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TQO Hockey sur glace – Philippe Bozon : « Je ne suis pas mécontent de la façon dont on a joué »

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Hockey sur glace – L’équipe de France a réalisé la première partie de sa « mission » en battant la Hongrie ce jeudi 5-3. En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur Philippe Bozon et le MVP de la partie, Alexandre Texier, sont revenus sur ce premier succès capital dans l’optique de Pékin 2022.

Cette fin de mois d’août est déterminante pour le hockeys sur glace français. Près de vingt ans après sa dernière participation, l’équipe de France dispose d’une occasion en or pour retrouver les Jeux Olympiques. Cela se fera en trois étapes, mais ce jeudi soir, les Bleus peuvent avoir le sentiment du devoir accompli en ayant parcouru le premier tiers d’un chemin tortueux.

Une équipe de France aux deux visages

Opposée à une Hongrie supposée être la plus faible équipe d’une poule également composée de l’Italie et de la Lettonie, l’Équipe de France n’a pourtant pas vécu un long fleuve tranquille sur la patinoire de Riga. Menée 2-0 au bout de la première période, elle a finalement repris l’avantage en livrant un deuxième tiers étincelant, avant de résister dans la douleur durant les vingt dernières minutes. En conférence de presse, Philippe Bozon est revenu sur le scénario d’un match qui a pourtant été globalement dominé par son équipe malgré le retour épisodiques de vieux démons.

« Le résultat n’était pas là dans le premier tiers mais je ne suis pas mécontent de la façon dont on a joué. Ils ont su capitaliser sur nos erreurs (en première période). On a ensuite mis un peu plus de pucks sur la cage, c’est la correction qui a été effectuée. On a gardé la même identité de jeu, et ça a payé dans le deuxième tiers puisque l’on a eu beaucoup d’opportunités de marquer, ce qui a fatigué les Hongrois. Ce groupe a vécu quelques traumatismes en menant au score avant de se faire remonter. Qu’on le veuille ou non, ça revient dans la tête. On a subi deux pénalités dans la dernière période mais on a su bien résister. »

En effet, à l’image du match amical contre la Corée du Sud le weekend dernier, cette équipe est capable de fournir des séquences de très haut niveau, mais également de s’effondrer en l’espace de quelques minutes. C’est ce qu’il s’est passé dans un premier tiers où malgré une domination territoriale nette, elle a donné le bâton pour se faire battre à une équipe clairement moins habile.

Le jeu en Powerplay comme satisfaction principale

Toutefois, il y a du positif à retenir, et notamment sur les séquences de supériorité numérique. La Hongrie a joué proprement en général, ne concédant que quatre pénalités. Un total faible en comparaison aux nombreuses longues situations où elle a été littéralement asphyxiée. Mais les Bleus ont su profiter parfaitement de ces rares situations pour inscrire un but à chaque fois ou presque (3/4). Ce qui est évidemment une satisfaction pour coach Bozon.

« C’est un aspect du jeu que l’on n’avait pas du tout travaillé avant ce TQO parce que l’on savait qu’on avait des joueurs talentueux pour ça. A partir du moment où on les a récupéré, on a essayé de travailler le plus possible ces situations. Le crédit revient aux joueurs. Il y a de la qualités dans les deux unités, et elles peuvent très bien marcher, c’est le luxe que nous avons. »

Double buteur dans ces situations, Alexandre Texier a été le symbole de cette réussite. Libéré à chaque fois par une circulation de palet fluide, le joueur des Blue Jackets n’a pas laissé passer ces occasions, tout en montrant une complémentarité technique très encourageante avec Pierre-Edouard Bellemare et Charles Bertrand.

« On a une bonne entente, ce sont des très bons joueurs, de très bons manieurs de palets. On doit faire mieux puisque la difficulté va augmenter au fil des matchs. L’objectif numéro un est rempli donc on pense à demain mais sur la ligne ça se passe plutôt bien, on arrive à se trouver.»

Aller au bout de la « mission »

Si le côté Dr Jekyll et Mr Hyde de cette équipe peut être extrêmement crispant, il y a malgré tout beaucoup de positif à tirer par rapport au caractère montré par ce groupe. Mené au score et alors que tous les éléments semblaient en sa défaveur, il est parvenu à renverser le momentum en faisant preuve d’un excellent état d’esprit sur lequel insiste le sélectionneur des Bleus.

« L’esprit de guerrier et de sacrifice fait partie de l’identité de cette équipe depuis de nombreuses années. Les gars l’ont montré sur les deux infériorités numériques dans le dernier tiers en se jetant sur les pucks. Tout le monde a envie de bloquer les shoots. Ce groupe est en mission et très motivé par la qualification. Tous les joueurs sont prêts à faire les sacrifices. »

Alexandre Texier, un dynamiteur hors pair

Inarrêtable tout au long de la partie par sa vitesse et son habileté avec le palet, Alexandre Texier a été le symbole de ce groupe en mission. Malgré ses 21 printemps, la jeune pépite du hockey français a été le véritable dynamiteur côté français. Récompensé par deux buts, il a également crédité d’une assistance sur le superbe mouvement collectif ayant entraîné le cinquième but de l’équipe. A l’aise, le Grenoblois met malgré tout en avant le collectif.

« Je me suis senti bien dans cette rencontre, surtout avec la victoire au bout. Je suis là pour le groupe, on ne regarde pas trop les statistiques sur ce genre de matchs donc tout le monde est en mission. On veut y arriver tous ensemble. Ça fait toujours plaisir de marquer mais ce n’est qu’un match et il faut refaire la même chose demain (vendredi). Je pense qu’on en est capable mais il va falloir jouer du bon hockey encore. »

Comme le dit le jeune joueur de NHL, cette première victoire n’est qu’une étape, et il faut remettre le couvert dès ce vendredi face à une Italie qui vient de prendre une claque face à la Lettonie (6-0). Les Transalpins auront donc à cœur de réagir. Mais si l’équipe de France parvient à développer son jeu comme elle l’a fait, en y apportant plus de consistance, l’espoir de s’offrir une « finale » pour la qualification dimanche face à la Lettonie est largement à portée de ce groupe déterminé.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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