Championnats du monde de cyclisme 2026 : les favorites et engagées de la course en ligne U23 femmes
MONTRÉAL 2026 – Découvrez les favorites et les principales engagées de la course en ligne femmes U23 des Championnats du monde de cyclisme sur route 2026, disputée jeudi à Montréal.
Isabella Holmgren, un Mondial à domicile pour aller chercher le maillot arc-en-ciel
Cette fois, les espoirs auront leur course pour elles seules. Après une première édition remportée par Célia Gery l’an dernier à Kigali, les femmes U23 vont se retrouver jeudi sur les routes de Montréal. Et le terrain ne devrait laisser que peu de répit : 134 kilomètres, dix tours du circuit du mont Royal et 2 690 mètres de dénivelé positif. La répétition de la montée de Camillien-Houde devrait progressivement faire le ménage.
Dans ce contexte, difficile de ne pas placer Isabella Holmgren parmi les coureuses à suivre de très près. La Canadienne aura en plus l’avantage de courir à domicile. À 21 ans, elle a surtout changé de dimension cette saison sur la route. Septième du Tour de France Femmes, elle a également accroché le top 10 sur Liège-Bastogne-Liège et la Flèche Wallonne. Deux performances qui en disent beaucoup sur sa capacité à encaisser les bosses et à répéter les efforts.
Holmgren a d’ailleurs choisi de faire l’impasse sur le contre-la-montre U23 pour tout miser sur la course en ligne. Elle pourra compter sur sa sœur Ava Holmgren, sixième du chrono lundi, mais aussi sur Sidney Swierenga, Alexandra Volstad et Kiara Lylyk. Le Canada aura donc plusieurs cartes pour tenter de peser sur la course.
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Marion Bunel emmène une équipe de France ambitieuse
La France arrive à Montréal avec un maillot à défendre, mais sans sa championne du monde. Sacrée chez les U23 à Kigali, Célia Gery a été retenue cette année pour la course élites. Le rôle de leader devrait donc revenir à Marion Bunel, déjà présente dans le collectif français lors du sacre de 2025, avec une quatrième place à la clé.
La Normande aura surtout un parcours à sa convenance. Plus la course sera difficile, plus ses qualités de grimpeuse pourront parler. Troisième de la Vuelta Femenina cette saison, Bunel a déjà montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures mondiales malgré ses 21 ans. Les dix passages sur Camillien-Houde lui offriront autant d’occasions de durcir la course.
Mais la France ne misera pas uniquement sur elle. Julie Bego représente une autre option intéressante sur un circuit aussi exigeant. Championne du monde juniors en 2023, elle possède davantage de vitesse que Bunel et pourrait profiter d’une course plus tactique. Amandine Muller, Ema Comte et Titia Ryo complètent la sélection tricolore.

Fleur Moors taillée pour les classiques
La Belgique aura elle aussi de solides arguments. Fleur Moors a passé un cap cette saison, notamment sur les classiques du printemps. Puncheuse, à l’aise dans les courses de mouvements et capable de répéter les accélérations, la Belge a tout pour apprécier le circuit montréalais.
Contrairement à l’an dernier, où elle avait privilégié le contre-la-montre, Moors a cette fois fait de la course en ligne son objectif. Elle ne sera pas isolée puisque Lore De Schepper et Febe Jooris figurent également dans une sélection belge qui devrait avoir les moyens de jouer sur plusieurs tableaux.
Nienke Vinke veut prendre sa revanche après le chrono
Nienke Vinke est déjà passée tout près d’un premier maillot arc-en-ciel à Montréal. Lundi, la Néerlandaise a longtemps cru au titre sur le contre-la-montre avant de voir l’Australienne Felicity Wilson-Haffenden lui passer devant.
La course en ligne devrait cependant encore mieux lui convenir. Vinke aime les parcours difficiles et les longues courses d’usure. Elle devrait donc chercher à profiter de l’accumulation des ascensions pour éliminer les coureuses les plus rapides. Les Pays-Bas pourront également s’appuyer sur Megan Arens, qui a rapidement confirmé chez les professionnelles après son titre mondial juniors du contre-la-montre.
L’Australie avec six cartes à jouer
Aucune nation ne sera aussi bien représentée que l’Australie. Six coureuses prendront le départ, avec en tête d’affiche Felicity Wilson-Haffenden, fraîchement sacrée championne du monde U23 du contre-la-montre.
Mais la force australienne viendra surtout du collectif. Mackenzie Coupland et Talia Appleton ont déjà leurs habitudes au plus haut niveau, tandis que Tully Schweitzer, Sophia Sammons et Emily Dixon offrent encore d’autres possibilités. Plutôt que d’attendre les derniers kilomètres, les Australiennes auront les moyens de multiplier les mouvements et de forcer leurs adversaires à travailler.
Cat Ferguson, Paula Ostiz et les autres coureuses à surveiller
Le grand point d’interrogation concerne Cat Ferguson. Double championne du monde juniors en 2024, la Britannique n’a plus couru depuis le mois de mai à cause d’une blessure à la cheville. Son niveau de forme reste donc difficile à situer, mais son talent suffit pour en faire une coureuse à surveiller. La Grande-Bretagne pourra également compter sur Imogen Wolff.
L’Espagnole Paula Ostiz sera elle aussi attendue pour ses premiers Mondiaux dans la catégorie. Championne du monde juniors sur la course en ligne à Kigali en 2025, la coureuse de Movistar découvre cette saison le niveau professionnel et pourrait apprécier un final où ses qualités de puncheuse auront leur importance.
D’autres peuvent profiter d’une course difficile pour se mêler à la lutte. La Tchèque Julia Kopecký aura les mains libres avec sa sélection, tout comme l’Autrichienne Tabea Huys. Stina Kagevi sera l’une des principales cartes suédoises, tandis que les États-Unis disposeront notamment des sœurs Katherine et Alyssa Sarkisov.
Les engagées de la course en ligne femmes U23 des Mondiaux 2026
Le plateau sera particulièrement relevé jeudi à Montréal. Le Canada s’appuiera sur Isabella Holmgren, Ava Holmgren, Sidney Swierenga, Alexandra Volstad et Kiara Lylyk. Côté français, Marion Bunel, Julie Bego, Amandine Muller, Ema Comte et Titia Ryo ont été retenues.
La Belgique arrivera notamment avec Fleur Moors, Lore De Schepper et Febe Jooris, tandis que les Pays-Bas pourront compter sur Nienke Vinke et Megan Arens. L’Australie sera la seule nation à aligner six coureuses, avec Felicity Wilson-Haffenden, Mackenzie Coupland, Talia Appleton, Tully Schweitzer, Sophia Sammons et Emily Dixon.
Parmi les autres noms à retenir figurent également Cat Ferguson et Imogen Wolff pour la Grande-Bretagne, Paula Ostiz pour l’Espagne, Julia Kopecký pour la République tchèque, Tabea Huys pour l’Autriche, Stina Kagevi pour la Suède ou encore Katherine et Alyssa Sarkisov pour les États-Unis. L’Italie aura notamment Eleonora Ciabocco dans ses rangs, alors que la Pologne pourra s’appuyer sur Malwina Mul et la Norvège sur Oda Aune Gissinger.
Avec autant de coureuses déjà habituées au peloton professionnel, la deuxième édition de cette course U23 s’annonce particulièrement ouverte. Et sur un circuit où les occasions d’attaquer ne manqueront pas, la force des collectifs pourrait compter autant que les jambes.
La liste des engagées
Le palmarès de la course en ligne femmes U23
2025 : Célia Gery (France)


