Pauline Ferrand-Prévot, Cédrine Kerbaol, Célia Géry… les Françaises à suivre sur le Tour de France Femmes 2026
TOUR DE FRANCE FEMMES 2026 – Pauline Ferrand-Prévot, Célia Géry, Cédrine Kerbaol… focus sur les Françaises à suivre lors de l’édition 2026 de la Grande Boucle.
Après un Tour de France Femmes 2025 emballant pour les Françaises, marqué par quatre victoires d’étape et le sacre final de Pauline Ferrand-Prévot, les Tricolores partent à la conquête de nouveaux rêves sur les routes de l’édition 2026. L’absence de véritable course de préparation à la fin du mois de juin ou au début du mois de juillet entretient toujours un certain flou autour de la forme des futures protagonistes de la Grande Boucle. Mais les Bleues ont de bonnes raisons d’espérer peser une nouvelle fois sur la course.
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L’interrogation Pauline Ferrand-Prévot
Tenante du titre et première Française à remporter un Tour de France depuis Bernard Hinault en 1985, Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike) arrive peut-être encore davantage dans l’inconnu en 2026 qu’un an plus tôt. Depuis le retour du Tour de France Femmes en 2022, aucune coureuse n’est encore parvenue à remporter l’épreuve à deux reprises.
Hormis sa campagne flandrienne, avec une 2e place sur le Tour des Flandres et une 3e place à Paris-Roubaix, son début d’année 2026 est resté en deçà de ce qu’elle avait montré en 2025. Elle sort notamment d’une véritable déconvenue sur le Tour d’Espagne, disputé au mois de mai, avec deux contre-performances lors des étapes de montagne aux Praeres et sur l’Angliru. Depuis, comme l’an dernier, elle n’a plus disputé la moindre course.
Pauline Ferrand-Prévot est néanmoins une véritable cibleuse. Même en VTT, elle n’a jamais été une coureuse qui cherchait à briller tout au long de l’année. Mais lorsqu’elle arrive sur son objectif majeur, elle se rate très rarement. Le Tour de France Femmes est le grand rendez-vous de sa saison et la pression ne semble pas l’effrayer : « Je n’ai rien à perdre parce que j’ai déjà gagné le Tour de France », a-t-elle confié à nos confrères de France Télévisions. Elle devra d’abord se montrer solide lors des trois premières journées piégeuses en Suisse. Le Mont Ventoux puis la dernière étape autour de Nice devraient ensuite constituer ses principales occasions de faire la différence.

Cédrine Kerbaol, la Française la mieux armée derrière Pauline Ferrand-Prévot ?
Une régularité française dans le Top 10
Pauline Ferrand-Prévot ne sera pas la seule Française à viser un bon classement général. En 2025, outre la vainqueure du Tour, trois autres Tricolores s’étaient hissées dans le Top 10 : Juliette Berthet, 7e, Cédrine Kerbaol, 8e, et Évita Muzic, 10e.
Les Françaises ont pris la bonne habitude de truster les premières places sur les courses par étapes. Le Tour d’Espagne 2026 n’a pas dérogé à la règle. Manon Bunel (Team Visma | Lease a Bike) y est montée sur le podium, avec une 3e place, tandis que Juliette Berthet (FDJ United-SUEZ) a terminé 5e et sa coéquipière Évita Muzic 10e.
Des Bleues à l’assaut du Tour le plus concurrentiel de son histoire
Sur le papier, le Tour de France Femmes 2026 s’annonce comme le plus concurrentiel de son histoire, à l’image de la densification du cyclisme féminin. Hormis Annemiek van Vleuten, désormais retraitée, toutes les anciennes lauréates seront au départ. Demi Vollering (FDJ United-SUEZ), sacrée en 2023, et Katarzyna Niewiadoma (Canyon//SRAM), qui lui a succédé en 2024, feront partie des principales favorites. Il faudra également compter sur Paula Blasi (UAE Team ADQ), grande sensation de la saison 2026 et lauréate du Tour d’Espagne, mais aussi sur Marlen Reusser (Movistar), Anna van der Breggen (Team SD Worx-Protime) et Kimberley Le Court (AG Insurance-Soudal Team).
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Dans un tel contexte, il faudra se montrer particulièrement solide pour intégrer le Top 10. Derrière Pauline Ferrand-Prévot, la Française qui semble la mieux armée est Cédrine Kerbaol (EF Education-Oatly). Après un début de saison poussif, malgré une victoire d’étape sur le Tour d’Espagne, la Bretonne est montée en puissance au mois de juin. Elle a pris la 2e place du Tour de Suisse, après avoir également terminé 2e de l’étape reine vers Villars-sur-Ollon. Huitième du Tour 2025, elle avait perdu beaucoup de temps à la suite d’une chute au pied du col de Joux-Plane lors de la dernière étape.
