Rythme infernal, Waerenskjold, Alaphilippe… les 4 enseignements de la 11e étape du Tour de France 2026
TOUR DE FRANCE 2026 – Découvrez les quatre enseignements de la 11e étape remportée par Søren Wærenskjold.
Un Tour de France déjà réussi pour Uno-X Mobility
Le maillot jaune pour Torstein Træen, une victoire d’étape pour Søren Wærenskjold : le Tour de France est d’ores et déjà une réussite pour Uno-X Mobility. La formation norvégienne, encore jeune au plus haut niveau de la Grande Boucle, décroche son deuxième succès d’étape en deux ans.
Après Jonas Abrahamsen, c’est le puissant sprinteur norvégien qui lève les bras au terme d’un sprint décousu, mais parfaitement maîtrisé. Bien placé au bon moment, il a senti l’ouverture et lancé son effort au moment idéal.
La progression de l’équipe norvégienne est constante. Douzième du classement UCI 2026-2028 en début de semaine, elle s’est désormais installée parmi les meilleures formations du peloton et peut légitimement viser un Top 10 mondial en fin de saison.
Surtout, elle a remporté cette étape tout en plaçant Anthon Charmig à l’avant de la course. Une démonstration qu’il est possible de jouer sur les deux tableaux. Une approche dont certaines équipes de sprinteurs pourraient s’inspirer.

Enfin un peu de lumière pour Julian Alaphilippe
Jusqu’ici, le Tour de France de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling Team) ressemblait à un long chemin de croix. Sa 134e place, mardi au Lioran, avait encore illustré ses difficultés. Une étape qui, quelques années plus tôt, aurait pourtant correspondu à ses qualités de puncheur.
On l’avait vu lancer un équipier en début de course avant de rapidement rentrer dans le rang, comme vidé après une seule accélération. Bien loin du coureur qui terrorisait le peloton lors du Tour de France 2019.
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Ce n’est « qu’une » échappée, mais elle pourrait lui redonner de la confiance. Accompagné d’Anthon Charmig (Uno-X Mobility), Nelson Oliveira (Movistar Team) et Mathis Le Berre (TotalEnergies), le Français a passé plus de 120 kilomètres à l’avant. Pour la première fois depuis le départ de Barcelone, il a animé durablement une étape.
Certes sur un profil de plaine, mais pouvait-il espérer beaucoup mieux dans sa forme actuelle ? Rien n’est moins sûr. Même si la dernière difficulté lui a été fatale, il aura au moins retrouvé ce tempérament offensif qui a construit sa popularité.
Un rythme infernal, une étape record
Une étape de transition ? Une journée pour récupérer ? Les coureurs du Tour de France 2026 en ont décidé autrement. Cette étape entre Vichy et Nevers est devenue la plus rapide de l’histoire de la Grande Boucle avec une moyenne de 50,91 km/h, effaçant des tablettes le record établi entre Laval et Blois lors du Tour 1999 (50,35 km/h).
Le scénario a également été inhabituel. Contrairement aux dernières années, où les échappés géraient souvent leurs efforts en sachant que le peloton ne leur laisserait que peu d’espoir, les hommes de tête ont roulé à bloc dès les premiers kilomètres. Avec une première heure disputée à 52,8 km/h de moyenne, le ton était donné. Aucun calcul, seulement une énorme bataille pour prendre l’échappée, puis un engagement total jusqu’à l’arrivée.
Mads Pedersen limite les dégâts dans la course au maillot vert
Seulement 11e de l’étape, Mads Pedersen (Lidl-Trek) a une nouvelle fois montré ses limites dans un sprint massif. Pourtant, sa journée n’est pas si mauvaise. Le Danois profite de la contre-performance relative de son principal rival, Biniam Girmay (NSN Cycling Team), seulement sixième à Nevers.
Résultat : le maillot vert conserve 45 points d’avance (317 contre 272). Une marge précieuse alors que les occasions promises aux sprinteurs deviennent de moins en moins nombreuses.
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Encore mieux pour le Danois, Tim Merlier (Soudal Quick-Step) est totalement passé à côté de son sprint et n’a terminé que 15e, derrière lui. Le Belge accuse désormais 94 points de retard. Si Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), troisième avec 255 points, reste un candidat crédible, il n’a lui non plus pas réussi à inverser la tendance.
Quant au vainqueur du jour, Søren Wærenskjold, il n’occupe que la septième place du classement par points avec 159 unités et ne représente pas une menace à ce stade de la course.


