Top 14 : Les 6 pépites françaises à suivre en 2024
TOP 14 2023-2024 – Victorieuse lors des trois dernières Coupes du monde U20, la jeunesse française ne manque pas de talent. La qualité de la formation et le système de JIFF (Joueurs Issus de la Formation Française) en Top 14 portent leurs fruits. Si certains jeunes espoirs ont déjà explosé aux yeux du grand public, d’autres sont en passe de le faire. Voici une liste non exhaustive des pépites françaises à suivre de près cette année.
- À ce sujet – Le calendrier du XV de France en 2024
En terrassant l’Irlande l’été dernier en finale du championnat du Monde U20 (50-14), les Bleuets ont montré au monde entier que le vivier français est d’une richesse abyssale. Une génération dorée qui rappelle celle triomphante des deux dernières éditions en 2018 et 2019. Aucun doute, l’avenir du XV de France a de beaux jours devant lui. Grâce au système de JIFF, la plupart de ces graines de champions ont déjà évolué en TOP 14.
Parmi eux, on retrouve notamment les phénomènes : Posolo Tuilagi (19 ans, USAP), Marko Gazzotti (19 ans, UBB), Nicolas Depoortere (20 ans, UBB), Hugo Reus (19 ans, SR), Paul Costes (19 ans, ST) ou encore Baptiste Jauneau (20 ans, ASM). Dans leur sillage, voici d’autres grands espoirs du rugby français de 20 ans ou moins, dans les starting-blocks pour exploser en prime time.

Ils sont déjà dans le grand bain en Top 14
Nathan Bollengier, 19 ans, ailier au Stade Rochelais : Un cocktail énergisant
Pur produit de la formation maritime, le jeune trois-quarts aile a déjà pris part à huit rencontres de Top 14 cette saison pour deux essais inscrits. Au sein d’un effectif de grande qualité, il trouve doucement sa place et saisit chaque opportunité qui lui est offerte. Sa bonne lecture de jeu, ses qualités de vitesse et son abnégation l’ont mené jusqu’au groupe professionnel. Le jeune homme impressionne ses coéquipiers et fait les beaux jours du Stade Rochelais. Initialement appelé dans la liste des U20 pour le prochain 6 Nations, Nathan Bollengier est contraint de déclarer forfait suite à une blessure. Ce n’est que partie remise pour ce jeune talent prêt à éclore au plus haut niveau.
Champagne pour Nathan Bollengier, révélation du second semestre à La Rochelle ⬇️https://t.co/2RhAVXWcOe
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) January 3, 2024
Théo Attissogbe, 19 ans, arrière à la Section Paloise : Le facteur X
Formé à Peyrehorade, le jeune espoir est déjà très en vue et participe grandement à la réussite actuelle de son équipe. Depuis le début de la saison, Sébastien Piqueronies et son staff s’appuient énormément sur la jeunesse. Théo Attissogbe en est le symbole avec 10 matches de Top 14 dans les pattes dont neuf en tant que titulaire. L’ailier ou arrière confirme en enchaînant les performances de haut vol. C’est tout simplement le joueur ayant cassé le plus de plaquages en Top 14 (35 au total devant George Moala, 34). Un véritable feu follet avec 10 franchissements (seul Nicolas Depoortere fait autant), capable de débloquer une situation à lui tout seul. Grand atout offensif palois (880 mètres parcourus balle en main), il est à suivre de très près cette année.
Décisif et intenable, le jeune champion du Monde U20 de la @SectionPaloise Sevens, Théo Attissogbe, a éclaboussé de sa classe l’étape lyonnaise et remporte logiquement le trophée de la Révélation @inextensofr ! 🏆 #InExtensoSupservens pic.twitter.com/hiSixqVRn3
— IN EXTENSO SUPERSEVENS Rugby (@supersevens) September 27, 2023
Hugo Auradou, 20 ans, deuxième ligne à la Section Paloise : Le rugby dans les veines
Le fils de David Auradou (41 sélections) a pris le bon wagon. La saison dernière, il avait déjà intégré le groupe pro de la Section Paloise et foulé les pelouses de Top 14. Cette année, il est devenu un rouage essentiel du paquet d’avants béarnais. Au côté de l’illustre Sam Whitelock dans la cage, nul doute que sa progression soit encore plus fulgurante. Précieux en touche (85% de touche gagnée pour Pau, meilleure équipe du Top 14). Hugo Auradou est un deuxième ligne mobile qui effectue un énorme abattage défensif (64 plaquages réussis cette saison). Formé à Sarlat et passé par le Stade Montois, le jeune espoir continue de grandir, pour sa 3ᵉ saison professionnelle.
Lenni Nouchi, 20 ans, troisième ligne au Montpellier Hérault Rugby : Infatigable
Le jeune joueur, capitaine avec les Bleuets lors du titre cet été, enchaîne pour sa part une seconde saison chez les Pros. Avec 11 matches à son actif la saison dernière avec le MHR, Lenni Nouchi a déjà pris part à neuf rencontres lors de l’exercice actuel. Formé à Béziers, il s’attaque à un nouveau défi, celui de s’établir à Montpellier, une équipe en souffrance cette année. Le gaillard (1,92 m, 107 kilos) peut évoluer en tant que flankeur mais également derrière la mêlée en 3ème ligne centre. Souvent dans l’avancée (12 plaquages cassés), l’Héraultais manque encore de régularité, mais sa marge de progression est grande. Au sein d’une équipe qui souffre, Lenni Nouchi ne donne pas sa part au chien (68 plaquages réussis). Le MHR comptera énormément sur son jeune joueur pour obtenir le maintien.
Mesdames et messieurs, Lenni Nouchi, 19 ans, seconde ligne 🫡#SixNationsU20 | #ENGvFRA | #ANGFRA pic.twitter.com/2Ola4V6jqs
— RugbyPass FR 🇫🇷 (@RugbyPass_FR) March 11, 2023
Charles Laloi, 20 ans, ailier au Stade Français : L’élève studieux
Formé à Périgueux, le jeune espoir a déjà été titularisé à cinq reprises cette saison avec le Stade Français. Il ne s’est pas échappé face au solide Josaia Raisuqe lors de sa grande première contre Castres. Propre dans les duels aériens, vif et rapide en attaque, l’arrière de formation prend de l’ampleur dans l’effectif parisien. Avec un premier essai en pro inscrit contre le Stade Toulousain et un premier en Champions Cup face à Leicester, Charles Laloi progresse à grande vitesse.
Marvin Okuya, 20 ans, 3ᵉ ligne du LOU Rugby : L’opportuniste
Ce jeune troisième ligne, formé à Massy, a profité d’une farandole de blessures à son poste pour saisir sa chance. Et il a parfaitement réussi son baptême en Champions Cup en réalisant deux belles prestations. Grandes planches, cisaille à tout-va, le jeune Marvin Okuya n’a pas douté très longtemps et montre qu’il est prêt pour jouer à haut niveau. À voir si ses performances suffiront pour convaincre le staff lyonnais de le conserver dans le groupe, une fois les blessés de retour sur le pont. Très prometteur.


