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Basket-ball

NBA Draft 2023 : Rayan Rupert va jouer le titre dans le championnat australien

Tom Compayrot

Publié le

NBA Draft 2023 Rayan Rupert va jouer le titre dans le championnat australien
Photo NBL

NBL – C’est un jeune français qui a fait le choix du championnat australien pour se préparer à la Draft NBA. Mais à la différence d’Hugo Besson et Ousmane Dieng l’année dernière, Rayan Rupert connait le succès collectif. Ses New Zealand Breakers, équipe avec laquelle il est titulaire à l’aile, vont jouer la grande finale pour remporter le titre.

18 victoires pour 10 défaites. C’est le bilan obtenu par les New Zealand Breakers sur cette saison régulière de NBL. L’équipe basée à Auckland n’avait pas gagné autant de matchs depuis la saison 2014/15, en ayant même terminé à la dernière place l’année dernière. Ces 18 victoires leur ont permis d’accrocher la 2ème place du classement et de se qualifier d’office pour les demi-finales de playoffs. Une amélioration radicale d’une année à l’autre. Ce grâce à un changement de coach, mais aussi à l’arrivée de nouvelles recrues comme le Français Rayan Rupert.

Dans les traces d’Ousmane Dieng et Hugo Besson

Cette équipe des New Zealand Breakers est bien connue des prospects français. Pour cause, c’est la deuxième année qu’elle en accueille dans ses rangs dans le cadre du « Next Stars Program », en partenariat avec la NBA. Ce programme lancé en 2018 permet d’offrir aux jeunes basketteurs du monde entier une option alternative afin de se préparer de la meilleure des manières à la Draft NBA. Josh Giddey ou LaMelo Ball sont notamment passés par là. Ces jeunes zappent les options traditionnelles comme la NCAA ou l’Europe afin de se développer dans un championnat d’adultes, où leur temps de jeu est garanti.

Ousmane Dieng et Hugo Besson sont les deux derniers internationaux à avoir choisi cette voie. Et à succès. Les deux français ont été draftés en NBA en juin dernier, respectivement à la 11ème et 58ème place. Ils avaient pu se montrer auprès des scouts en ayant des responsabilités offensives conséquentes chez les Breakers. C’est donc naturellement que Rayan Rupert, qui a notamment côtoyé Dieng au Pôle France, a suivi leur voie. Il a détaillé ce choix de carrière dans une interview chez First Team l’année dernière : « J’ai eu pas mal de propositions en France, puis l’offre de l’Australie est arrivée. Ça m’a semblé le meilleur projet sportif pour moi. Le style de jeu correspond à mon profil, et j’ai eu un bon feeling avec le staff. J’ai aussi pu échanger avec Ousmane [Dieng]. »

L’ancre défensive de l’équipe

Dans cette même interview, Rupert se considère comme un « grand combo-guard », pouvant jouer meneur et arrière. Il dit vouloir s’inspirer de joueurs NBA maîtrisant le tir à mi-distance comme Brandon Ingram ou DeMar DeRozan. Mais sa « qualité première reste la défense », comme il l’a prouvé cette saison en NBL. Aux Breakers, il a joué ailier titulaire toute la saison, même si ce n’est pas son poste de formation. C’est toujours lui qui s’occupe de défendre sur le meilleur extérieur adverse. Il est adepte des grosses pressions sur le porteur de balle adverse, et arrive ainsi à intercepter 1 ou 2 ballons par match en moyenne. C’est ce qui lui a valu d’être titulaire tout le long de ces demi-finales de ces playoffs.

Face aux Tasmania Jack Jumpers, troisièmes du classement, les Breakers ont dû aller jusqu’à un Match 3 décisif. Ils l’ont finalement emporté devant un public en feu (92-77). Ce même public qu’ils n’avaient pas pu retrouver pendant deux ans à cause des strictes mesures sanitaires de l’Australie. Rupert, lui, n’a joué qu’une quinzaine de minutes de moyenne sur les trois matchs à cause de problèmes de fautes. Son ultra-agressivité défensive lui a causé du tort. En finale contre les Sidney Kings, leaders de la saison régulière, il devra être plus prudent. Ses capacités défensives seront mobilisées lors de courtes missions pour limiter le MVP Xavier Cooks ou l’ancien NBAer Derrick Walton Jr, entre autres. Le coup d’envoi de cette finale au meilleur des cinq matchs aura lieu demain vendredi à 9h30 du matin. Avec à la clé, on l’espère, le premier joueur français champion en NBL.





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