Le super sprint, un atout pour le biathlon mondial ?
BIATHLON – Testé durant deux saisons en IBU Cup, le super sprint sera au programme de la Coupe du monde 2020-2021, lors de l’étape finale à Oslo. Est-ce vraiment un nouvel atout pour le biathlon ?
Petit rappel des règles. Sur l’épreuve du super sprint, les biathlètes s’élancent pour une séance de qualification sur 3km avec un tir couché et un tir debout. Une balle de pioche est autorisée, avec un tour de pénalité de 75m en cas de faute supplémentaire. Les 30 meilleurs chronos sont qualifiés pour la finale.
Le départ de la finale s’effectue en mode mass-start avec les meilleurs biathlètes de la qualification devant sur la grille de départ. Tout ce beau monde pour 5km avec 4 tirs (couché, couché, debout et debout). Une balle de pioche est à disposition sur chaque tir, avec là aussi, un tour de pénalité de 75m en cas d’erreur supplémentaire.
La finale dure un peu moins de 15 minutes chez les hommes, et à peine plus chez les femmes. Un format ultra-court, en somme. Alors, est-ce un atout pour le biathlon ? La réponse est surtout une question de point de vue.
Un « produit spectaculaire », adapté à la TV
Avec peu de ski et donc une course rapide agrémentée de quatre tirs, forcément, le spectacle est au rendez-vous du super sprint. Ajoutez à cela un départ groupé des 30 protagonistes en finale, et vous avez là une course qui attirera forcément les téléspectateurs. L’IBU sait que la mass start est le format le plus vendeur, celui qui plaît le plus aux fans et le super sprint est un moyen de proposer une autre version de la course phare, avec de la confrontation directe. Pour les chaînes de TV, ce format en deux temps, et court, permet une meilleure rentabilité.
Sportivement, un intérêt limité ?
Le biathlon est la combinaison de deux sports : le tir et le ski de fond. Sur les courses programmées jusqu’ici, sprint, poursuite, individuel et mass start, l’équilibre entre les deux est quasi parfait. Avec seulement trois kilomètres lors des qualifications et cinq en finale, le super sprint fait clairement pencher la balance du côté du tir. Des boucles de seulement un kilomètre qui ne permettent de faire aucune différence à ski. Le temps de partir et de revenir sur le pas de tir, la course se résume finalement presque à un concours d’adresse, plus qu’à du biathlon.
Quentin Fillon Maillet dubitatif
Dans nos colonnes, Quentin Fillon Maillet, troisième des deux dernières Coupes du monde, a expliqué que ce format ne l’inspirait pas trop, même s’il attend de se faire son propre avis.
C’est une épreuve sur laquelle je n’ai pas encore couru. J’ai juste eu les retours d’Antonin (Guigonnat) et Fabien (Claude) qui eux ont couru sur ce format en IBU Cup. Personnellement, je ne suis pas spécialement pour. Les premiers retours, justement, ne sont pas exceptionnels, le tir prenant une place trop importante avec le ski délaissé. Je pense qu’il faut un compromis entre ski et tir. Après, j’ai envie de me faire mon propre avis.
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On essaie 1 saison et on en tire la conclusion* 50%, 179 voix179 voix 50%179 voix - 50% des votes
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Non 41%, 148 voix148 voix 41%148 voix - 41% des votes
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Oui 9%, 32 voix32 voix 9%32 voix - 9% des votes



Souliko
10 juin 2020 à 4h21
Pour moi, la course sur les skis est aussi un élément important. Si le super sprint ne reste qu’une course supplémentaire dans le programme c’est ok et pourquoi pas mais les chaînes de tv ne doivent pas nous imposer leur point de vu complètement et faire disparaître d’autres formats de course pour y loger celle ci. Attention de ne pas dénaturer ce sport. Qu’on l’adopte par exemple un week end sur deux à la place du sprint classique mais pas plus!Pourquoi veulent t-ils donc raccourcir le temps de passage à la tv? Moi, je trouverais super bien qu’ils inventent un format longue distance 15- 20 km sur circuit bosselé
Souliko
10 juin 2020 à 3h57
Ouais, à condition que la finale puisse avoir lieu et que le covid ne montre pas son nez