Les 5 rendez-vous sportifs sous-cotés de 2026
SPORTS – Focus sur cinq rendez-vous en 2026 qui pourraient s’avérer bien plus intéressants qu’on ne pourrait le penser sur le papier.
Jeux Olympiques de la Jeunesse (31 octobre – 13 novembre, Sénégal)
C’est le grand retour de cette compétition, huit ans après la dernière édition organisée à Buenos Aires. Au Sénégal, la quatrième édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse sera l’occasion de découvrir de nouveaux talents et de futures pépites. Comme Noah Lyles, champion olympique de la jeunesse en 2014 sur 200 mètres, ou Fan Zhendong, vainqueur du tournoi de tennis de table. On peut également citer Athing Mu, Julien Alfred ou encore Salwa Eid Naser, toutes trois médaillées d’argent.
Pour ces jeunes sportifs, il s’agit d’une première immersion dans le très haut niveau, avec une répétition grandeur nature des Jeux Olympiques, mais réservée aux moins de 18 ans. Cet événement, organisé tous les quatre ans, demeure rare. Pour y participer, il faut appartenir à la bonne génération : un athlète U18 en 2024 ne pourrait, par exemple, pas concourir en 2026 en raison de la limite d’âge. Cette édition se déroulera relativement tard dans l’année, du 31 octobre au 13 novembre, au Sénégal.
En trois éditions, la France a décroché 63 médailles, dont 19 en or. Le record de titres remonte à l’édition 2014, tandis que la dernière édition a vu les Bleuets établir un record de médailles au total (28), mais avec seulement cinq titres.
Championnats d’Europe d’athlétisme (10-16 août, Birmingham)
Certes, il ne s’agit « que » de Championnats d’Europe, et il n’y aura pas de stars comme Noah Lyles. Mais l’athlétisme européen regorge de figures majeures. À commencer par le perchiste Armand Duplantis ou la sauteuse en hauteur Yaroslava Mahuchikh, tous deux détenteurs de records du monde. Sans oublier Jimmy Gressier, champion du monde du 10 000 mètres. Du beau monde est donc attendu à Birmingham, du 10 au 16 août.
Dans le sillage du Nordiste, l’équipe de France peut nourrir de belles ambitions. Pour rappel, lors de la dernière édition disputée à Rome, les Bleus avaient pris la deuxième place du tableau des médailles avec 16 breloques, dont quatre en or, loin derrière l’Italie (11 titres et 24 médailles au total). Les Français se sont toutefois replacés sur l’échiquier continental. S’il manque encore des références mondiales, les Bleus ont terminé à la neuvième place de la placing table lors des Mondiaux de Tokyo en 2025. Le record de Zurich 2014 (neuf titres et 25 médailles) pourrait ainsi être approché. Le demi-fond progresse à grande vitesse, même si des interrogations persistent autour du sprint tricolore, moins performant qu’en 2014.

Surtout, les amateurs d’athlétisme retrouveront un grand championnat davantage en phase avec leurs habitudes. Les Mondiaux de Tokyo, malgré la performance de Jimmy Gressier, n’avaient pas suscité un engouement massif, en raison du décalage horaire et d’une programmation post-rentrée scolaire. À Birmingham, le cadre sera estival, propice aux vacances, avec des sessions en soirée programmées en prime time. Des conditions idéales pour suivre la compétition.
Les Challengers de tennis en France
Pour un coût parfois dérisoire, voire gratuitement, il est possible d’assister à du tennis de très haut niveau. Un habitant de Charente peut par exemple découvrir le nouveau Challenger de Royan, créé en 2025 (entrée gratuite), le WTA 125 de Limoges, qui réunit régulièrement plusieurs joueuses du Top 100, ou encore les Internationaux de la Vienne à Poitiers, sans oublier l’Open 86. À cela s’ajoute le Challenger de Bordeaux, le BNP Paribas Primrose, considéré comme l’un des tournois secondaires les plus prestigieux au monde, remporté cette année par Giovanni Mpetshi Perricard.

Quel que soit l’endroit où l’on se trouve en France, un tournoi de ce type est souvent accessible à moins d’1h30 de route. L’occasion de saluer le travail remarquable des organisateurs, qui permettent à de nombreux joueurs de se révéler ou de se relancer, tout en continuant à vivre de leur sport. Pour le public, c’est aussi la garantie de vivre des ambiances parfois très chaudes, mais toujours conviviales, surtout lorsque le beau temps est de la partie, comme ce fut le cas à Royan fin juin.
Le Tro Bro Leon (9 mai)
Dans un cyclisme de plus en plus débridé à l’échelon inférieur, le Tro Bro Leon fait figure de rendez-vous incontournable pour les passionnés. Entre asphalte et chemins, les scénarios de course y sont souvent mémorables. L’édition 2025 n’a pas dérogé à la règle, avec un Bastien Tronchon absolument exceptionnel. Malgré des pépins mécaniques, il a remporté une course d’anthologie en livrant une démonstration de force dans des conditions dantesques, sous une pluie incessante. À noter que, contrairement au World Tour, aucune oreillette n’est autorisée : les coureurs courent à l’instinct, sans consignes en direct.

4e manche de Coupe du monde de canoë-kayak slalom (4-6 septembre, France)
Avec cinq titres lors des Championnats du monde 2025 disputés en octobre dernier, la France est revenue d’Australie les valises pleines. Les Bleus ont été sacrés par équipes en canoë et en kayak, tandis que Nicolas Gestin, Titouan Castryck et Angèle Hug ont décroché l’or en individuel. Trois athlètes déjà médaillés aux Jeux Olympiques de Paris 2024, avec le titre pour Gestin et l’argent pour les deux autres.
Ils retrouveront leur public à l’occasion de cette quatrième manche de Coupe du monde, programmée du 4 au 6 septembre en France. Une étape cruciale pour le classement général, puisqu’il s’agira de la dernière avant la finale prévue la semaine suivante en Espagne. La route du soleil passera donc par la France.



