Nous suivre

Trail

Ultra-Trail : Kilian Jornet nous invite « Au-delà des montagnes »

Julien Correia

Publié

le

Ultra-Trail : Kilian Jornet nous invite "Au-delà des montagnes"
Jean-Pierre Clatot / AFP

L’athlète espagnol Kilian Jornet a sorti un nouveau livre ce mercredi. Dans « Au-delà des montagnes », il nous invite à découvrir sa carrière de plus près et ses choix de vie.

S’il accumule les kilomètres et les exploits en tout genre, le plus célèbre des trailers a également beaucoup de choses à raconter. En effet, son livre Au-delà des montagnes est déjà le 5ème. Au sein de ce dernier, outre la course à pied, il est question de son amour pour la montagne. Un fil conducteur nous guide tout au long de l’ouvrage : son ascension de l’Everest en 2017. Suivez le guide, on vous fait part de quelques anecdotes du champion, qui s’était confié pour L’Équipe.

Une vision éco-citoyenne

Il le reconnaît lui même, il a dû changer ses habitudes et son mode de vie. Même s’il « pense avoir une conscience environnementale depuis tout petit », il admet que « (ses) 10 dernières années ont été catastrophiques en termes d’impact environnemental ».  Celui qui a lancé la Kilian Jornet Foundation évoque très longuement ce sujet dans son livre. De plus, il aborde l’impact d’un monde ultra-connecté. S’il ne regrette pas le passé sans les réseaux sociaux ou internet, il fait passer le message de se recentrer sur la nature. « Plus on est connecté avec la nature et plus on est conscient qu’on fait partie d’elle. Et qu’on est juste un autre animal dans le monde. Ceci peut nous rendre plus conscient de protéger la planète.»

La victoire n’est que « cerise sur le gâteau »

Des victoires, il en a connues. L’Espagnol possède un palmarès long comme le bras. Et il franchira la ligne d’arrivée le 1er et battra des encore records pendant quelques années. Mais Kilian Jornet « n’aime pas cette mythification de la victoire. » Selon lui, « on médiatise trop les vainqueurs » et il faudrait avoir une vision plus globale des athlètes sans s’arrêter au simple résultat. « Je pense qu’il faut avant tout regarder la performance de chacun et savoir l’apprécier. Si tu regardes le sport dans les médias, ce n’est qu’une histoire de vainqueurs et de perdants. En réalité, le sport ce sont des participants, des organisateurs, des bénévoles, des accompagnants. Et ça, on l’oublie facilement. C’est de ma faute, celle des médias, des marques, des fédérations… On a tous une part de culpabilité là-dedans. On promeut ce modèle de sport élitiste mais je pense qu’il faut réfléchir car le sport c’est aussi tout ce qu’il y a autour. Tu n’es pas une meilleure personne que l’autre parce que tu as gagné une course. »

Une montagne exceptionnelle : l’Everest

Lui qui avait donc réalisé deux ascensions du plus haut sommet du monde en 2017 et sans oxygène se livre longuement sur cette région du monde. Tout d’abord, il met en avant les sensations qu’il a lorsqu’il arpente la chaîne de l’Himalaya. « C’est une montagne qui est vraiment exceptionnelle, très belle. Et être tout seul, au-delà de 8 000 m, ce sont les moments les plus forts de ma vie de sportif en termes de sensations. » À une question qui mettait en avant le fait que de plus en plus d’ascensions étaient proposées aux touristes notamment, pour gravir le K2 il a répondu et ce sans langue de bois. « On est très forts, nous en Europe, pour dire aux Népalais ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire. Alors que nous, les Alpes, nous les avons bien détruites. Sur l’Everest, il n’y a quand même pas un téléphérique qui monte jusqu’à 1 000 mètres du sommet comme au Mont-Blanc. Je pense donc que la surpopulation des sommets dans l’Himalaya ça commence à être un problème certes dans certains endroits, mais c’est très ponctuel et très spécifique.»

Une tentative de record qui attendra

Pour son premier 10km officiel, il remplissait son objectif il y a un peu moins d’un mois. S’il ne remporta pas la course, il signa un chrono de 29′59. Sous la barre symbolique des 30 min donc. Lui qui pendant cette période si complexe s’était « régalé à monter des projets et des ascensions ici en Norvège », avait également un autre projet en tête. Celui de battre le record des 24h sur piste. Actuellement blessé, cette tentative devra donc être reportée et peut-être qu’un autre projet verra le jour avant. « Je sais que je veux faire des choses mais je ne sais pas encore quoi.  Plutôt une longue distance ou plutôt du court encore. Je déciderai en fonction de l’évolution de ma blessure. »

Julien Correia

 


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
Toute l'actualité des Jeux Olympiques de Tokyo 2020

Fil Info

Actus à la une