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Masters 1000 masculin de Montréal : Pablo Carreño Busta remporte son plus grand titre

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Masters 1000 masculin de Montréal Pablo Carreño Busta remporte son plus grand titre
Photo Jérôme Clerc

MASTERS 1000 MESSIEURS DE MONTRÉAL – A l’issue d’un match serré, l’Espagnol Pablo Carreño Busta, 31 ans, remporte son 1er titre en Masters 1000 (3-6 6-3 6-3). Il s’agit de son 7ème trophée en carrière. En revanche, c’est la 1ère défaite en finale du Polonais Hubert Hurkacz.

Pour cette 1ère finale masculine à Montréal depuis 2019, nous retrouvons deux outsiders : l’Espagnol Pablo Carreño Busta et le Polonais Hubert Hurkacz. Ils se sont tous imposés en 3 sets en demi-finale. L’Espagnol perdait là son 1er set du tournoi mais a su se ressaisir et faire craquer son adversaire, l’Anglais Daniel Evans. Il joue pour la 1ère fois une finale de Masters 1000. Plus compliqué pour le Polonais qui était mené par le Norvégien Casper Ruud.

Mais, comme souvent depuis le début du tournoi, il a su renverser la vapeur pour atteindre sa 2ème finale de Masters 1000, après 2021 à Miami. Mais il pourrait subir un contre coup physique en fin de partie à cause de sa demi-finale de double, perdue, terminée vers 1h du matin. Les 2 joueurs se sont déjà affrontés  2 fois sur dur en 2021 avec une victoire partout, dont celle du Polonais en finale du tournoi de Metz.

Avantage pour Hubert Hurkacz

Début de set habituel pour les 2 joueurs où chacun tient facilement son engagement. Les filières longues apparaissent déjà, Carreño Busta tente bien de déborder son adversaire mais quand le Polonais se retrouve mené, il claque des aces pour se remettre dedans et relancer la machine. 6 aces dans le 1er set et 53% de points marqués sur sa 1ère mise en jeu, Hurkacz est solide derrière sa ligne. Il se libère même et monte plus au filet. Il met donc en difficulté l’Espagnol et le fait craquer lors du 6ème jeu. Le Polonais blanchit son adversaire en retour de service. Il prend un bel avantage de mener au score. Et, même en difficulté sur son propre service, Hurkacz retrouve des couleurs avec des aces bien sentis pour confirmer et s’envoler vers le gain de la 1ère manche (6-3)

Pablo Carreño Busta se rebiffe

Nouveau set, nouvelle physionomie. Pablo Carreño Busta revient motivé et incisif. Et cela est payant. il gagne 9 jeux d’affilé en breakant blanc le Polonais, pas aidé par son service sur son 1er jeu de service. L’Espagnol confirme derrière qu’il fait bien la course en tête. Il reste même menaçant en retour mais Hurkacz parvient à conserver sa mise en jeu, non sans difficulté. Le Polonais a du mal dans les long rallyes dans ce 2ème set en perdant les points à chaque fois. Il perd même un peu en concentration sur certaines volées faciles.

A l’inverse, Carreño Busta commet peu d’erreurs et reste très solide sur son service. Il remporte logiquement la 2ème manche sur un nouveau service gagnant (6-3). Bien aidé sur l’ensemble du set par sa mise en jeu, Pablo Carreño Busta a su profiter de sa seule balle de break pour égaliser dans le match. Au Polonais de trouver les solutions s’il ne veut pas subir sa 1ère défaite en finale.

L’Espagnol domine les débats

Le Polonais a bien repris la partie en blanchissant tout de suite son vis-à-vis. Il n’est pas loin de breaker mais l’Espagnol serre le jeu, évite la balle de break et revient dans le match. Il reste même dans le rythme en piégeant Hurkacz sur des petites balles, au point de convertir sa 1ère balle de break du 3ème set, qu’il confirme assez facilement. Hurkacz est toujours dans la partie avec un jeu blanc rempli d’autorité mais il est toujours derrière au score.

En tout cas, les joueurs se donnent au maximum de leur capacité et gratifie le public de superbes échanges : volées, smash, balle sauvées sur la ligne… Hurkacz lâche même sa raquette sur un point épique qu’il perd finalement. Le natif de Gijon reste solide sur son service, même quant le Polonais devient menaçant. Un ace lui permet de mener 4-2, à 2 jeux du succès. Même en tirant de l’arrière, Hurkacz s’accroche, en témoigne son jeu blanc rapide et plein d’autorité. Peut être une lueur d’espoir de revenir ? En tout cas, l’Espagnol ne doute pas avec un autre jeu blanc. Pablo Carreño Busta met même Hurkacz en difficulté sur sa mise et conclut le match sur sa 1ère balle de match.

La victoire de Pablo Carreño Busta est finalement logique. Il a fait moins de fautes directes que son adversaire (10 contre 24) et a bien mieux gérer les points importants et les 2ème balles de service. Il n’a concédé qu’une seule balle de break, qu’il a perdu, et a su mettre en difficulté Hubert Hurcaz lors de ses mises en jeu. le lauréat a saisi les opportunités laissées par son adversaire. De bonnes montées au filet, bonnes variations de rythme et une bonne lecture du service du Polonais ont été la clé du plus grand succès de sa carrière.

Les réactions

Hubert Hurkacz : “Pablo a vraiment bien joué tout le match. De mon côté, j’ai peut être pas assez bien servi et si vous passez pas bien vos services, c’est compliqué contre lui car il retourne très bien et vous met sous pression. Ma semaine reste positive et j’ai progressé. D’avoir fini tard (NDLA : 2h du matin pour terminer le double) ne m’a pas posé de soucis car j’ai l’habitude de faire de grosses journées de travail.”

Pablo Carreño Busta : “J’ai travaillé très dur toute ma carrière pour arriver là. J’ai fait une très belle semaine et je suis content de mon niveau cette semaine. Ce n’est pas ma 1ère victoire mais c’est une des plus belles. Par rapport à Tokyo (NDLA : médaille de bronze aux Jeux Olympiques), c’est difficile de comparer. Je n’avais pas gagné à Tokyo mais j’avais battu Medvedev ou Djokovic. Mais les 2 sont pleins d’émotions. Je vais profiter de ma victoire car je sais que c’est difficile à faire. Et ce titre est important pour le reste de l’année. Je joue en tout mon meilleur tennis sur dur car je m’y entraine depuis tout petit donc je me sens bien sur le court pendant la tournée nord-américaine.”


Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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