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TQO Lulea : Après le hors-d’œuvre, les Bleues s’attaquent au plat principal

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TQO Lulea Après le hors d’œuvre, les Bleues s’attaquent au plat principal
Photo IIHF

TQO LULEAEn battant la Corée du Sud 4-0 ce jeudi, l’équipe de France féminine a rempli son contrat pour son premier match de qualification olympique. Toutefois, après s’être offert l’adversaire le plus faible du groupe, un premier gros défi se présente ce samedi face à une Slovaquie très accrocheuse.

Cela faisait des longs mois qu’elles l’attendaient. Alors que le TQO devait avoir lieu en début d’année, il aura fallu attendre la mi-novembre pour rentrer dans le vif du sujet. Pour l’occasion, l’équipe de France féminine a répondu présente, ne se laissant pas déstabiliser par son statut de favorite. Face à une Corée du Sud très rajeunie et inexpérimentées, les filles de Grégory Tarlé ont fait le boulot.

Un bref moment d’indiscipline à ne pas reproduire

Toutefois, la première partie de la rencontre a été plutôt sur courant alternatif. Jusqu’au but du break inscrit par Clara Rozier à mi-match, les Bleues n’étaient pas à l’abri, et auraient pu le payer cher. En effet, entre la première pénalité concédée par Lara Escudero juste avant la fin du premier tiers (19’37), et celle prise par Léa Parment (25’37), les Bleues ont concédé en tout quatre pénalités en l’espace de six minutes ! Une indiscipline qui a donné un coup de fouet aux Coréennes, même si elles n’ont pas réussi à concrétiser. La moitié de leurs tirs de la rencontre aura lieu sur cette séquence. Pour Estelle Duvin, ce passage a finalement été bénéfique à l’équipe : « Au début du deuxième tiers, avec les pénalités, il y a eu un temps fort coréen mais nous sommes restées solides défensivement, ce qui nous a aidé par la suite. »

De retour à cinq contre cinq sur la glace, les Bleues n’ont mis que quelques secondes à mettre le deuxième but, puis un troisième rapidement, mettant ainsi fin au suspense dans cette rencontre. Toutefois, cette indiscipline est à mettre en relief avec l’adversaire. Physiquement, les Françaises sont nettement au-dessus des Coréennes, et cela s’est ressenti dans l’impact, ce que précise Estelle Duvin : «  Nos quatre derniers matchs étaient contre la Suède, une équipe plus physique et nous avions donc pris l’habitude de jouer comme cela. Mais la Corée du Sud a une équipe plus petite en taille et il a fallu s’adapter, ce qui a coûté des pénalités ».

« Il fallait rester patientes »

Dans l’ensemble, il n’y a au final pas réellement d’autre point négatif à signaler dans la prestation d’ensemble. La deuxième partie de rencontre a été dominée d’une main de maître par des Bleues à la fois gestionnaires, mais toujours incisives offensivement. « C’est un bon match d’équipe », note Estelle Duvin. « Nous avons fait une bonne entame, on s’attendait au piège, la Corée va vite vers l’avant. On a su marquer en se montrant patientes et solides défensivement. Rentrer dans un tournoi peut être difficile, surtout avec plusieurs nouvelles joueuses dont c’était la première compétition officielle. Il fallait rester patientes. »

Au final, l’addition est même plutôt légère pour les Coréennes, surclassées en termes de tirs (seulement 10 contre 36 !). Le score de 4-0 reste donc flatteur grâce à l’incroyable performance de la gardienne, Inhye Jang, auteur de 32 arrêts, dont quelques-uns de très haut niveau. Rappelons que l’on parle là d’une adolescente de seulement 16 ans, née en 2005.

Des lignes offensives qui donnent entière satisfaction

Ainsi, cette dernière a frustré à de nombreuses reprises les attaquantes françaises. On pense en particulier au premier trio offensif composé de Marion Allemoz, Lore Baudrit et Lara Escudero. Les deux premières ont eu une multitude d’occasions repoussées par le dernier rempart coréen, mais ont démontré une entente solide. Chacune de leur présence s’est traduite par un forcing constant en zone offensive adverse. Le troisième trio avec les jeunes Jade Barbirati et Julia Mesplède, entourées par l’expérimentée Anouck Bouchard, s’est aussi montré à son avantage. Cela a d’ailleurs permis à Mesplède, 19 ans, d’inscrire son premier but en tournoi officiel avec l’EDF. La quatrième ligne menée par Betty Jouanny a elle été plus discrète, mais en emmenant malgré tout l’intensité attendue.

Au final, c’est donc la deuxième ligne d’une Clara Rozier auteure d’un doublé qui a fait la différence. Estelle Duvin a également inscrit son but tandis que Chloé Aurard a été à l’origine des premier et troisième buts en cassant la défense adverse. Pour le coach Grégory Tarlé, la production offensive a été satisfaisante dans la volonté de faire mal à l’adversaire.

Je suis satisfait de l’intensité mise. Nous avons pu jouer à quatre lignes sans avoir à couper le banc, et mettre une pression sur leur défense. La Corée avait joué un tournoi officiel, certes un cran en-dessous, mais cela leur a permis de rentrer dans cette compétition plus facilement que nous. Nos trois lignes offensives ont leur impact et ont toutes bien travaillé, même si celle d’Estelle a eu la réussite. Julia Mesplède et Jade Barbirati disputaient leur premier match officiel. C’était un peu difficile au début, puis elles ont montré leurs qualités, et ont été récompensées.

La Slovaquie, un adversaire d’un tout autre calibre

Maintenant, il va donc falloir se concentrer sur les deux prochains matchs qui seront aussi les deux plus durs. Si la Suède reste la grande favorite, la Slovaquie sera également à prendre très au sérieux. Ce jeudi soir, cette dernière a mis en grande difficulté les Suédoises en restant à portée de fusil durant deux tiers (0-1), avant de craquer les armes à la main dans la dernière période (0-3). Physiques, accrocheuses et déterminées, les Slovaques ne sont pas là pour faire de la figuration, et représentent un réel danger à ne pas sous-estimer.

Malgré tout, les Bleues pourront compter sur une récupération plus importante avant la rencontre (samedi 13 à 12h), et sur le fait d’avoir dépensé moins d’énergie que leur futur adversaire, comme le précise Grégory Tarlé : « Pour cette journée de repos, nous serons sur la glace à la même heure que le match de samedi, pour avoir le même schéma de préparation et de récupération. Nous n’avons pas eu une dépense énergique excessive, les joueuses sont en santé ».

Dans une rencontre qui s’annonce accrochée de bout en bout, ce facteur-là pourrait être déterminant. En tout cas, il faudra faire preuve d’efficacité offensivement, et de solidité en défense. Mise en confiance par un premier blanchissage, Caroline Baldin va sans doute avoir l’occasion de briller dans le week-end pour aider son équipe à atteindre son rêve olympique. Prochain rendez-vous ce samedi, dès 12h, sur la chaîne gratuite, Sport en France !


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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