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Rugby à XV

XV de France : Les gagnants et les perdants de la tournée d’automne

Etienne Goursaud

Publié le

XV de France Les gagnants et les perdants de la tournée d'automne
Photo Icon Sport

RUGBY TOURNÉE D’AUTOMNE 2024 – Cette tournée aura mis en évidence joueurs du XV de France, tandis que d’autres ont été plus en difficulté. On fait le point sur les gagnants et les perdants chez les Bleus.

Les gagnants

Le duo Galthié/Ramos envers et contre tous

Et si le premier gagnant était tout simplement Fabien Galthié (6,83/10 de moyenne sur les trois matchs) ? Le sélectionneur commençait à être vivement critiqué, et nous avions même écrit qu’il jouait très gros, lors de ces trois matchs. Le vice-champion du monde 1999 a remis sa patte sur cette équipe. Son choix, lui aussi critiqué, d’installer Thomas Ramos au poste d’ouvreur, s’est révélé comme un véritable succès.

Sa gestion des avants, notamment du cas de Charles Ollivon, totalement remis en selle, a également été une réussite. Seule ombre au tableau, la gestion du cas Matthieu Jalibert, rapidement retourné avec son club de l’Union Bordeaux-Bègles. Et les quelques blessures, particulièrement sur la première ligne, un peu maudite sur ces trois matchs. On n’oubliera pas qu’il est devenu le deuxième sélectionneur à triompher des All Blacks trois fois de suite, et ce, malgré une cascade de forfaits avant la rencontre.

On l’a évoqué, le choix de Thomas Ramos (7,83/10 de moyenne), habituellement arrière, au poste de numéro 10, a été décrié. Au final, il a été un merveilleux chef d’orchestre de l’animation offensive. Un jeu au pied exceptionnel, passeur décisif à plusieurs reprises à la botte, comme avec les mains. Il vient de renforcer son statut d’indispensable à ce XV de France. Indiscutable à l’arrière et meilleure alternative possible en 10. À cela s’ajoute une précision face aux perches encore excellente.

Les autres gagnants

Auteur de magnifiques essais et très bon en défense, Louis Bielle-Biarrey (7,5/10 de moyenne) est devenu, à 21 ans, un joueur totalement indiscutable du dispositif du sélectionneur français. Avec un niveau toujours élevé. Et une capacité de finisseur toujours redoutable et redoutée. Écarté en début de tournée et titularisé qu’une seule fois, Charles Ollivon (8,5/10 contre l’Argentine) a envoyé un sacré message à son sélectionneur. En lui disant qu’il comptait bien rester un titulaire en troisième ligne. Toujours dans le paquet d’avants, Emmanuel Meafou (7,83/10 en moyenne) a commencé les trois matchs. Et par trois fois, le Toulousain a été un moteur de son équipe. Avec une prestation exceptionnelle contre la Nouvelle-Zélande. Qui a marqué les esprits, même en dehors de l’Hexagone. Paul Boudehent (7/10 en moyenne) a également marqué des points.

Les perdants

Le malaise Matthieu Jalibert

Forcément, quand on pense perdant, on pense à Matthieu Jalibert. Dont le déclassement, au sein de ce XV de France, semble inéluctable. Trente petites minutes contre le Japon, une entrée plus que délicate. Et rideau. Il a préféré quitter le groupe bleu, rétrogradé troisième ou quatrième ouvreur dans la hiérarchie, tandis que Thomas Ramos s’installait en titulaire (lire plus haut) et qu’Antoine Dupont a terminé en ouvreur les rencontres de cette tournée d’automne. Performant avec l’UBB depuis le début de la saison, on sent qu’il y a un malaise avec le sélectionneur français. Et on en est à penser qu’on n’est pas prêt de revoir Matthieu Jalibert en bleu.





Une paire de centre trop « middle » ?

C’est un commentaire d’un internaute qui nous a interpellé. Qui disait que, parmi les équipes du Top 8 mondial, notre paire de centres était sans doute la moins bonne. Et c’est vrai qu’il est difficile de lui donner tort. Excellent avec l’Union Bordeaux-Bègles, Yoram Moefana (5,33/10 de moyenne sur cette tournée) a réalisé trois matchs moyens. Il y avait eu des débuts prometteurs, dont le premier acte contre le Japon. Puis une prestation très moyenne, malgré la victoire des siens, contre la Nouvelle-Zélande. Et ce vendredi contre l’Argentine, sa prestation défensive est correcte, mais il manque d’apport offensif. Si Jonathan Danty semble hors-jeu, le pic du niveau en bleu, atteint par le Rochelais en 2022, n’a pas encore été atteint par le Bordelais. Gaël Fickou (5,75/10 de moyenne en deux matchs), a été à peine meilleur.

Indiscutable en bleu, Grégory Alldritt n’a pas réalisé le match qu’on attendait de lui contre la Nouvelle-Zélande, avant d’être hors du groupe contre l’Argentine. Bon sans être dominant sur ses deux matchs disputés (6,75/10 de moyenne), il nous a tellement habitué à l’excellence, qu’on reste un peu sur notre faim. Ce n’est pas parce qu’il passe vraiment à côté. C’est que d’autres ont été meilleurs. Dont Charles Ollivon à son poste.

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