Tour de France 2025 : Les 5 paris de la rédaction
TOUR DE FRANCE 2025 – Alors que le Tour de France va s’élancer ce 5 juillet de Lille, voici pour l’occasion une petite sélection de paris plus ou moins osés de la rédaction de Dicodusport.
Pas de victoire d’étape française
Le constat peut s’avérer sévère. Pourtant, les chances pour les coureurs français de glaner un bouquet d’ici Paris le 27 juillet paraissent vraiment minces. Premièrement, les sprints massifs sont démunis de force en présence tricolore et ne devraient pas échapper au gratin mondial, Jonathan Milan, Tim Merlier et Jasper Philipsen en tête. Puis, les nombreuses étapes pour puncheurs de la première semaine iront probablement à Tadej Pogacar, Mathieu van der Poel ou encore Thibau Nys. Enfin, les étapes de montagne échapperont rarement aux favoris avec les nombreuses arrivées au sommet et même en échappée, il faudra ferrailler avec des Healy, Tejada ou Buitrago. Difficile de se faire une place au soleil donc et il faudra certainement compter sur un coup de dé sur une étape de transition type Pontarlier ou Carcassonne.

Tobias Halland Johannessen, top 10 au classement général
On a longtemps attendu l’éclosion du jumeau Johannessen au plus haut niveau alors qu’il sortait des rangs Espoirs avec un bagage impressionnant et un Tour de l’Avenir en 2021. Depuis, le Norvégien a dû faire face à de nombreuses blessures et chutes qui ont contrarié sa progression. Cependant, 2025 semble être enfin l’année de la confirmation puisque le coureur d’Uno-X Mobility a titillé les meilleurs en montagne sur le Critérium du Dauphiné s’offrant une superbe cinquième place finale. Ne se contentant plus de courir pour les échappées, Tobias Halland Johannessen devrait se consacrer au classement général en juillet. Très bien entouré, par son jumeau Anders très en forme, et de solides rouleurs comme Soren Waerenskjold ou Magnus Cort, il pourrait envisager le top 10 final à Paris.
Uno-X est la première équipe à dévoiler sa compo pour le Tour de France : Jonas Abrahamsen, Magnus Cort, Stian Fredheim, Markus Hoelgaard, Anders Johannessen, Tobias Johannessen, Andreas Leknessund, Soren Wærenskjold.
Objectif : victoire d’étape. Kristoff est écarté. #TDF2025 pic.twitter.com/kv85FA3JO3
— Le Gruppetto (@LeGruppetto) June 16, 2025
Tim Merlier remporte au moins 3 sprints massifs
Les occasions pour les sprinteurs sur les routes du Tour ne seront pas légion cet été puisqu’une grande part des étapes de la première semaine présente pas mal de dénivelé et des efforts taillés pour puncheurs. 6, peut-être 7, opportunités grand maximum de lever les bras et d’en découdre sur une arrivée massive. À ce titre, il ne faudra donc pas se rater sur les étapes concernées. Gageons tout de même que le Belge Tim Merlier (Soudal Quick-Step), malgré la très forte concurrence emmenée par Jonathan Milan et Jasper Philipsen, saura confirmer son statut de meilleur sprinteur du monde cette saison. Vainqueur à dix reprises cette année, il a dominé par deux fois ses deux rivaux sur l’UAE Tour et Philipsen une seconde fois sur le Tour de Belgique. De solitudes certitudes et le plein de confiance qui nous amène à penser qu’il peut gagner trois fois.

Tadej Pogacar s’adjuge toutes les étapes de montagne à la pédale
On le sait : en montagne, il y a Tadej Pogacar et les autres depuis un peu plus de deux ans. Ainsi, le Slovène, qui s’apparente de plus en plus à un cannibale, ne laissera pas passer grand-chose sur les routes de la Grande Boucle. On le voit mal, sauf circonstances particulières, laisser le gain d’une étape à un adversaire. La profusion d’arrivées au sommet tend déjà à penser qu’il finira de toute façon souvent le travail en solitaire. Et quand bien même il se présenterait avec quelques adversaires, Jonas Vingegaard en tête, dans sa roue au sommet, sa pointe de vitesse pourrait finir d’achever la concurrence. On se souvient déjà de son Tour de France 2024 ponctué de six étapes dont cinq de haute montagne, le tout en sortie de Tour d’Italie.

Un sprint massif à Paris
Clairement, le changement de parcours sur la dernière étape des Champs-Élysées a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, la petite butte de Montmartre, même située si près de l’arrivée, ne donnera pas forcément lieu à un changement de physionomie de la course. En effet, la difficulté ne représente guère qu’un kilomètre à 4,8%. Suffisant pour décramponner les grosses cuisses ? Pas sûr, même si on peut admettre que le placement pourrait avoir son importance pour la fin de l’étape. Plus qu’une volonté de créer une nouvelle dynamique sur l’ultime étape du Tour, on parie davantage qu’ASO complète la carte postale parisienne et valorise le tourisme local, en plus d’un hommage appuyé aux Jeux Olympiques. On pourra toujours rétorquer que la course en ligne de l’événement avait accouché d’un autre scénario avec la victoire de Remco Evenepoel, mais le contexte était différent.


