Top 14 2025-2026 : 10 jeunes pépites françaises à suivre cette saison
TOP 14 2025/2026 – L’Élite française regorge de jeunes talents qui se révèlent chaque année aux yeux du grand public. À la recherche des prochaines étoiles montantes, nous avons concocté une liste de joueurs de 24 ans ou moins qui pourraient bien émerger cette année au plus haut niveau. Pêle-mêle de notre Top 10 des jeunes pépites françaises à suivre de près.
1. Patrick Tuifua – Toulon (troisième ligne, 20 ans)
Le jeune troisième ligne (20 ans), originaire de Nouvelle-Calédonie, s’est révélé lors du Tournoi des Six Nations U20 2024 avec les Bleuets, au point d’être courtisé par une grande partie de la planète rugby. De Nouvelle-Zélande au Top 14 (la moitié des clubs se sont penchés sérieusement sur le dossier) Patrick Tuifua est devenu le prospect n°1. Alors que l’on pensait le voir évoluer au pays des All Blacks, c’est finalement le RC Toulon qui s’est montré le plus convaincant, en enrôlant la pépite française, suivie de près par la FFR.
Nous verrons donc ce talent brut éclore davantage sur la Rade, un luxe pour les supporters varois et un plaisir immense pour les passionnés de Top 14. Attention toutefois de ne pas se brûler les ailes et à ne pas l’envoyer trop tôt dans les étoiles. À lui d’aller les décrocher, car un avenir radieux lui est promis, chez les Bleus comme à Toulon.
2. Paul Mallez – Toulouse (pilier, 24 ans)
Révélation de la récente tournée d’été en Nouvelle-Zélande avec le XV de France, Paul Mallez a vécu une ascension express, de la Pro D2 avec Provence Rugby au plus haut niveau international. Si le joueur formé au RC Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle, avait déjà foulé les pelouses de Top 14 avec le Stade Toulousain ces dernières années (24 apparitions, 2 titularisations), c’est bien en prêt du côté d’Aix-en-Provence que le garçon parfait sa progression. Après deux saisons pleines dans les Bouches-du-Rhône, le pilier droit de 24 ans est alors jugé fin prêt par Ugo Mola et son staff pour réintégrer l’effectif toulousain.
En cumulant intelligemment du temps de jeu à l’étage du dessous, le joueur est arrivé à maturité à un poste où il est très rare de performer avant d’avoir disputé plusieurs saisons chez les professionnels. Paul Mallez pourrait-il être le successeur tant attendu de Uini Atonio à droite de la mêlée des Bleus ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais même Scott Robertson, le sélectionneur des All Blacks, fut ébloui par le profil du Tricolore, qu’il a complimenté cet été à l’issue de la série de tests.
Scott Robertson impressionné par Paul Mallez 🤩
Le sélectionneur des All Blacks a visiblement bien aimé les qualités du pilier droit du Stade Toulousain !#NZLFRA pic.twitter.com/jD0SmMJLsc
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) July 19, 2025
3. Mathis Ferté – Toulon (ailier ou arrière, 21 ans)
Champion du monde U20 en 2023, Mathis Ferté fait partie d’une belle génération dorée, qui ne demande qu’à éclore. À 21 ans seulement, le Lotois d’origine a affolé le marché des transferts des plus grosses écuries du championnat (La Rochelle, Toulouse), mais c’est finalement le RC Toulon qui a cassé sa tirelire pour s’offrir les talents du jeune joueur. Après deux exercices aboutis du côté de Brive en Pro D2 (22 essais), il retrouve donc le Top 14, qu’il avait découvert à 18 ans avec le club corrézien (première apparition le 8 octobre 2022 sur la pelouse de… Mayol). Capable d’évoluer avec brio à l’arrière, à la mêlée et même parfois sur une aile, Mathis Ferté est d’une polyvalence rarissime. Un couteau suisse si précieux que le RCT se fera un plaisir d’aiguiser, pour en faire une des armes principales de sa ligne d’attaque.
4. Gabin Lorre – Lyon (arrière, 23 ans)
La trajectoire de Gabin Lorre n’a pas toujours été linéaire. Sous les couleurs de Montpellier en Crabos (U18), il n’entre pas dans les plans de son entraineur, qui le juge pas encore prêt physiquement et part rebondir du côté de Pézenas. Une année fructueuse plus tard, il signe à Béziers, toujours dans son Hérault natal, puis passe professionnel durant l’été 2021. Saison après saison, le joueur de 23 ans prend de l’épaisseur au sein de l’effectif, au point de devenir titulaire indiscutable dans le fond du terrain biterrois.
