Ski alpin : Le point sur la sélection française pour les Mondiaux
SKI ALPIN 2024/2025 – À un peu moins d’un mois du début des Championnats du monde de Saalbach (4 au 16 février), Dicodusport fait le point sur la sélection française.
La règle
L’équipe de France peut retenir 24 athlètes avec un maximum de 14 par genre. Elle peut engager 4 skieurs ou skieuses dans chaque épreuve individuelle.
Sauf catastrophe, ils seront du voyage
Vitesse hommes
Puisque Cyprien Sarrazin est malheureusement hors-jeu, quatre noms se détachent et semblent selon toute vraisemblance assurés de figurer dans la liste de la FFS. Nils Allègre est respectivement 6e et 9e au classement de la Coupe du monde en descente et en super-G. Blaise Giezendanner est lui 20e et 14e. Adrien Théaux fera figure de capitaine du haut de ses 40 ans. Dans les points par trois fois en quatre départs cette saison, sa place semble acquise même s’il n’a plus la forme d’il y a quelques saisons.
Alexis Pinturault est toujours en quête de repères après sa grave blessure de l’hiver dernier. Il n’a pris part en vitesse qu’à deux super-G (10e à Beaver Creek, 44e à Val Gardena). Pour l’heure, on l’a plus souvent vu en action en géant puisqu’il a pris part aux trois courses disputées. Son meilleur résultat reste sa 16e place à Beaver Creek. Il sera sans surprise l’une des têtes d’affiches de l’équipe de France bien que ses résultats soient pour l’heure en dessous de ses standards habituels. Il pourrait en outre jouer un rôle dans les épreuves par équipes.
Technique hommes
Deux noms sortent du lot en slalom. Clément Noël et Steven Amiez seront les incontournables de la sélection française. Après deux victoires pour débuter la saison, le premier s’est fait très peur sur le géant de Val d’Isère et a été contraint de déclarer forfait pour le slalom. Sa sixième place à Alta Badia a rassuré, avant de sortir dès la première manche ce mercredi, à Madonna di Campiglio. Steven Amiez tourne pour sa part autour de son premier podium. Sixième du premier slalom, quatrième du deuxième, il est ensuite sorti par deux fois en deuxième manche alors qu’il était en lice pour la gagne. Sa quatrième place à Madonna di Campiglio confirme toutefois ses progrès.
Ils devraient être accompagnés en géant par Léo Anguenot et Thibaut Favrot (en plus d’Alexis Pinturault bien sûr). Le premier a passé un cap cette année en décrochant son premier podium dans la discipline à Alta Badia et se rapproche du top 15 à la WCSL. Il est actuellement onzième au classement du petit globe. S’il n’a pas encore de podium en géant, Thibaut Favrot est pour sa part très régulier dans le top 20.
🤯 La performance EXCEPTIONNELLE de Léo Anguenot ! Le Français termine deuxième du géant d’Alta Badia derrière Marco Odermatt !
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— Eurosport France (@Eurosport_FR) December 22, 2024
Vitesse femmes
Le suspens est assez peu présent dans la mesure où elles ne sont que quatre à composer le groupe de vitesse de l’équipe de France A. On devrait par conséquent retrouver dans la liste Romane Miradoli (une victoire et deux fois troisième en carrière), Laura Gauché (une troisième place en carrière), Karen Clément et Camille Cerutti.
Technique femmes
Il y a un peu plus de suspens à ce niveau-là. Si Clara Direz est assurée d’être présente étant donné la faible concurrence en géant et ses examens rassurants après sa chute lors du géant de Semmering, il demeure des incertitudes en slalom en raison de l’émulation collective. Néanmoins, trois noms semblent d’ores et déjà assurés de défendre leurs chances à Saalbach : Marie Lamure, Clarisse Brèche (en géant également) et Chiara Pogneaux figurent actuellement aux 16, 21 et 27e place au classement du petit globe.
Ils sont bien partis
En faisant les comptes, on dénombre ainsi huit hommes (quatre en vitesse et cinq en technique) et huit femmes (quatre en vitesse et quatre en technique). Il resterait donc 8 places à pourvoir pour un maximum de six hommes ou six femmes et aucune en vitesse féminine. Il est fort probable que les quotas restants soient dévolus à la vitesse masculine et aux disciplines de technique.
Vitesse hommes
Florian Loriot semble en bonne position. Spécialiste du super-G, sa récente 9e place à Bormio lui a sans doute rapporté de précieux points dans la course aux Mondiaux. Très performant sur les entraînements, Matthieu Bailet a un peu plus de mal en course. Cela étant, il compte deux top 20 qui malgré les désillusions (60e sur la descente de Val Gardena, course non-achevée sur la descente de la Birds of Prey et le super-G de Bormio) pourraient suffire au moment de trancher.
