14 juillet 1979 : Première victoire du XV de France sur le sol néo-zélandais
RUGBY A XV – Au lendemain de l’exploit du XV de France sur les terres australiennes, retour aujourd’hui sur celui réalisé le 14 juillet 1979. Les Bleus ont alors rendez-vous contre les All Blacks, sur le sol néo-zélandais, un endroit où ils ne se sont jamais imposés. Jusqu’ici …
Ça s’est passé le 14 juillet 1979
Une semaine auparavant, l’équipe de France s’est lourdement inclinée 23-9 contre les All Blacks à Christchurch. Alors pour ce deuxième test match, personne ne donne cher de la peau des Bleus. Surtout que les blessures et les déconvenues s’enchaînent. Mais force est de constater qu’à l’entame de la rencontre, c’est bien le XV de France qui mène la danse. Ce dernier ouvre même la marque à la 10ème minute (3-0). Malgré la domination française, les Néo-Zélandais reviennent au score et inscrivent le premier essai de la rencontre. Ils ont maintenant l’avantage (7-3), mais pour peu de temps. Jérôme Gallion y va de ses quatre points (l’essai ne valait pas encore 5), tout comme Alain Caussade. A la mi-temps, la France est devant, 11-7.
Bevan Wilson ramène les All Blacks à un petit point suite à une pénalité. Seulement une minute plus tard, Averous plante un nouvel essai pour les Bleus, suivi par un drop de Caussade. Enfin, Codorniou aplatit dans l’en-but néo-zélandais, Caussade transforme. Il reste vingt minutes à jouer et les rugbymen tricolores mènent 24-10. Devant son public et près de 60 000 spectateurs à l’Eden Park d’Auckland, la meilleure équipe du monde a un sursaut de révolte et remonte à 24-19. Comme avant le match, Jean-Pierre Rives continue de pousser ses coéquipiers, la défense française tient le coup. Puis Frédéric Costes libère les Bleus en dégageant en touche à la 80ème. Cet exploit (inter)national du 14 juillet, certains le surnommeront de « prise de l’Eden Park ».

Info : Avant ce match historique, le XV de France avait rencontré sept fois les All Blacks en Nouvelle-Zélande pour aucune victoire. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.

