Metz Handball : Sara Bouktit marche sur l’eau depuis le début de saison
HANDBALL FRANÇAIS – Meilleure buteuse du match entre Metz et les Vipers (36-34), avec ses 13 réalisations et MVP de la rencontre, Sarah Bouktit effectue un début de saison canon.
Une performance hallucinante, au cœur de la magnifique victoire messine, dimanche dernier en Ligue des Champions de handball, face aux Norvégiennes des Vipers Kristiansand. Lauréates 36-34 sur le parquet des triples championnes d’Europe en titre, les Messines se sont relancées dans la course à la qualification directe en quarts de finale, qui concerne les deux premières de chaque poule. La pivot Sarah Bouktit a été une des pierres angulaires de ce formidable succès. Avec 13 buts et un 13/16 au tir, elle a réalisé une performance XXL en Norvège. Notamment quand les Messines ont renversé la partie au cœur de la seconde mi-temps.
13 goals for the young French pivot to win at the home of the triple #ehfcl champions! ❗🔥
𝗦𝗔𝗥𝗔𝗛 𝗕𝗢𝗨𝗞𝗧𝗜𝗧 ✨🇫🇷 | 𝗠𝗩𝗣 – 𝗥𝗼𝘂𝗻𝗱 𝟲 #CLW pic.twitter.com/RUYJxiZaHM
— EHF Champions League (@ehfcl) October 30, 2023
Co-meilleure buteuse de la Ligue des Champions
À 21 ans, l’internationale française, vue comme une des joueuses les plus prometteuses de sa génération, est en train de franchir des caps. Et s’affirme non plus comme une révélation, mais comme une confirmation. Titulaire indiscutable au poste de pivot depuis le début de la saison passée, la performance de Sarah Bouktit en Norvège est loin d’être un hasard. C’est juste la face émergée de son immense début de saison. Meilleur attaque de la Ligue des Champions, avec 212 buts, Metz est porté par des joueuses qui effectuent un énorme début de saison. On pense à Chloé Valentini et ses 34 buts, Kristina Jorgensen et ses 36 buts. Mais la co-meilleure buteuse de la compétition, avec Anna Vyakhireva, c’est bien la pivot messine, avec 40 buts… En seulement 53 shoots.
C’est surtout la preuve de sa constance offensive, elle qui a inscrit huit buts contre le Rapid Bucarest. Toujours dans les meilleures scoreuses de son équipe, elle déploie une constance également affichée en championnat. Élue meilleure joueuse d’octobre, elle occupe la 3e place au classement des buteuses, avec 55 buts. Sa polyvalence en fait également une solution sur jet de 7 mètres. Mais la pivot messine brille aussi par sa solidité défensive. Avec Kristina Jorgensen et Louise Burgaard, le trio forme un bel axe défensif.

Concurrence féroce en France
Avec un tel début de saison, il est légitime de penser à Sarah Bouktit pour les JO de Paris. Appelée pour la première fois en équipe de France en mars 2022, pour un match contre la Croatie, elle n’a connu sa première sélection qu’un an plus tard, le 5 mars 2023, contre la Suède (24-22) et n’en compte que cinq actuellement. Et aucune compétition majeure avec les Bleues. Elle n’a finalement pas été retenue pour l’Euro 2022, Olivier Krumbholz lui préférant la Nantaise Oriane Ondono pour le poste de troisième pivot. Une décision qui avait provoqué un débat. Vous avez bien lu « troisième pivot ».
Car la concurrence en France est féroce. Avec Pauletta Foppa qui, du haut de ses 22 ans (elle aura 23 ans le 22 décembre prochain) est déjà une taulière en Bleue, championne olympique et présente depuis 2018. Mais aussi Béatrice Edwige, taulière de la défense tricolore. Mais, gravement blessée en fin 2022, sera-t-elle de l’aventure au Mondial 2023, qui débute le 30 novembre prochain ? Avec ce début de saison presque parfait, Bouktit pourrait bien découvrir sa première grande compétition internationale à sept mois des JO.
L’équipe de France féminine de handball a Pauletta Foppa, Sarah Bouktit et Beatrice Edwige au poste de pivot pic.twitter.com/7ikfhdFOnw
— Etienne Goursaud 🐦 (@EtienneGoursaud) October 29, 2023
Il lui faudra gérer ses émotions de matchs où l’intensité va encore monter d’un cran, par rapport à la Ligue des Champions. La gestion de ses émotions, peut-être le talon d’Achille de Sarah Bouktit. Lors de la défaite de Metz Handball contre Ikast (36-39), elle a écopé de trois exclusions temporaires, synonymes de disqualification. Et on a vu la joueuse déjà très nerveuse après sa seconde exclusion temporaire, avant de complètement craquer suite à son exclusion. Un point faible à travailler, sous peine d’être la cible de joueuses qui sauront appuyer là où cela fait mal. Mais, on le rappelle, la pivot française n’a que 21 ans.



Bichons
1 novembre 2023 à 10h33
Excellent article. La réserve, en fin de page, mériterait cependant le point de vu de l’intéressée : qu’est-ce qui la faite « craquer », précisément ?