Technique hommes
Deux 14e places et deux sorties. Tel est le bilan de Paco Rassat en slalom cette saison avant le slalom de Madonna lors duquel il a signé son meilleur résultat (12e). Le Français de 26 ans devrait faire partie du contingent tricolore à Saalbach à condition de bien négocier le mois de janvier où quatre autres slaloms pourraient redistribuer les cartes.
Pour eux, les Mondiaux sont encore loin
Hommes
À ce stade, on dénombrerait 11 hommes et 8 femmes. La donne est plus compliquée pour Maxence Muzaton qui depuis sa 5e place à Kitzbühel en janvier dernier, ne compte qu’une apparition dans les points (16e à Beaver Creek) en cinq courses. La descente de Bormio pourrait servir à Nils Alphand qu’il a conclue à la 14e position. Néanmoins, rien n’est moins sûr et il devra se montrer impérativement courant janvier à Wengen et à Kitzbühel. Il resterait alors une place pour deux en slalom et une pour quatre en géant.
La première devrait se jouer entre Victor Muffat-Jeandet et Hugo Desgrippes. Le premier a l’avantage grâce à ses récentes 16e et 20e places à Val d’Isère et Madonna. Cela faisait presque deux ans qu’il n’était pas parvenu à prendre la qualification dans la discipline. Hugo Desgrippes part de plus loin, mais les quatre slaloms de janvier seront cruciaux. En géant, « VMF » peut faire valoir sa polyvalence face aux purs spécialistes que sont Diego Orecchioni, Flavio Vitale et Alban Elezi-Cannaferina. Le premier reste sur une 26e place lors du géant d’ouverture à Sölden. Le deuxième a terminé 27e bien plus récemment à Alta Badia. Le troisième n’a jamais pour sa part jamais pris la qualification en Coupe du monde, mais a signé deux deuxièmes places en Coupe d’Europe au mois de décembre. Enfin, le 4e est entré dans les points à Val d’Isère dès son 2e départ en Coupe du monde (23e).
Il reste deux géants à disputer avant les Mondiaux. L’hypothèse la plus probable pourrait être de retenir les deux spécialistes de la vitesse ainsi que Muffat-Jeandet grâce à sa polyvalence. Cela porterait le total à 14 hommes sélectionnés, soit le maximum autorisé en profitant du fait que le réservoir féminin soit moins dense. Cela reste néanmoins de la théorie pour l’heure. On peut en effet imaginer également que le staff retienne l’un des deux spécialistes de la vitesse et deux techniciens pour se donner de la possibilité d’aligner quatre skieurs dans chaque épreuve en cas de forfait.
Femmes
Il resterait une place à prendre en slalom et deux en géant. Caitlin McFarlane n’a pas marqué le moindre point en Coupe du monde cette saison mais a signé des performances encourageantes en Coupe d’Europe (trois top 20 dont une 7e place). Elle a pour elle sa polyvalence puisqu’elle concourt aussi bien en slalom qu’en géant. En partant du principe que Romane Miradoli prendrait le dernier spot en géant, le choix de McFarlane pour disputer le géant et le slalom témoignerait d’une volonté d’envoyer une délégation féminine resserrée à Saalbach puisqu’elles ne seraient que 9.
Face à elle, Marion Chevrier a le désavantage de ne courir que le slalom mais l’avantage d’avoir obtenu de meilleurs résultats (deux deuxièmes places en Coupe d’Europe cette année). Si elle n’a pas encore réitéré ses performances de l’an dernier en Coupe du monde on peut toutefois émettre l’hypothèse que les deux soient du voyage et que l’une dispute le géant – McFarlane en l’occurrence – et l’autre le slalom. Cela étant, le mois de janvier livrera là encore de précieux enseignements à l’encadrement tricolore. Doriane Escané et June Brand sont également dans la course mais devront impressionner si elles veulent prétendre à un ticket. L’équation semble plus compliquée pour Laurine Lugon-Moulin.
Le point sur l’infirmerie
La France fera sans Cyprien Sarrazin. La nature de sa blessure à Bormio (hématome intra-crânien) invitait à la prudence, d’autant que le double vainqueur de Kitzbühel a dû passer sur la table d’opération. Rapatrié en France, sa saison est officiellement terminée.
Adrien Fresquet figurait lui dans la composition de l’équipe de France lors de l’annonce en mai dernier, mais a dû depuis passer par la case opération pour soigner son genou droit et son tibia gauche. On l’a revu sur le premier entraînement à Beaver Creek. Une descente inachevée puisqu’une nouvelle blessure au tibia gauche l’a finalement contraint à repasser entre les mains de son chirurgien. On ne le verra pas à Saalbach.
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