Tour d’Italie 2024 : 5 coureurs qui vont découvrir leur premier Grand Tour
TOUR D’ITALIE 2024 – Focus sur cinq coureurs de 22 ans ou moins, qui vont découvrir leur premier Grand Tour sur les routes italiennes. Avec leur probable rôle dans leurs équipes respectives.
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Olav Kooij (22 ans, Visma-Lease a Bike)
Aussi fou que cela puisse être, le Néerlandais n’a mis les roues ni sur le Giro, ni sur le Tour, ni sur la Vuelta. Souvent barré dans son équipe par des objectifs de classement généraux. On se souviendra que la formation néerlandaise a gagné les trois Grands Tours en 2023. Il n’y a pas de place pour tout le monde. Le sprinteur aux trois succès en 2024, dont deux en World Tour, va donc découvrir un autre univers. Avec une pression et des enjeux différents
Son rôle – En théorie, malgré la présence de Christophe Laporte, il devrait avoir le leadership dans les sprints. Vraie carte maîtresse de son équipe, en quête de succès d’étapes. Et qui, pour une fois, ne mise pas tout sur le classement général, malgré la présence de Cian Uijtdebroeks, qui tentera tout de même de terminer le plus haut possible. Il pourra compter sur Edoardo Affini voire Jan Tratnik pour l’aider dans les finals d’étape. Un réel leadership à assumer, même s’il n’aura pas toute l’équipe à sa disposition. Cela faisait longtemps que la Visma n’avait pas misé sur un pur sprinteur (Wout Van Aert étant à part).

Magnus Sheffield (22 ans, INEOS Grenadiers)
Son rôle – Au sein d’une équipe INEOS Grenadiers avec Geraint Thomas, 2e en 2023, mais aussi Thymen Arensman, solide sur la Vuelta 2023, le jeune américain devrait avant tout être un coéquipier de luxe. D’autant que sa saison est pour l’heure loin d’être probante. Même s’il faut souligner sa belle 6e place sur le Tour des Flandres, dans des conditions dantesques, cette année. INEOS veut briller sur la course et mettre toutes ses chances de son côté. Mais la polyvalence du coureur peut lui permettre de prendre des échappées. D’autant que le poids de la course devrait, avant tout, reposer sur la UAE Team Emirates d’un certain Tadej Pogacar.
Even Costiou (21 ans, Arkéa-B&B Hôtels)
Son rôle – Auteur d’une très belle saison, avec une victoire de prestige sur le Région Pays de la Loire Tour (2e du général), le jeune français aura beaucoup de libertés au sein de la formation bretonne. Qui arrive avec une équipe sans leader au général et sans vrai sprinter. Et qui devrait être résolument tournée vers l’offensive. Et du panache, le Français n’en a pas manqué depuis le début de la saison. De la force non plus. On se souviendra qu’il est passé tout près de la victoire sur Paris-Cambembert. On se souviendra aussi qu’il a déjà pointé le bout de son nez en World Tour, avec une 17e place au classement général de Paris-Nice. Dont une 15e place à la Madone D’Utelle. Dès que la route va s’élever, celui qui a rempilé pour deux saisons supplémentaires chez Arkéa-B&B Hôtels, devrait être à son aise.

Davide Piganzoli (21 ans, Team Polti Kometa)
Son rôle – Au sein d’une formation composée de grimpeurs et qui sera tournée vers l’offensive, le jeune italien aura sans doute le droit à des bons de sorties sur de belles étapes. Dixième du classement général du Tour des Alpes et vainqueur du Tour d’Antalya en début de saison, il a déjà montré de très belles choses en ce début d’année 2024. Au niveau World Tour, c’est aussi une 18e place à Tirreno-Adriatico. Autant de choses qui devraient en faire un des grimpeurs à suivre. En sachant que le maillot bleu, si un coureur marque des points là où il le faut, peut rapidement devenir un objectif. Sur son Tour national, l’un des représentants de la jeune garde italienne, en mal de grimpeurs, voudra sans doute se montrer.
Madis Mihkels 20 ans, (Intermarché-Wanty)
Son rôle – Après une campagne de classiques très solide de sa part (10e de Paris-Roubaix à 20 ans), l’Estonien devrait être le dernier lanceur de Biniam Girmay, qui vient sur le Giro pour tenter de regagner une étape, après 2022. Avec un collectif solide autour de l’Érythréen (Adrien Petit), il est clair qu’Intermarché-Wanty cherchera à briller sur des étapes propices aux sprinteurs et en particulier à des sprinteurs costauds. Madis Mihkels pourra-t-il s’exprimer individuellement en dehors de l’aide qu’il aura à fournir à ses leaders ? Il a montré sur Paris-Roubaix qu’il pouvait être quelqu’un de très costaud dans une course difficile.


