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Euro de handball

Nedim Remili : « La confiance, c’est la force de cette équipe »

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Photo EHF / Kolektiff Images

CHAMPIONNAT D’EUROPE MASCULIN DE HANDBALL 2024 – La France est championne d’Europe ! Et un mot est souvent revenu tout au long de la compétition : la confiance qui règne au sein de ce groupe.

L’équipe de France possède un tel vivier que le danger peut venir de partout. Il n’y a pas un joueur qui tire la couverture à lui. Et dans un match, quand l’un est un peu en-dedans, il y a les cartouches sur le banc pour le suppléer. C’est ce qu’ont répété Guillaume Gille et ses joueurs tout au long de la compétition. Que ce soit le match de Melvyn Richardson face à l’Islande ou encore la fin de compétition d’Elohim Prandi, les exemples ne manquent pas pour illustrer ce fait. Ce qu’a confirmé le MVP de l’Euro, Nedim Remili :

Moi j’ai adoré ce tournoi, pas que personnellement, j’ai adoré ce tournoi en tant qu’équipe. Même après la Suisse, nous on est arrivés le lendemain et il y avait une pure sérénité avant d’affronter l’Allemagne. L’Allemagne qui venait faire deux gros matchs avant nous. Il y avait une pure sérénité parce qu’on se fait confiance. On sait que tout le monde peut apporter et ça a été le cas. Hugo fait 60 incroyables contre la Suède. Aujourd’hui c’est Dylan qui fait 60 minutes attaque/défense.

Je pense que je peux encore faire bien mieux que ça. J’ai perdu pas mal de ballons dans la compète, j’ai énormément joué mais j’ai perdu quand même pas mal de ballons. Je pense que je peux encore mieux gérer. J’adore ce poste de demi-centre. C’est ma troisième complète en tant que demi-centre de cette équipe. J’ai trois finales, deux gagnées, une perdue.

Je suis juste fier encore une fois d’avoir cette confiance. Je commence la deuxième mi-temps sur le banc et c’est comme ça qu’on me refait rentrer. Et puis à la fin, même Kentin il me dit « vas-y, c’est ton moment« . Tout le monde sait à quel point j’aime ce genre de moment. J’aime avoir ce genre de pression. Mais ce n’est pas tant la pression qui m’exalte, c’est la confiance de mes coéquipiers qui me rend meilleur. J’en ai jamais vu un râler et à l’inverse, on ne râle pas non plus les uns sur les autres. Je pense qu’on se fait tous confiance. On a vu la fin de compète d’Elo, il nous a encore mis un but super important dans cet overtime. Il y a Dika qui a été peu en réussite au shoot. […] Et on lui fait confiance, même s’il avait raté encore, on lui ferait confiance encore. Parce que voilà, c’est la force de cette équipe. On se connaît, on sait qu’il peut apporter à cette équipe. Donc voilà, c’est juste une grande fierté ce titre européen.

Tout au long du match, les arrières n’ont pas été à la fête (5/17). Mais les ailiers ont pris le relais, et surtout le pivot Ludovic Fabregas qui a réalisé un match énorme (8/10).

Dika Mem : « On a toujours cru en nous »

Il a été énorme, c’est dans les standards de Ludovic. On a pour habitude des fois de banaliser ce genre de performance mais c’est pas facile de faire ça à haut niveau tout le temps et ça montre pourquoi il est le meilleur pivot aujourd’hui au monde. Je suis super content pour lui parce qu’il le mérite et c’est un joueur très très important pour l’équipe de France.

On sait qu’on a des pivots super bons, on a eu beaucoup de tirs d’ailiers aussi, les arrières, on a été moins en réussite aujourd’hui. Mais voilà, c’est ça, c’est l’équipe de France. On a un collectif très très fourni. Tout le monde est capable de tirer le groupe vers l’avant. Aujourd’hui , ça a été Ludovic et on est super contents.

Les deux matchs les plus importants demi-finales, finale : on était derrière, on est restés groupés. Le collectif a continué à pousser et on a toujours cru en nous, que ce soit individuellement ou collectivement. Et au final ça donne un titre de champion d’Europe. Et ça, ça doit être notre force pour les prochaines compétitions.

Même son de cloche du côté du capitaine Luka Karabatic :

Je pense que d’avoir ce groupe large, étoffé, ça nous a vraiment beaucoup servi. Je pense qu’au-delà de ça, c’est aussi la façon dont on s’est montré solidaires. Il n’y a jamais personne qui a tiré la couverture à soi. C’était toujours le groupe, l’équipe mise en avant et je pense que c’est un état d’esprit qui nous a aidés. Ça s’est vu sur la demie et sur la finale.

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