis a décroché la deuxième place lors de l’édition suivante de 2017. Pour plus d’informations, référez-vous à un précédent article du Placard À Balais.

[5] Les Titans Paris ont remporté la Coupe d’Europe des Clubs en 2015 et 2016. Reportez-vous au même article qu’en [4] pour plus d’informations.


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