Relanceur insaisissable, dôté d’un jeu au pied de mammouth et finisseur hors pair, Gabin Lorre se démarque en plantant essai sur essai (30 lors des deux derniers exercices) tout en faisant briller l’ASBH, qui échoue aux portes des barrages (7ᵉ). Ses performances lui valent les yeux doux de nombreux recruteurs du Top 14, mais c’est à Lyon, loin de ses terres d’origine, qu’il décide de poser ses valises. Le palier à franchir est certes immense, mais l’ex-Biterrois possède toutes les aptitudes pour s’implanter durablement au sein du paysage national de l’ovalie.

5. Xan Mousquès – Bordeaux (arrière, 19 ans)
La carrière du Basque Xan Mousquès, formé à Nafarroa, a démarré à vitesse grand V. Pour son premier match de Top 14 avec l’Aviron Bayonnais (face à Pau le 14 septembre dernier), le trois-quarts se distingue en inscrivant son premier essai chez les pros, à tout juste 18 printemps. Mieux encore, lors de sa deuxième apparition (contre Lyon le 10 octobre 2024), il plante cette fois un retentissant doublé. Trois banderilles en deux rencontres, c’est ce que l’on peut appeler un départ plus que prometteur pour l’arrière d’aujourd’hui 19 ans.
Vainqueur au sortir de l’hiver du Tournoi des Six Nations U20, Xan Mousquès confirme alors toute l’étendue de son talent, quelques semaines après que son transfert vers l’Union Bordeaux Bègles à compter de l’intersaison suivante soit rendu officiel. Malgré l’intérêt du Stade Toulousain notamment, la pépite basque file donc en direction de la Gironde, où l’argument du temps de jeu aurait pesé dans la balance. Le virevoltant n°15 pourra s’épanouir au côté des meilleurs arrières du pays et saisir sa chance durant les fenêtres internationales.
Point recrue, avec Xan Mousques, quel talent, le basque pue le rugby 🥰🥰 ! Sa passe au pied un petit bonbon pic.twitter.com/oguMlSxGPh
— Yann UBB LG – Podcast UBBistes ⭐ (@tuisovaubb) February 2, 2025
6. Ugo Pacome – La Rochelle (arrière, 20 ans)
À seulement 20 ans, Ugo Pacome comptabilise déjà 28 feuilles de matchs de Pro D2 avec Colomiers, son club formateur, dont 23 rien que la saison passée. Le jeune moustachu, vainqueur lui aussi du récent Tournoi des Six Nations U20 avec les Bleuets, est d’ailleurs considéré comme l’un des joueurs de sa génération au plus grand potentiel. Auteur de 7 essais avec la Colombe lors du dernier exercice, l’arrière – que l’on a également vu dépanner à l’ouverture – possède une palette très large.
Sens du placement, jeu au pied long et précis, relance tranchante, le Haut-Garonnais n’a pas tardé à être convoité par les formations de l’Élite. Et c’est avec la tunique des Maritimes de La Rochelle, qui souhaitaient renouveler leur ligne arrière (Niniashvili, Le Garrec, Lagivala), qu’Ugo Pacome découvrira le Top 14. Ce nouvel ADN joueur des Rochelais, autour de ses recrues, correspond parfaitement au profil du jeune tricolore.
7. Arthur Mathiron – Lyon (centre ou ailier 22 ans)
Encore un jeune diamant brut supplémentaire, qui a lui aussi brillé chez les Bleuets en étant champion du monde U20 en 2023 et qui a lui aussi fait ses armes en Pro D2 avant de plonger dans le grand bassin qu’est le Top 14. Oui, le vivier de jeunes talents français est d’une densité inégalable. Avant de pouvoir fouler les pelouses de l’élite hexagonale, Arthur Mathiron a en effet connu un chemin que l’on finira à force par nommer de classique, tant le nombre de pitchounes sont en train de l’emprunter. Espoir au LOU Rugby, le trois-quarts centre ou ailier est prêté du côté de Nevers, où il s’impose en tant que titulaire indiscutable durant deux saisons consécutives (48 apparitions dont 44 en tant que titulaire).
