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NBA : Dadiet, Ajinca, Traoré, Diarra et Dufeal, les autres Français inscrits à la Draft

Paul Lalevee

Publié le

NBA Dadiet, Ajinca, Traoré, Diarra et Dufeal, les autres Français inscrits à la Draft
Photo Icon Sport

DRAFT NBA – Après les 3 Français probablement Top 10 de la Draft, 5 autres Frenchies ont décidé de laisser leur nom inscrit pour ce grand rendez-vous. La plupart n’ont aucune certitude sur leur avenir dans la ligue nord-américaine. Focus sur ces 5 joueurs.

Au début, ils étaient plus d’une quinzaine. Mais au fil des semaines, de nombreux jeunes joueurs français ont décidé de retirer leur nom de la Draft. Alors que Risacher, Sarr et Salaün sont promis à un Top 15 (top 3 pour les deux premiers), certains de leurs compatriotes ont préféré rester en Europe. Mais 5 ont décidé de conserver leur place dans la Draft. Parmi eux, deux joueurs (Pacôme Dadiet et Melvin Ajinca) seront normalement appelés, en fin de premier tour ou au second. Mais pour Armel Traoré, Mohamed Diarra et Lucas Dufeal, la soirée risque d’être longue.

Melvin Ajinca, un shooteur unique ?

Profil : 19 ans, ailier, 2,06 m, Saint-Quentin (France)

Saison : 11,9 points (46 % au tir, dont 32,5 % à 3 points), 3,5 rebonds en 23 minutes

Ses points forts et ses points faibles

Points forts : Gaucher, Melvin Ajinca est agile mais avec un haut du corps puissant. De quoi défendre sur plusieurs postes. Malgré une faible quantité de rebonds pris en Pro A, le cousin d’Alexis Ajinca a prouvé qu’il avait un réel sens du rebond, notamment grâce à ses 2,06 m et sa détente. Sa mécanique de tir est bonne, même si les pourcentages pour un ailier sont décevants. L’an passé, à la Coupe du Monde U19, il avait réalisé une compétition exceptionnelle, avec 19 points par match.

Points faibles : Melvin Ajinca est en difficulté pour aller chercher ses points. Son manque d’agressivité se lit très clairement dans ses statistiques, avec à peine 1 lancer franc tenté par match. Son premier pas est trop lent, il n’arrive donc pas à passer ses adversaires régulièrement. De plus, il préfère davantage s’enfermer dans ses dribbles que faire une passe, alors que sa puissance lui permet parfois de libérer des espaces. Son manque de vitesse peut lui coûter cher en NBA, alors que le jeu va à 10 000 de l’autre côté de l’Atlantique. Enfin, quels postes pourra-t-il défendre ? Son envergure négative le poussera sans doute à défendre uniquement sur les postes d’arrière.

Où va-t-il atterrir ?

Équipes dans les rumeurs : Portland est sans doute l’équipe la plus avenante sur le sujet Melvin Ajinca. Alors que la franchise de l’Oregon possède deux picks au second tour (#34 et #40), le joueur de Saint-Quentin y a réalisé un workout. Assez pour convaincre les Blazers ? Sinon, il est fort à parier que San Antonio, avec le pick #48, sera tenté de l’ajouter à son effectif. Il a réalisé deux autres workouts, avec les Timberwolves et le Jazz, qui possèdent des choix au second tour.

Projection : Rejoindre les Blazers, une équipe en reconstruction, serait une bonne chose pour Melvin Ajinca. Il lui faudra sans doute du temps pour s’acclimater au rythme NBA. Alors qu’il aura 20 ans le soir du premier tour (un an de plus que les Risacher, Sarr…) et que sa saison n’a pas été exceptionnelle, Melvin Ajinca sera selon toute vraisemblance drafté au 2e tour.





Rôle en NBA : S’il veut exister en NBA, Melvin Ajinca va devoir être davantage qu’un simple role player. Son profil 3&D peut plaire à certaines équipes, mais il lui faudra pour cela rentrer ses tirs. Et que deviendra-t-il les soirs où les tirs ne rentrent pas ?