Elle avait néanmoins pris la 6e place au col de la Madeleine, devant Kasia Niewiadoma et Pauliena Rooijakkers, respectivement vainqueure et 3e du Tour 2024. La densité du plateau laisse toutefois penser que l’accès au Top 10 sera plus compliqué pour Juliette Berthet et Évita Muzic.
Les deux Françaises seront avant tout des équipières de luxe pour Demi Vollering. En 2025, ce rôle ne les avait pas empêchées de terminer respectivement 7e et 10e du Tour. Juliette Berthet n’a d’ailleurs encore jamais quitté le Top 10 sur la Grande Boucle, avec une 9e place comme moins bon résultat en 2024. Plus largement, elle a terminé à onze reprises dans le Top 10 lors de ses 16 participations à un Grand Tour, preuve de son exceptionnelle régularité.
Des Françaises en chasseuses d’étapes
Célia Géry, le maillot jaune dans un coin de la tête ?
Auréolée d’un titre de championne de France sur route obtenu au terme d’une impressionnante démonstration, quel rôle jouera Célia Géry (FDJ United-SUEZ) sur ce Tour de France Femmes ? La priorité de son équipe sera de remporter le classement général avec Demi Vollering. Reste à savoir si cette situation offrira suffisamment de liberté à la jeune Française. Les étapes suisses sont particulièrement piégeuses, mais l’arrivée à Lausanne et la côte de Saint-François (2,6 km à 4,6 %) semblent taillées pour les qualités de la coureuse de 20 ans.
La championne de France a déjà remporté une étape sur un Grand Tour, sur les routes du Tour d’Italie. FDJ United-SUEZ n’a encore jamais porté le maillot jaune sur le Tour de France Femmes. La première étape peut donc représenter une occasion idéale de combler ce manque et de libérer rapidement l’équipe. « Célia est prête et capable de briller sur des parcours punchy », reconnaissait Stephen Delcourt, manager général de la formation, lors d’une conférence de presse organisée en début d’année.
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Maeva Squiban pour faire de nouveau rêver la France ?
Première héroïne du Tour 2025, avec deux victoires d’étape consécutives à Ambert et à Chambéry, Maeva Squiban bénéficiera peut-être de moins de liberté cette année. L’abandon précoce d’Elisa Longo Borghini avait propulsé la Bretonne dans un rôle d’électron libre. L’Italienne sera cette fois au départ, tout comme Paula Blasi, qui fait partie des grandes favorites du classement général. Maeva Squiban devra-t-elle travailler pour ses deux leaders ou disposera-t-elle encore de suffisamment de liberté pour viser une nouvelle victoire d’étape ?
Après un début de saison canon et une victoire au Trofeo Marratxi-Felanitx, elle est ensuite quelque peu rentrée dans le rang. C’est aussi ce qui caractérise Maeva Squiban : capable de rivaliser avec les meilleures mondiales lors de ses grands jours, avant de traverser des périodes plus difficiles.
De jeunes Tricolores en apprentissage
Dans d’autres rôles, plusieurs jeunes Françaises seront également à surveiller. La formation Ma Petite Entreprise va découvrir le Tour de France Femmes avec un collectif 100 % tricolore. Dans un registre probablement offensif, certaines coureuses pourraient tenter de se glisser dans les échappées, à l’image de la championne de France du contre-la-montre Célia Le Mouël. Il faudra également suivre Clémence Latimier (22 ans), qui a franchi un cap important en haute montagne et qui aborde le Tour de France « sans aucune pression de résultat », comme elle le confiait dans notre interview. Océane Mahé, première coureuse à avoir offert une victoire à l’équipe, aura elle aussi à cœur de se montrer.
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Autre jeune Française à suivre, Ema Comte (21 ans, Cofidis) a déjà décroché plusieurs très belles places cette saison. Troisième de l’Alpes Grésivaudan Classic et 5e du CIC-Tour Féminin des Pyrénées, elle pourrait mettre à profit ses qualités de grimpeuse pour prendre des échappées ou se mesurer aux meilleures à la pédale. À seulement 21 ans, elle découvrira le plus grand rendez-vous du calendrier avec l’ambition de poursuivre son apprentissage au plus haut niveau.


