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Cyclisme sur route

Championnats du monde 2025 : Nos 10 favoris pour la course en ligne hommes

Paul Lalevee

Publié le

Championnats du monde 2025 Nos 10 favoris pour la course en ligne hommes
Photos Icon Sport

Qui sera le 92ème vainqueur du championnat du monde de cyclisme sur route masculin, sur les routes rwandaises ? Tour d’horizon des favoris et outsiders de la course en ligne.

La succession de Tadej Pogacar est ouverte. Qui sera le nouveau champion du monde, sacré le 28 septembre à Kigali ? La course en ligne des Mondiaux 2025 au Rwanda s’annonce exigeante et spectaculaire. Sur un parcours de quasiment 270 km pour un dénivelé positif record de 5 475 mètres, les coureurs devront enchaîner montées raides, descentes techniques et portions rapides au cœur des collines rwandaises. Le Mur de Kigali, pavé et court, mais redoutable, pourrait faire la sélection définitive. Certains coureurs sont donc attendus. Focus sur les 10 favoris de la course en ligne de ces Mondiaux.

Tadej Pogacar, le grandissime favori

Qui peut battre Tadej Pogacar ? Après sa déconvenue lors du Grand Prix de Québec, le vainqueur du Tour de France a remis les pendules à l’heure sur le Grand Prix de Montréal, avant d’attendre son coéquipier Brandon McNulty et de lui laisser la victoire. Mais le tenant du titre, qui n’a pas disputé la Vuelta, semble frais et prêt pour affronter les presque 270 kilomètres qui attendent les coureurs à Kigali. Seule inquiétude au tableau, la potentielle chaleur et humidité. Et surtout, sa déconvenue sur le contre-la-montre, seulement 4ème, et déposé au sens propre par Remco Evenepoel. Toutefois, rien ne semble empêcher Tadej Pogacar de remporter un deuxième titre de champion du monde de la course en ligne, du moins, sur le papier. Trop fort, trop puissant, trop incisif sur les montées du Mur de Kigali, qui pourra battre Tadej Pogacar ? Surtout qu’il aura une solide équipe à ses côtés, avec notamment Matej Mohoric ou encore Primoz Roglic.

Remco Evenepoel, toute la Belgique pour lui

S’il fallait n’en nommer qu’un, ce pourrait bien être Remco Evenepoel. Cette année, le parcours était trop difficile pour Wout Van Aert et les sprinters belges. Remco Evenepoel a donc les coudées franches pour tenter de remporter le titre mondial, trois ans après sa première victoire. Double vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, la nouvelle recrue de la RedBull-Bora-Hansgrohe ne sera pas effrayé par la distance, ni par la répétition des efforts. Bénéficiant d’une très belle équipe belge pour l’accompagner, Remco Evenepoel s’est montré à son aise sur le Tour de Grande-Bretagne. Surtout, il s’est offert un troisième titre mondial d’affilée sur le chrono. En clair, la course en ligne ne sera que du bonus pour Evenepoel.

Isaac Del Toro, pour un triomphe de l’équipe UAE ?

Le Mexicain atteint des folies statistiques en 2025. Quatre victoires sur la semaine passée en Italie, 13 sur l’ensemble de la saison, et même vainqueur d’un sprint dans un groupe de 47 sur le Trofeo Matteoti. Isaac Del Toro n’a que 21 ans, mais est déjà un favori de cette course en ligne des Mondiaux. Le tracé difficile pourrait parfaitement convenir à ses qualités de grimpeur, alors que son style de pédalage rappelle celui de son coéquipier au sein de la formation UAE Emirates, Tadej Pogacar. Seule ombre au tableau pour ces championnats du monde, son équipe. Le Mexique n’est pas la nation qui pourrait contrôler la course en cas de mouvements d’outsider loin de l’arrivée. Isaac Del Toro devra sans doute se débrouiller seul rapidement dans la course.

Julian Alaphilippe, pour un dernier sacre

Julian Alaphilippe, double champion du monde (2020, 2021), n’a sans doute plus les jambes d’antan. Et il voit en même temps l’émergence de prodiges français. Car Paul Seixas n’a que 19 ans, mais il a déjà été sélectionné par Thomas Voeckler. Et ce dernier, également aligné sur le contre-la-montre, pourrait être le leader de la France. Mais Julian Alaphilippe, par sa science de la course, son placement et son punch, a sans doute encore les armes pour lutter. Il ne sera plus l’immense favori comme lors de ses succès mondiaux.





Mais au sein d’une équipe de France ambitieuse, pas avec un grand favori, mais une multitude de coureurs capables de briller au Rwanda, Julian Alaphilippe pourrait être la dernière carte abattue par le sélectionneur français. Les forts pourcentages du Mur de Kigali ne devraient pas l’impressionner. Seule inquiétude, le rythme alors que la course promet plus de 5 000 mètres de dénivelé. Il a lâché à plus de 60 kilomètres de l’arrivée lors du GP de Montréal, après sa victoire à Québec. Pourra-t-il tenir les 270 kilomètres au Rwanda ?

Juan Ayuso, et si c’était une question de maillot ?

