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Seixas, victoires françaises, Veistroffer… les sept paris de la rédaction pour le Tour de France 2026

Olivier Dobiezynski

Publié le

Seixas, victoires françaises, Veistroffer les sept paris de la rédaction pour le Tour de France 2026
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – Alors qu’un Tour de France particulièrement excitant partira de Barcelone samedi, découvrez les paris plus ou moins osés de la rédaction.

Decathlon CMA CGM repart avec un podium au général et deux étapes

À l’annonce de la composition officielle de Decathlon CMA CGM pour le Tour de France, il y a de quoi s’emballer. Bien sûr, et avec toute la prudence qui s’impose, nous pouvons croire dans les chances de Paul Seixas de terminer sur la boîte à Paris. Le jeune crack lyonnais a fait tomber le vieux record de Christophe Moreau cette année en s’imposant sur le Tour du Pays basque et a gagné la mythique classique La Flèche Wallonne.

Même s’il a abandonné à la suite d’une erreur de jeunesse sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, il arrivera en pleine confiance et espérera aussi, en dépit de la présence de Tadej Pogačar, remporter une étape. Olav Kooij est aussi finalement présent dans le huit de Decathlon et pourrait surprendre au sprint, voire s’adjuger un ou deux bouquets. En tout cas, on devrait voir l’équipe sur tous les terrains durant trois semaines.

Lenny Martinez remporte enfin une étape de montagne

On le sait désormais, Lenny Martinez est un véritable scoreur en échappée. Le grimpeur de Bahrain Victorious aura carte blanche sur le Tour de France et devrait logiquement tenter de courir à l’avant. But pour le Cannois : remporter une première étape sur un Grand Tour. Et quel moment plus approprié que cet été pour accomplir ce rêve ?

Multiple vainqueur d’étapes sur Paris-Nice, le Tour de Romandie ou encore le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, le jeune Français de 22 ans voudra certainement combler ce manque à son palmarès. Les opportunités seront nombreuses pour lui. Il faudra peut-être qu’il prenne garde à ne pas jouer au plus malin dans les échappées, histoire de ne pas se faire trop d’ennemis. Il pourra aussi ambitionner le maillot à pois s’il se montre régulier.

Au moins quatre victoires d’étape françaises sur le Tour

Les opportunités devraient être nombreuses pour nos coureurs tricolores sur les routes du Tour, si toutefois Tadej Pogačar ne décide pas de tout rafler. Outre les précités Paul Seixas et Lenny Martinez, deux excellentes cartes côté français, bon nombre de coureurs peuvent aussi espérer approcher le Graal. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), tout récent champion de France, aura l’occasion de briller en échappée sur les étapes accidentées.



Pour les échappées en haute montagne, citons également Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step), vainqueur au Mont Ventoux l’an passé, et Jordan Jegat (TotalEnergies), dixième l’an passé. On ajoutera Dorian Godon (Netcompany INEOS), toujours dangereux sur les sprints difficiles. En revanche, quid de Julian Alaphilippe (Tudor Pro Cycling Team) et Kévin Vauquelin (Netcompany INEOS), plus en difficulté cette année ?



Baptiste Veistroffer prend au moins six échappées

Comment ne pas se réjouir de la présence de Baptiste Veistroffer sur les routes du Tour ? Baroudeur dans l’âme, roule-toujours et dur au mal, on espère voir le coureur de Lotto Intermarché animer tout type d’étapes. Sur le plat pourquoi pas, mais surtout sur les étapes accidentées comme les arrivées à Ussel, Belfort ou Voiron par exemple. Le natif de l’Eure va certainement vouloir crever l’écran, comme sur chaque course à laquelle il prend part depuis un an.

Si ses chances de succès sont minces, son profil est toujours apprécié pour rendre la course plus vivante. À moins qu’il ne soit malheureusement cantonné à un rôle d’équipier cet été, en faveur d’Arnaud De Lie pour ne citer que lui.

Deux Caja Rural dans le Top 15 à Paris

Petit poucet de ce Tour de France, et choisie à la surprise générale en lieu et place des Unibet Rose Rockets dans les équipes invitées, Caja Rural Seguros RGA ne manque pas de coureurs pouvant se signaler, à l’instar d’un Fernando Gaviria, même sur le déclin, pour les sprints massifs. Mais c’est surtout du côté de la montagne qu’on devrait apercevoir les hommes en vert.

En effet, elle possède trois belles cartes susceptibles de prendre des échappées ou de signer un bon classement général. L’Australien Sebastian Berwick, tout d’abord, semble très fort cette année avec notamment sa victoire sur le Tour de Turquie. José Félix Parra, ensuite, a pris une belle neuvième place sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Enfin, Joel Nicolau paraissait lui aussi monter en puissance avec une septième place sur le Tour de Slovénie.

Tim Merlier va chercher son premier maillot vert à Paris

Étrangement, l’histoire de Tim Merlier sur le Tour de France n’est pas aussi brillante qu’on pourrait le penser. En effet, pour un sprinteur de son calibre, le Belge n’a remporté que trois étapes sur la Grande Boucle : Pontivy en 2021, Dunkerque et Châteauroux en 2025. Un bilan plutôt faible pour celui qui est considéré depuis l’an dernier comme le meilleur sprinteur du monde.

En 2026, il sera peut-être temps de réparer ce tort en tentant de rafler plusieurs bouquets et en luttant pour le maillot vert. Le coureur de Soudal Quick-Step en a les moyens : sa régularité parle pour lui. Il fera cependant face à une grosse concurrence avec Mads Pedersen (Lidl-Trek), Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech), vainqueur de ce classement en 2023, ou encore Olav Kooij (Decathlon CMA CGM).

L’étape du Markstein complètement escamotée par les favoris

Comme souvent, les Vosges proposent un tracé intéressant de moyenne montagne. Mais trop souvent, les favoris ne s’y expliquent pas et laissent la part belle aux échappées au long cours. Il est fort probable que ce scénario se reproduise entre Mulhouse et Le Markstein lors de la 14e étape.

Bien que le parcours comprenne l’escalade du Grand Ballon, du Ballon d’Alsace et du Col du Haag, trois cols de première catégorie, les coureurs, et notamment les favoris, auront tous en tête la terrible étape du lendemain. Celle-ci les emmènera en haut du terrible Plateau de Solaison, classé hors catégorie. 11,3 km et une pente moyenne de 9 % : il est clair que de grands écarts peuvent se produire ici. Les coureurs auront donc probablement cette ascension en tête la veille, et courront peut-être un peu à l’économie.

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