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Tour de France

Victoire à Nice et classement général : triomphe total pour Demi Vollering sur la dernière étape du Tour de France Femmes 2026

Etienne Goursaud

Publié le

Victoire à Nice et classement général triomphe total pour Demi Vollering sur la dernière étape du Tour de France Femmes 2026
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE FEMMES 2026 – Demi Vollering (FDJ United-Suez) remporte en solitaire sa 3e étape à Nice et s’adjuge son 2e Tour. Elle a porté l’attaque décisive au sommet du col d’Èze.

Demi Vollering (FDJ United-SUEZ) a mis un point sur le « i » du mot triomphe ! La Néerlandaise remporte ce dimanche son 2e Tour de France Femmes. Une première pour une coureuse depuis le retour de la Grande Boucle en 2022. Elle l’a fait avec la manière, en s’imposant en solitaire sur les routes de Nice, après avoir écœuré Kasia Niewiadoma (CANYON//SRAM). Cette dernière a été vaillante dans cette ultime étape, mais elle n’avait pas les armes pour renverser une nouvelle fois ce Tour ! Une Grande Boucle haletante et passionnante de bout en bout, qui a consacré la meilleure coureuse du monde en 2026.

Battue de quatre secondes par cette même Niewiadoma en 2024, largement dominée par Pauline Ferrand-Prévot en 2025, Demi Vollering retrouve le chemin du succès, trois ans après son premier sacre. C’est la toute première victoire sur le Tour pour la formation FDJ United-SUEZ. L’équipe française, qui ne cesse de grandir ces dernières années, accède à son rêve ultime et marque l’histoire du cyclisme français. Voilà 40 ans, et le sacre de Greg LeMond avec La Vie Claire, qu’une équipe française n’avait plus gagné le Tour.

Une première ascension du col d’Èze pour écrémer le peloton, entame difficile pour Cédrine Kerbaol

Sur le Tour de France Femmes, il n’y a pas eu le temps pour la parade, avec la guerre d’entrée. Il ne fallait pas louper son échauffement lors de la 9e et dernière étape de la Grande Boucle. La première des quatre ascensions du jour intervenait dès le départ. Au programme, le mythique col d’Èze (7,8 km à 5,9 %), à escalader quatre fois, dont la dernière par un versant plus court mais plus raide. Peu de plat entre les différentes montées : le cocktail parfait pour une ultime bataille.

Une guerre dans laquelle l’infatigable Loes Adegeest (Lidl-Trek) a été la première à déclencher une banderille. La Néerlandaise, souvent malheureuse dans les finals de course malgré un tempérament offensif, a tenté de former une échappée. Huitième du général, à 5:46 de Demi Vollering, Dominika Włodarczyk (UAE Team L’IMAD) s’est découverte d’entrée et a attaqué à de multiples reprises. Émilie Morier (St Michel – Preference Home – Auber93) s’est également montrée entreprenante.

Mais c’est bien un peloton maillot jaune groupé, bien que largement délesté des coureuses les plus fatiguées, qui a franchi la première ascension du col d’Èze, avec Maëva Squiban (UAE Team L’IMAD) en tête. La Française s’est rassurée après sa lourde chute de samedi. Une situation plus rassurante que celle de sa compatriote Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly), qui a perdu quelques mètres avant de rentrer dans la descente. Premier enseignement : les leaders ne pourront pas compter sur énormément d’équipières. Lorena Wiebes (Team SD Worx-Protime) en a profité pour passer en tête au sprint intermédiaire et entériner son 2e maillot vert consécutif.





Zoe Bäckstedt essore le peloton dans la 2e montée, Marlen Reusser explose et chute lourdement

La première ascension avait vu de multiples attaques, la seconde a offert un numéro d’un autre genre. Celui de la jeune Britannique Zoe Bäckstedt (CANYON//SRAM), qui s’est portée en tête du peloton. Plutôt réputée sur les classiques flandriennes et en progrès au sprint, la coureuse a étonné et essoré tout un peloton pendant près de cinq kilomètres. Première victime, Kim Le Court (AG Insurance-Soudal Team), 8e du classement général, qui a baissé pavillon.

Mais la principale victime de Zoe Bäckstedt, c’est Marlen Reusser (Movistar). Troisième du général au matin de l’étape, la Suissesse a calé dans les deux derniers kilomètres de la montée avant de basculer à près d’une minute au sommet. Le début d’une véritable descente aux enfers. Reusser est ensuite lourdement tombée dans la descente du col d’Èze. Si elle a pu repartir, elle a abandonné tout espoir de briller au classement général.

Isabella Holmgren profite du marquage pour prendre un coup d’avance

La chute de la Suissesse a modifié le scénario de l’étape. Elisa Longo Borghini (UAE Team L’IMAD) montant virtuellement sur le podium, il y a eu un léger temps mort au pied de la 3e montée du col d’Èze. Juliette Berthet, totalement retrouvée ce dimanche, s’est contentée de gérer le rythme pour Demi Vollering, sans se mettre dans le rouge. Le scénario idéal pour une outsider capable de profiter de cette temporisation afin d’anticiper la bagarre finale.

C’est Isabella Holmgren (Lidl-Trek) qui en a profité pour porter son attaque. Dixième à 7:54, la prodige canadienne et vainqueure du Tour de l’Avenir 2025 ne représentait pas un danger immédiat pour la FDJ United-SUEZ. Juliette Berthet n’a donc pas bougé et l’a laissée filer. Une bonne stratégie de la Française, qui a ainsi économisé ses forces en vue du final. Tout bénéfice pour la 7e du dernier Tour d’Italie.

Isabella Holmgren est ainsi devenue la première coureuse à réussir à creuser un véritable écart ce dimanche. Mieux pour elle, au moment où Paula Blasi a lancé les hostilités derrière, elle a mis sa leader italienne dans le rouge ! Dès lors, UAE Team L’IMAD s’est contentée d’un rôle défensif pour préserver la 3e marche du podium. Isabella Holmgren est passée en tête avec 1:08 d’avance sur le groupe maillot jaune.

L’estocade de Demi Vollering

L’avance de la Canadienne s’est érodée dans la descente et la courte partie de plat. Elle a abordé le Chemin du Vinaigrier avec un peu plus de 30 secondes d’avance sur le groupe maillot jaune. Mais elle a rapidement été reprise lorsque les choses sérieuses ont débuté dans la montée.

Antonia Niedermaier (CANYON//SRAM) a pris les commandes du groupe dès le pied de la montée. Le prélude à l’attaque de Kasia Niewiadoma, à 3,9 km du sommet. La Polonaise a immédiatement été marquée par Demi Vollering. La Néerlandaise s’est d’abord contentée de défendre avant de passer à l’offensive 800 mètres plus loin. Une attaque tranchante, mais qui a confirmé le niveau très homogène entre les deux femmes.

Mais le maillot jaune est finalement parvenu à porter l’estocade à 700 mètres du sommet. Plus personne ne pouvait alors arrêter Demi Vollering sur le chemin de la victoire finale sur le Tour de France Femmes. Une équipe française qui rit, mais Cédrine Kerbaol qui grimace. La Française n’est pas parvenue à conserver son Top 5 virtuel et termine finalement 6e de ce Tour de France Femmes, tout en étant la meilleure Française au classement général.

Vainqueure du classement de la montagne

Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech)

Vainqueure du classement par points

Lorena Wiebes (Team SD Worx-Protime)

Vainqueure du classement de la meilleure jeune

Antonia Niedermaier (CANYON//SRAM)

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