Pacôme Dadiet, une belle surprise de fin de premier tour ?

Profil : 18 ans (19 le 27 juillet), 2,04 m, ailier, Ulm (Allemagne)

Saison : 6,8 points (50 % au tir, 35,8 % à 3 points), 2,3 rebonds en 15,4 minutes.

Ses points forts et ses points faibles

Points forts : Pacôme Dadiet apportera offensivement, c’est quasiment une sécurité de ce côté-là du terrain. Et c’est sans doute ce qui fait de lui un des joueurs sous-cotés de la Draft. Sa polyvalence offensive (sortie de dribble, pull-up…) lui permettra d’écarter le terrain et de pousser les adversaires à ne pas le laisser ouvert à 3 points. De plus, le jeune homme sait se créer son tir mais peut également porter la balle, sans que cela soit sa spécialité. C’est donc un joueur complet, avec un bon QI basket et un potentiel physique intéressant (2,13 m d’envergure).

Points faibles : Mais à 18 ans, Pacôme Dadiet souffre parfois de sautes de concentration. Ce qui peut lui coûter cher en défense. Il a tendance à prendre des risques inconsidérés, qui font donc encaisser des points à son équipe. Et malgré son physique intéressant, il a cette saison eu du mal à tenir en homme à homme en défense. Enfin, il a du mal à se projeter vers le cercle. La faute, sans doute, à un premier pas assez lent.

Où va-t-il atterrir ?

Équipes dans les rumeurs : Les Celtics et le Jazz, qui possèdent les choix 29, 30 et 32, sont des équipes citées dans les rumeurs avec le Français, mais n’ont pour l’heure pas organisé de workouts avec lui, selon ESPN. Mais son début d’été américain n’a pas été de tout repos. Il a en effet effectué au moins six workouts. Dont quatre avec des équipes qui ont fait les playoffs à l’Est (Bucks, Sixers, Magic, Heat). Ces dernières ont donc des choix entre la 15e et la 23e place au premier tour. Et entre la 33e et la 47e au second tour. Les Nets et les Spurs ont également organisé des workouts avec lui. Alors, Pacôme Dadiet, fin de premier tour ou deuxième tour ?

Projection : Alors qu’ESPN le voit en 38e position aux Knicks, The Ringer en 37e position aux Timberwolves, Pacôme Dadiet pourrait bien être choisi en toute fin de premier tour. Minnesota a par exemple le choix 27 et pourrait décider d’ajouter ce profil à son équipe. Ou alors, un tout petit peu plus bas, à Utah, en 29 ?

Rôle en NBA : Pacôme Dadiet peut avoir un véritable avenir dans la ligue nord-américaine. Il lui faudra sans doute quelques mois pour s’habituer au rythme, mais il pourrait ensuite bien s’installer pour plusieurs années. S’il se concentre davantage en défense, son profil de 3&D séduira à coup sûr.

Armel Traoré, des blessures qui semblent l’empêcher d’être drafté

Profil : 21 ans, 2,03 m, ailier ou ailier fort, Blois (Betclic Elite, France)

Saison : 10,3 points, 7,4 rebonds en 25,4 minutes

Ses points forts et ses points faibles

Points forts : Athlétiquement, Armel Traoré a montré beaucoup de choses cette saison avec Blois. Son envergure de 2,20 m lui permet également de capter de nombreux rebonds, notamment offensifs (2,3 prises offensives sur les 7,4 pris par match). Il pèse donc dans les défenses adverses, notamment lorsqu’il est aligné au poste d’ailier fort.

Points faibles : Mais, avec une taille affichée à 2,03 m, Armel Traoré devrait être positionné au poste 3 en NBA. Et faudrait il encore convaincre les staffs qu’il peut y jouer. Son âge et son historique de blessures ne l’aideront pas. Et sa faiblesse au tir pourrait aussi être rédhibitoire. Qui prendrait le risque de sélectionner un ailier qui tire à 23 % à 3 points et seulement 65 % aux lancers francs ?

