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Tour de France

Tour de France 2020 : Le baromètre des favoris après une semaine de course

Flo Ostermann

Publié le

Tour de France 2020 - Le baromètre des favoris après une semaine de course
Reuters

TOUR DE FRANCE 2020 – Après neuf étapes, on y voit un peu plus clair dans la course au classement général du Tour de France. Le baromètre des favoris.

Les tops

Comment ne pas citer Primoz Roglic (Jumbo-Visma). Contraint à l’abandon avant la dernière étape du Dauphiné, le Slovène a rassuré tout son monde cette semaine, et ce dès la 4ème étape, vers Orcières-Merlette, en s’imposant en patron. En jaune à la veille de la première journée du repos, l’ancien sauteur à ski a semblé voler sur les Pyrénées, et jouer avec les nerfs de ses adversaires. Plus que jamais, c’est le favori numéro un pour la victoire finale.

Que dire de son compatriote Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) ? Certes, il pointe ce lundi au 7ème rang du général à 44 secondes de Roglic, mais l’impression laissée par le prodige slovène durant ces deux étapes pyrénéennes est prometteuse. Après avoir concédé 1’21 dans les bordures vendredi vers Lavaur, il a repris, dès le lendemain, 37 secondes aux leaders en attaquant dans le Peyresourde. Avant de remporter l’étape de dimanche, à Laruns. Gros potentiel, et gros caractère.

Au rang des tops, évidemment, on retrouve Guillaume Martin (Cofidis). Premier Français du général ce lundi (3ème à 28 secondes du Roglic), le Normand est là où on l’attendait après son podium sur le Dauphiné. Épargné par les chutes, vigilant lors des bordures, il s’est montré solide ce week-end. S’il est évident qu’il est un ton en-dessous du duo slovène, il peut envisager le top 5 sur ce Tour 2020. Voire mieux. Enfin, citons également Romain Bardet (AG2R La Mondiale). L’Auvergnat est 4ème du classement général, à (seulement) 40 secondes du champion de Slovénie. S’il a chuté samedi dans le Port de Balès, il a montré ce dimanche dans Marie-Blanque qu’il était en forme. Pas loin de basculer avec le groupe des costauds, le natif de Brioude, sans pression, peut réaliser quelque chose de beau d’ici Paris.

Au rendez-vous, mais sans plus

Tenant du titre, Egan Bernal (INEOS Grenadiers) occupe ce lundi la deuxième place du classement général, à 21 secondes de Primoz Roglic. Et s’il ne figure pas dans la catégorie du dessus, c’est bien parce qu’il n’a pas semblé capable de faire la différence face aux fusées slovènes. Rassurant sur sa condition physique, le Colombien n’a, pour le moment, pas les moyens d’inverser le rapport de force. La faute aussi à une équipe beaucoup plus faible que les années précédentes.

Il avait montré les muscles samedi dans le Peyresourde, en étant l’un des seuls à attaquer Primoz Roglic. Mais ce dimanche, dans Marie-Blanque, Nairo Quintana (Arkéa-Samsic) s’est écarté au moment où la lutte a été déclenchée par Pogacar. Concédant 11 secondes à Laruns, il reste néanmoins dans le coup (5ème à 32 secondes). Mais il faudra être encore plus solide pour espérer créer l’exploit.



Egan Bernal, impuissant face aux Slovènes - Yuzuru Sunada

Egan Bernal, impuissant face aux Slovènes – Yuzuru Sunada

Autres favoris dans les clous pour une place au général, le duo colombien Rigoberto UranMiguel Angel Lopez. Le premier cité, leader de la formation EF Pro Cycling, se classe pour le moment 6ème général, à 32 secondes de Roglic. Sans faire de bruit, le deuxième de la Grande Boucle en 2017, reste à l’affût, si jamais une défaillance frappait l’un des coureurs du top 5. Même chose pour Miguel Angel Lopez (Astana). Plus loin au classement (9ème à 1’15), il semble néanmoins monter en pression. Avec une (toute) petite marge de manœuvre, on pourrait le voir à l’attaque dans le Massif Central et les Alpes. Si l’opportunité se présente, il peut intégrer le top 10, voire mieux. Dans le même cas, citons également Mikel Landa (Bahrain-McLaren, 10ème à 1’42), parmi les meilleurs dimanche.



Coéquipier de Primoz Roglic, et considéré comme l’alternative de ce dernier pour jouer la gagne au général, Tom Dumoulin a montré ses limites. Dès samedi, dans le Port de Balès, il a longtemps traîné dans les dernières positions du peloton, avant de travailler pour le Slovène dans le Peyresourde. Dès lors, on avait compris que le Néerlandais ne serait pas au rendez-vous dans la bataille des cadors. Il pointe ce lundi au 14ème rang, à 3’22 de son désormais leader.

Les flops

Au sol sur le Critérium du Dauphiné, Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe) a marqué le pas dans le Peyresourde samedi. L’Allemand est clairement diminué et ne peut pas se mêler à la lutte avec les cadors. Quatrième du classement général en 2019, il occupe actuellement la 18ème place, à 5’45 de Roglic. Autant dire qu’il va devoir, désormais, se rabattre sur un nouvel objectif sur cette Grande Boucle. Avec un peu plus de marge, il pourrait se battre pour une victoire d’étape.

Une défaillance qui fait mal au cœur. Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) a rendu les armes dans le Port de Balès samedi, lors de la 8ème étape. La faute à des douleurs dorsales, suite à sa chute dans le final de la 1ère étape à Nice. Le Franc-Comtois, percuté par un vélo au niveau du dos alors qu’il était au sol, souffre depuis. Après avoir matché avec les meilleurs vers Orcières-Merlette et protagoniste lors des bordures vendredi, les Pyrénées auront eu raison de sa détermination. À l’attaque, à l’orgueil, ce dimanche, Pinot pointe désormais au 24ème rang, à 28’32 de la tête. Aura-t-il suffisamment récupéré pour jouer une victoire d’étape ?

Thibaut Pinot réconforté par Stefan Küng - Stéphane Mantey / Presse Sports

Thibaut Pinot réconforté par Stefan Küng – Stéphane Mantey / Presse Sports

Pour Daniel Martinez (EF Pro Cycling), la messe était presque dite dès le deuxième jour. Victime d’un incident mécanique dans le final lors de la 2ème étape, le Colombien, vainqueur du Dauphiné, avait perdu 3’38. Désormais 40ème du général à trois-quarts d’heure de Roglic, le grimpeur de 24 ans va viser les étapes. Une vraie déception, tant il semblait dans une forme étincelante.

Dicodusport

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    castanier

    7 septembre 2020 à 17h42

    Dommage thibaut Pinot, par contre faudra m’expliquer pourquoi David GAUDU est resté avec lui alors qu’il avait d’autres coéquipiers pour le soutenir jusqu’à l’arrivée !!!
    Du coup Gaudu a aussi perdu 18minutes environ. On aurait pu le laisser partir, j’ai pas compris !!!

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