Il devient rapidement un atout phare de l’USON (20 essais en 2 saisons), ce qui lui octroie logiquement son ticket retour en direction de la Capitale des Gaules, où il est attendu pour intégrer la rotation d’effectif. Arthur Mathiron devra toutefois faire face à une concurrence solide, face à des ailiers habitués aux joutes du Top 14 (Wainiqolo, Dumortier, Ioane et Rattez).
8. Léo Carbonneau – Racing 92 (demi de mêlée, 20 ans)
Vous l’avez compris en lisant les trajectoires des pépites ci-dessus, tous ou presque ont fait les beaux jours des Bleuets avant d’exploser en Pro D2 les années suivantes. Et ce n’est pas le parcours de Léo Carbonneau qui échappera à la règle. Car le natif de Pau faisait partie du groupe champion du monde U20 en 2023 puis a animé, à l’instar de son pote Mathis Ferté, le jeu de Brive en deuxième division durant deux saisons, après avoir fait ses débuts en Top 14 à 18 ans, l’année de la descente du CAB (9 matchs). Fils de l’ancien international Philippe Carbonneau et neveu d’Olivier Carbonneau, également professionnel, le demi de mêlée de 20 ans a le rugby dans le sang.
En patron, il a dynamisé sans complexe le jeu des Corréziens durant deux ans. Si sa fougue lui a parfois fait défaut, l’expérience engrangée lui permet d’atteindre son rêve de Top 14 avec un joli bagage. Ses valises justement, il les pose à Nanterre, sur les bords de la pelouse synthétique de la Paris La Défense Arena, sa nouvelle scène de spectacle, où le rôle de chef d’orchestre du Racing 92 lui a été promis à la place de Nolann Le Garrec, parti à La Rochelle. Une sacrée promotion pour Léo Carbonneau, un gamin qu’il va falloir s’habituer à retrouver en prime time sur la chaîne cryptée.
9. Noah Nene – Stade Français (centre, 20 ans)
Le Francilien d’origine n’a « que » 17 feuilles de match professionnel à son actif, mais fait déjà partie des profils de jeunes talents suivis à la loupe par Fabien Galthié et son staff. Noah Nene fut même l’appelé surprise l’hiver dernier au sein d’une liste élargie du XV de France pour préparer le Tournoi des Six Nations. Une belle récompense pour le joueur de 20 ans, qui enchaînait les performances XXL avec l’US Dax, en Pro D2, où il était prêté par le Stade français.
Malheureusement pour lui, sa progression s’est stoppée nette par une blessure à l’épaule face à Grenoble. Une fin cruelle de son histoire dans les Landes, puisque le trois-quarts centre a depuis retrouvé Paris, pour évoluer en Top 14 avec le club de la capitale, bien que la moitié des écuries lui ait fait un appel du pied. Malgré son jeune âge, son impact physique et sa capacité à gagner la ligne d’avantage seront précieux pour le Stade Français, qui manquait grandement d’un joueur de son profil au centre du terrain.
Le meilleur de Noah Nene cette saison avec l’US Dax 🔥
De quoi lui ouvrir les portes de l’Équipe de France pour préparer le Tournoi des 6 Nations 🇫🇷 pic.twitter.com/B1iI8paVQc
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) January 16, 2025
10. Melvyn Rates – Montpellier (ailier, 19 ans)
Pour boucler ce Top 10 de jeunes joueurs français à suivre la saison prochaine, on se mouille (un peu) plus. Car Melvyn Rates attire déjà la lumière sans avoir pourtant joué le moindre match chez les professionnels. Espoirs en Reichel à Grenoble, il a participé à une rencontre avec les Bleuets face à l’Italie lors du dernier Tournoi des Six Nations U20, avec un essai à la clé. Son choix de rejoindre Montpellier, plutôt que de s’aguerrir patiemment en Pro D2 avec le FCG peut surprendre, mais il faut croire que le garçon a les qualités pour brûler les étapes. Le verra-t-on dès cette saison fouler les pelouses de Top 14 ? À moins que ce dernier ne soit finalement prêté par le MHR ? Quoi qu’il advienne, il faudra suivre de près les premiers pas de Melvyn Rates chez les Pros.