Où va-t-il atterrir ?

Malheureusement pour Armel Traoré, il n’est présent dans aucune prévision des spécialistes américains de la Draft. Il risque donc de ne pas être appelé le 27 juin, lors du second tour. L’ancien coéquipier de Victor Wembanyama chez feu les Metropolitans 92 sera sans doute dans une équipe française l’année prochaine. Reste à savoir si ce sera Blois ou autre part.

Mohamed Diarra, le plus vieux Français cette année

Profil : 23 ans, 2,08 m, ailier fort, NC State (NCAA, Etats-Unis)

Saison : 6 points, 7,3 rebonds et 1,1 contre en 10 minutes

Ses points forts et ses points faibles

Ses points forts : L’intensité. Quand il est sur le terrain, Mohamed Diarra donne tout ce qu’il a. Ses statistiques sur un temps de jeu réduit parlent pour lui. Intérieur besogneux, l’ailier fort de 23 ans a participé à la révélation NC State en NCAA. En éliminant de nombreux favoris, Diarra et ses coéquipiers se sont hissés jusqu’au Final Four. Sans toutefois réussir à s’imposer. Mais il a fait partie de la belle performance de NC State au tournoi ACC, où ses statistiques avaient augmenté (9,2 points, 12 rebonds).

Ses points faibles : Son âge et sa capacité à jouer en NBA. 23 ans est souvent un âge bien trop avancé pour intéresser les staffs américains. La marge de progression est bien évidemment moins importante que pour les jeunes de 19 ans. De plus, ses pourcentages au tir ne sont pas bons pour un ailier fort (seulement 47 % de réussite). Mohamed Diarra n’était en outre pas titulaire dans une équipe qui n’était pas bien référencée en NCAA.

Où va-t-il atterrir ?

Tout comme Armel Traoré, Mohamed Diarra n’est présent dans aucune Mock Draft. Il paraît donc compliqué de le voir sélectionné par une franchise. Mais c’est avant tout un test pour l’ailier fort. L’objectif est de se montrer et de voir ce qu’on peut lui proposer, peut-être dans l’optique d’un two-way contract.

Lucas Dufeal, de Vichy aux Etats-Unis, un voyage trop compliqué ?

Profil : 21 ans, 2,04 m, ailier fort, Vichy (Pro B, France)

Saison : 7,7 points, 4,9 rebonds et 1,9 contre en 20 minutes

Ses points faibles et ses points faibles

Ses points forts : Aérien et longiligne, Lucas Dufeal est la petite surprise de cette liste française de la Draft. Membre de la génération 2003 titré au championnat d’Europe U20 l’été dernier, le Martiniquais a participé à la belle saison de Vichy (2e de Pro B derrière La Rochelle). Ses qualités au contre se sont révélées, alors qu’il culmine « seulement » à 2,04 m. Long, il bouge bien latéralement, ce qui a fait de lui un solide profil défensif tout au long de la saison.

Ses points faibles : Lucas Dufeal ne s’est pas montré dominant dans une équipe de deuxième division française, même si Vichy a été bon tout au long de la saison. Alors, comment l’imaginer avoir sa place dans un effectif NBA la saison prochaine ? Limité au niveau du tir (il ne tire quasiment que très proche du cercle), Lucas Defeal n’a pas encore le profil NBA. Son pourcentage à 3 points (12 %) et aux lancers francs (43 %) sont rédhibitoires pour un potentiel avenir de l’autre côté de l’Atlantique.

Où va-t-il atterrir ?

Pas en NBA. Lucas Defeal était trop loin des radars nord-américains cette saison pour espérer être choisi à la Draft. Tout comme Armel Traoré et Mohamed Diarra, Lucas Defeal n’était pas attendu dans la liste officielle des joueurs présentant leur nom à la Draft. Prêté par Cholet à Vichy deux ans pour prendre de l’expérience, Lucas Defeal pourrait toutefois attirer quelques yeux NBA à Vichy la saison prochaine.

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