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Qui sont les favoris pour le maillot à pois du Tour de France 2025 ?

Maxime Cazenave

Publié le

Qui sont les favoris pour le maillot à pois du Tour de France 2025
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Qui succèdera à Richard Carapaz, vainqueur du maillot à pois lors de l’édition 2024 de la Grande Boucle ? Le point sur les potentiels candidats.

Si entre 2020 et 2022 le vainqueur du Tour de France avait également vampirisé le classement du maillot à pois (Pogacar en 2020 et 2021, Vingegaard en 2022), les deux dernières éditions avaient permis à un pur grimpeur de rafler la mise (Ciccone en 2023, Carapaz en 2024). En ce qui concerne cette édition 2025, la porte reste ouverte à un pur grimpeur, mais il ne faudra pas chômer pour se mettre à l’abri des deux habituels candidats au maillot jaune, Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar.

Vingegaard ou Pogacar, inévitablement ?

Alors que Richard Carapaz a dû déclarer forfait ce weekend, et que Giulio Ciccone fait l’impasse après avoir arpenté les routes du Giro en mai dernier, les regards sont naturellement tournés vers les deux immenses favoris de cette Grande Boucle. Si l’on avait encore un doute, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates-XRG) et Jonas Vingegaard (Visma Lease a bike) ont confirmé leur totale supériorité dès que la route s’élève lors du dernier Dauphiné.

Avec cinq arrivées situées au sommet d’un col hors catégorie (Hautacam, Luchon-Superbagnères, Ventoux, Col de la Loze, La Plagne) auxquelles il faut ajouter le contre-la-montre vers Peyragudes, qui devrait se résumer à une bataille entre favoris, cela fait donc de nombreuses opportunités d’accumuler les points. D’autant plus que les deux lascars ont tendance à laisser des miettes à l’adversité lorsque la guerre est enclenchée. À moins que l’écart entre les deux hommes soit déjà rédhibitoire en troisième semaine, il faudra s’accrocher pour jouer le classement de la montagne.

Lenny Martinez, la meilleure carte côté français ?

Malgré tout, un pur grimpeur pourrait tirer son épingle du jeu. Mais ce grimpeur devra avoir des jambes de feu pour multiplier les échappées durant les trois semaines, notamment lors des étapes proposant plusieurs cols dans la journée. Pour son premier Tour de France, Lenny Martinez (Bahrain Victorious), vainqueur d’étapes sur Paris-Nice, le Tour de Romandie et le Critérium du Dauphiné cette saison, devrait avoir carte blanche pour tenter les coups, laissant Santiago Buitrago jouer le général. Si cette tendance se confirme, le Tricolore pourrait rapidement devenir un candidat sérieux avec ses qualités naturelles lorsque la route s’élève.

Dans une moindre mesure, d’autres coureurs français pourraient essayer de jouer la tunique. Un Louis Barré (Intermarché-Wanty) offensif, un Kévin Vauquelin (Arkéa-B&B Hotels) en grande condition, ou bien un Guillaume Martin (Groupama-FDJ) ayant perdu toutes ambitions au général, voire un Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling) avec des jambes de feu. Ce dernier a d’ailleurs déjà remporté ce classement en 2018. Mais on peut également citer Clément Champoussin (Astana). Dans une équipe qui devrait chercher à se montrer en échappée régulièrement, le grimpeur tricolore affiche une forme étincelante cette année, et sa formation verrait sans doute d’un bon œil que le local de l’épreuve se pare de blanc et rouge.





Les grimpeurs et les déçus du général au portillon

Toutefois, la concurrence sera rude. Comme évoqué plus haut, la bataille pour le maillot jaune, et même pour le podium, risque d’être restreinte à une poignée de coureurs. Ainsi, de nombreux leaders pourraient rapidement revoir leurs ambitions au classement général pour se focaliser sur la conquête du maillot de meilleur grimpeur. Parmi les garçons qui seront sans doute trop juste pour viser haut, une multitude de candidats potentiels se dégagent. D’Enric Mas (Movistar) à Ben O’Connor ou Eddie Dunbar (Jayco-AlUla), en passant par Tobias Johannessen (Uno-X Mobility), Ion Izagirre (Cofidis), voire Oscar Onley (Picnic-PostNL), de nombreux candidats potentiels risquent de se déclarer au fil des défaillances des uns et des autres dans les deux premières semaines.

Par ailleurs, il ne faut pas non plus omettre les coureurs polyvalents, capables de s’illustrer sur tous les terrains. Dans ce registre, la EF Education-First présente deux belles cartes en Neilson Powless et Ben Healy. Un Michael Woods (Israel- Premier Tech) pourrait également s’immiscer dans la lutte, mais le vétéran canadien manque de référence cette année.

Bref, vous l’aurez compris, les prétendants risquent d’être nombreux, promettant une bataille de tous les instants. Néanmoins, les favoris au général auront sans aucun doute l’issue de ce classement entre les mains, laissant un suspense total.

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