Pour ces championnats du monde au Rwanda, Juan Ayuso ne portera pas les couleurs de son équipe, mais bien de sa nation. Alors que la relation entre le coureur et la formation émiratie sont exécrables, Juan Ayuso a brillé sur le Tour d’Espagne, dominant presque toutes les échappées en montagne. Il retrouve le rôle de leader pour ces Mondiaux, avec son équipe nationale. Alors que le dénivelé ne devrait pas lui faire peur, Juan Ayuso a-t-il la caisse pour tenir les plus de six heures de course qui attendent les coureurs ? En Espagne, il manquait justement de cette endurance, après n’avoir repris qu’au Tour de Burgos.

Marc Hirschi va-t-il tenir la difficulté du parcours ?

L’équipe suisse est très ambitieuse pour ces Mondiaux. Marc Hirschi, Jan Christen, les cartes sont nombreuses pour les coureurs helvètes. Présent au Luxembourg, le coureur de la Tudor Pro Cycling Team ne compte qu’une victoire cette saison, lors de sa première course de l’année, sur la Classique de Valence en janvier. Mais Marc Hirschi est aussi un homme de championnat et de course d’un jour. Sixième l’an dernier aux Mondiaux, vainqueur de la Clasica San Sebastian la même année, troisième à Imola en 2020 derrière Julian Alaphilippe, vainqueur de la Flèche Wallonne cette année, Marc Hirschi est toujours capable d’un coup. Jusqu’à en claquer une, cette fois-ci, aux Mondiaux ? Le dénivelé pourrait toutefois peser lourd dans les jambes du Suisse.

Richard Carapaz, dans quelle forme sera-t-il ?

Dans quel état sera Richard Carapaz le 28 septembre au matin, pour le départ de la course en ligne de ces Mondiaux ? Alors que Jhonatan Narvaez était initialement prévu, le coureur de la UAE Emirates n’est finalement pas aligné, justifié par un parcours « pas entièrement adapté » pour lui. Les tensions entre les deux Équatoriens y sont-elles pour quelque chose dans cette décision ?

Richard Carapaz sera donc le leader unique de sa nation. Tiendra-t-il les 270 kilomètres promis aux coureurs, à un rythme sans doute soutenu ? Revenu sur les classiques italiennes ces derniers jours, le coureur de l’équipe EF Education-EasyPost participera également au Tour de Luxembourg afin de retrouver du rythme en course. Champion olympique 2021 à Tokyo, le coureur de 32 ans participe à ses premiers championnats du monde depuis 2019. Il n’avait alors pas fini la course.

Mattias Skjelmose, pour porter le Danemark sans Jonas Vingegaard

Jonas Vingegaard avait un temps annoncé qu’il prendrait part aux Championnats de monde. De quoi rêver d’un nouvel affrontement entre le Danois et son rival slovène, Tadej Pogacar. Finalement, le récent vainqueur du Tour d’Espagne ne sera pas présent. Il laisse donc le leadership à Mattias Skjelmose. Quatrième du Grand Prix Cycliste de Québec, le coureur de 24 ans a remporté l’Amstel Gold Race cette année, après avoir fini cinquième du Tour du Pays Basque. Son profil, grimpeur, mais avec un excellent punch, peut parfaitement convenir pour la course en ligne de ces championnats du Monde. 10eme du Mondial en 2022 en Australie, le Danois sera de plus épaulé par une très bonne équipe, expérimentée : Mikkel Frolich Honoré, Michael Valgren ou encore Anthon Charmig.

Oscar Onley, pour clore une année 2025 quasi parfaite

Quatrième du dernier Tour de France, Oscar Onley devra sans doute partager les responsabilités avec Thomas Pidcock. Mais le coureur de la Q36.5 sort d’un Tour d’Espagne éreintant, et le dénivelé au Rwanda pourrait être de trop. Onley devrait donc être le coureur privilégié par la Grande-Bretagne dans l’optique d’une victoire. Également quatrième sur le Tour de Grande-Bretagne, Onley a confirmé que les jambes entrevues sur la Grande Boucle étaient encore présentes. 12eme de Liège-Bastogne-Liège cette année, sur un profil qui se rapproche de la course des Mondiaux, Oscar Onley avait fini la 16eme place l’an dernier, loin de Tadej Pogacar. Cette année, il devrait être bien mieux placé. Sur la boîte ? On en fait le pari.

Ben Healy, la distance ne lui fait pas peur

Une course rendue difficile par les conditions climatiques et un dénivelé qui ferait pâlir Innsbruck lors du sacre d’Alejandro Valverde en 2019 ? Cette idée ne fait en tout cas pas peur à Ben Healy. L’Irlandais, coéquipier de Richard Carapaz chez EF, a le profil pour briller sur la course des Mondiaux. Dur au mal, capable de longues échappées en solo ou en petit groupe, Ben Healy pourrait profiter d’un mouvement de course loin de l’arrivée. En revanche, il aura sans doute plus de difficultés à suivre s’il reste avec les Pogacar ou Evenepoel pour une victoire dans les derniers kilomètres.

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