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Patinage artistique : Ce qu’il faut retenir de la finale du Grand Prix

Zélie Germain

Publié le

Patinage artistique Ce qu'il faut retenir de la finale du Grand Prix
Photo Icon Sport

PATINAGE ARTISTIQUE – C’est un vrai feu d’artifice qui a clôturé la première partie de la saison, à l’occasion de la finale du Grand Prix à Turin. Après trois ans d’absence à cause du Covid, on a enfin les nouveaux vainqueurs de la finale, découvrez-les !

Mai Mihara, le retour gagnant

Quelle saison formidable pour la Japonaise Mai Mihara ! Après avoir connu de nombreux soucis de santé, elle est revenue au meilleur de son niveau, en gagnant ses deux GP et surtout en gagnant cette finale. La surprise vient de sa compatriote Kaori Sakamoto, pourtant en tête après le court, qui a réalisé un libre quasi catastrophique la faisant terminer 5e. Une désillusion pour la championne du monde en titre, qui devra aller gagner sa place pour les 4 Continents et les Mondiaux lors des championnats nationaux japonais, qui promettent d’être très serrés.

C’est l’Américaine de 15 ans Isabeau Levito qui a profité de la défaillance de Sakamoto. Malgré une chute, elle a pu remonter à la 2e place. La Belge Loena Hendrickx, seule représentante européenne, complète le podium et se place définitivement comme grandissime favorite au titre européen. La troisième Japonaise, Rinka Watanabe, termine au pied du podium, tandis que la Coréenne Yelim Kim prend la 6e et dernière place.

Shoma Uno au rendez-vous

Après un programme court plutôt décevant, nous avons vécu un libre absolument exceptionnel à Turin, avec quatre sans-fautes. L’Américain Ilia Malinin a peut-être réalisé le plus bel exploit, avec un quadruple axel de toute beauté et quatre autres quadruples. Malheureusement, il paye son mauvais court et ne termine « que » 3e. Devant lui, on retrouve deux Japonais, Shoma Uno et Sota Yamamoto, respectivement 1e et 2e. Ils ont réussi à rester consistants entre le court et le libre. Uno s’offre enfin une victoire en finale, pour sa 5e participation.

Derrière, déception pour l’Italien Daniel Grassl, à domicile, qui termine en dernière place et qui était en position pour accrocher un podium après le programme court. Dans une compétition très relevée, ses quelques erreurs sur le libre ont coûté trop cher. Déception aussi pour le Japonais Kao Miura, 3e après le court, qui est redescendu en 5e position à la suite du libre. Le dernier Japonais engagé, Shun Sato, prend la médaille en chocolat.

3/4 pour le Japon

C’est presque un carton plein pour l’équipe japonaise, avec trois médailles d’or remportées sur cette finale du Grand Prix. La paire Riku Miura et Ryuichi Kihara s’est imposée d’un souffle face aux Américains Alexa Knierim et Brandon Frazier. Le duel était attendu, et il a tenu toutes ses promesses : à peine plus d’un point les sépare. Le Japon, habituellement fort dans les catégories individuelles mais moins en couple et en danse, s’est trouvé un formidable couple appelé à dominer la scène internationale.





La belle histoire vient des Italiens Sara Conti et Niccolo Macii. Derniers qualifiés, leur présence à la finale était déjà une belle performance en soi. Ils ne s’attendaient probablement pas à prendre une médaille, devant leur public. Et pourtant, c’est bien eux qui obtiennent le bronze, devant les Canadiens Stellato-Dudek / Deschamps. Ces derniers ont connu un programme libre très difficile qui les a empêché de ravir cette dernière médaille.

Gilles / Poirier en leaders, Chock / Bates se relancent

Les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier, attendus en leaders, ont répondu présent et se sont imposés sur la glace de Turin. Les Américains Madison Chock et Evan Bates, à la peine en ce début de saison, se sont enfin retrouvés et prennent l’argent. Ils avaient en effet connu des GP difficiles, dont une défaite face aux Canadiens Fournier-Beaudry / Soerensen au Trophée NHK. Avec une chute dans leur danse libre, ces derniers n’ont pas pu jouer les premiers rôles.

Pour compléter le podium, ce sont Charlène Guignard et Marco Fabbri qui ont ravi leur public, et qui seront en pole position pour l’or européen en janvier. A 33 et 34 ans, ils ont une vraie occasion de garnir un peu plus leur palmarès. Ils relèguent à six points leurs concurrents européens, les Anglais Lilah Fear et Lewis Gibson, qui doivent se contenter de la 4e place.

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