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NBA 2020-2021

NBA : Les Sacramento Kings, une disette qui dure depuis (trop) longtemps

Tom Compayrot

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NBA : Les Sacramento Kings, une disette qui dure depuis (trop) longtemps
Photo Icon Sport

NBA 2020/21 – En perdant à Memphis alors qu’ils menaient de six points à trois minutes de la fin (score final 116-110), les Sacramento Kings ont officiellement été éliminés de la course aux playoffs. Une fin de match qui illustre la stagnation de cette franchise parmi les plus anciennes de la ligue. Les Kings n’ont pas connu les playoffs depuis 2006, un record.

En NBA, les systèmes de draft et de salary cap assurent une rotation des équipes au sommet de la ligue. C’est ainsi que des équipes comme les Nets ou les Sixers dominent aujourd’hui la NBA, alors qu’elles végétaient dans les bas-fonds de la Conférence Est il y a quelques années. Mais pour les Kings, les saisons se suivent et se ressemblent. Cette année, pour la 14ème fois en 15 saisons, la franchise de Sacramento va finir au-delà de la dixième place.

Des résultats sportifs décevants saison après saison

Pour la quinzième saison d’affilée, les Kings ne vont donc pas connaître les playoffs NBA. Cette longue disette égale le record des Clippers, qui n’avaient pas atteint les phases finales de 1977 à 1991. La dernière campagne de playoffs des Kings remonte donc à la saison 2005/06. Mike Bibby, Peja Stojakovic et Metta World Peace, tous retraités aujourd’hui, étaient les têtes d’affiche de l’équipe. Après une défaite au premier tour, les Kings se sont installés dans une médiocrité qui dure jusqu’à aujourd’hui. Les passages de DeMarcus Cousins (21.1 points et 10.8 rebonds de moyenne en 7 saisons sous le maillot des Kings) ou de Tyreke Evans (17.2 points, 4.7 rebonds et 4.7 passes en 5 saisons) auront donné aux fans de quoi espérer, jusqu’à ce que les deux partent tour à tour chez les Pelicans de la Nouvelle-Orléans.

Saison après saison, un flou pèse sur les fans de l’équipe californienne. Que vise exactement la franchise ? Les playoffs sont annoncés comme un objectif des dirigeants, mais ces derniers ne suivent pas leurs paroles par des actes quand il s’agit de recruter. Les signatures de joueurs moyens s’accumulent et ne semblent mener à rien. De plus, le noyau de jeunes entouré de ces vétérans limités permet à l’équipe de gagner un minimum de matchs qui les éloignent des premiers choix de draft. Sur les quinze dernières années, les Kings n’ont qu’une seule fois été dans le Top 3 de la draft. Les meilleurs joueurs de chaque cuvée leurs sont à chaque fois passés sous le nez. Cette stratégie ne porte donc clairement pas ses fruits et interroge sur la compétence des dirigeants de la franchise.

Un management en question

Les Kings version 2020/21 ont encore une fois déçu. Les mouvements d’effectif pendant l’inter-saison y sont pour beaucoup. L’hiver dernier, le management de Sacramento a laissé partir Bogdan Bogdanovic sans rien obtenir en retour et n’a entrepris aucune signature d’envergure si ce n’est un Hassan Whiteside qui n’aura eu aucun impact de la saison. Résultat, malgré quelques bricolages à la trade deadline, l’effectif des Kings s’est trouvé trop faible pour lutter pour les playoffs à l’Ouest. Un De’Aaron Fox de niveau all-star (25.2 points et 7.2 passes de moyenne) aura tant bien que mal maintenu l’équipe à flot, mais cela n’aura pas été suffisant.

Il y a deux ans, les dirigeants des Kings congédiaient le coach Dave Joerger, qui venait de mener son équipe aux portes des playoffs (9èmes), en obtenant le meilleur bilan de la franchise depuis la saison 2005/06 (39 victoires pour 43 défaites). Celui-ci avait réussi à instaurer une identité à sa jeune équipe, avec un style de jeu ultra-rapide faisant fureur. Les bases d’un bel avenir étaient posées. Ce licenciement a largement été critiqué à l’époque. Trois jours plus tard, l’ex-coach des Lakers Luke Walton était recruté pour remplacer Joerger. Depuis, celui-ci n’a pas réussi à ne serait-ce qu’égaler son prédécesseur. Les Kings végètent depuis deux saisons entre la dixième et la douzième place avec un fond de jeu inexistant.

Des drafts ratées

Les mauvais choix de ce type sont devenus une habitude chez les Kings. À la draft notamment, les joueurs choisis très haut par les Kings sont nombreux à avoir déçu. Certains, comme Thomas Robinson (choix n°5 en 2012) ou Nik Stauskas (choix n°8 en 2014) ne sont même plus en NBA. D’autres, comme Ben McLemore (choix n°7 en 2013) ou Willie Cauley-Stein (choix n°6 en 2016) sont aujourd’hui des joueurs de fin de rotation ailleurs qu’à Sacramento.

Puis il y a le cas Marvin Bagley III. Choisi en deuxième position en 2018 devant des prodiges comme Luka Doncic ou Trae Young, l’ailier fort n’a toujours pas validé une saison complète sous le maillot des Kings. Si ses multiples blessures n’ont pas aidé, son cas a été particulièrement mal géré par les Kings. Son talent indéniable pourrait s’exprimer dans une autre franchise dès la saison prochaine. Il reste aux fans des Kings à espérer que leurs pépites De’Aaron Fox et Tyrese Haliburton ne connaissent pas un destin similaire dans le futur.


Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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