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Au milieu des difficultés financières, vers un nouveau duel Brest-Metz en Ligue Butagaz Energie ?

Etienne Goursaud

Publié le

Photo Icon Sport

LIGUE BUTAGAZ ÉNERGIE – Alors que les difficultés financières sont une réalité, est-ce qu’on se dirige vers un énième duel entre Brest et Metz ?

La Ligue Butagaz Énergie à l’heure des difficultés financières

À l’aube de la nouvelle saison de Ligue Butagaz Énergie, les difficultés financières se poursuivent pour les clubs engagés. Un championnat passé de 14 à 12 clubs. Une nouvelle formule plus serrée pour éviter les ratés des dernières années (disparition de Bourg-de-Péage des Neptunes de Nantes et de Mérignac, rétrogradation de Celles-sur-Belle, Fleury, entre autres, et sur les cinq dernières années).

Mais la réalité économique de la Ligue Butagaz Énergie n’est pas très reluisante. Huit des douze clubs voient leur budget baisser cette saison. Dont le champion de France Brest Bretagne Handball, en baisse de 11,47 % (7 401 770 €). Il faut rester compétitif avec moins. Certaines masses salariales sont en net recul. Chez Toulon (-23,15 %) et surtout chez Besançon (-28,45 %).

Handball TV va produire l’intégralité des rencontres de la saison. Mais la médiatisation reste d’une extrême fragilité. Selon les données fournies par la Ligue Féminine de handball, 400 000 téléspectateurs au total ont suivi les 124 matchs diffusés. Le choc Metz/Brest n’a été vu que par 71 000 spectateurs sur beIN Sports. Un choc pourtant entre deux équipes s’étant hissées dans le Final 4 de la Ligue des champions.

Metz pour reprendre l’ascendant sur Brest ?

Championnes d’Europe pour la première fois de leur histoire mais pas championnes de France. Voilà tout le paradoxe de Metz Handball la saison passée. Dominée sur la scène nationale par Brest Bretagne Handball. Un titre perdu… au nombre de buts marqués à l’extérieur. Au match aller, Brest a dominé Metz 27-23, avant de s’incliner en Moselle 32-28. Le championnat s’est joué à un petit but !

Une équipe de Metz sans doute désireuse de prendre sa revanche. Alors que les Brestoises ont dû ralentir financièrement. Un budget en baisse (lire plus haut) au contraire des Messines (+18.16 % à 5 895 370 €). L’écart entre les deux équipes n’est plus que de 1,3 million d’euros.



Sportivement et en termes de recrutement, difficile de définir un avantage. Comme chaque saison, Metz a perdu énormément de joueuses. Johanna Bundsen ou Sarah Bouktit sont deux départs de la plus grande importance. Tyra Axner est également partie, comme Anne-Emmanuelle Augustine. Mais les Messines ont fait signer des recrues de choix. Comme le retour de Kristina Jørgensen. Tout en ayant fait venir la jeune pivot Lilou Pintat.



Du côté des Brestoises, avec Tamara Horacek, on tient aussi la recrue de choix. Mais le départ de la polyvalente Anna Viakhireva n’a pas été remplacé sur le poste d’arrière droite. Des Brestoises qui devront faire sans Pauletta Foppa lors de la première moitié de saison. La pivot internationale attend son premier enfant. Les Bretonnes ont encore une solide équipe sur le papier, mais qui semble un poil moins forte que la saison passée.

La JDA Dijon peut-elle perturber l’ordre établi ?

Le public en rêve et c’est peut-être quelque chose qui pourrait dynamiser la Ligue Butagaz Énergie. Un championnat peut-être un peu las de la domination de Metz et Brest. Avec un titre de champion de France qui se joue parfois au nombre de buts marqués lors des deux confrontations directes entre les deux équipes. Que ce soit les Messines ou les Brestoises, aucune des deux équipes n’a perdu contre une autre équipe de D1. Une élite qui cherche LE club qui pourrait quelque peu bousculer la hiérarchie.

Il est vrai que la JDA Dijon peut apparaître comme un candidat crédible ! Les Dijonnaises ont franchi un cap en 2025-2026, avec ce sacre en Ligue européenne, la 2ᵉ Coupe d’Europe. En championnat, le bilan est plus fragile. Un début de saison très compliqué a plombé leur parcours. Mais en terminant 5e, elles valident leur qualification européenne, déjà actée avec le sacre.

Un projet qui grandit d’année en année et un recrutement franchement séduisant ! L’internationale autrichienne Lena Ivančok dans les cages, mais surtout Déborah Lassource, passée par Paris 92 et qui a joué la Ligue des champions avec Dortmund. Puis la pivot Anne-Emmanuelle Augustine, en mal de temps de jeu à Metz, mais qui a l’envergure pour une grande équipe française.

Trois joueuses dans la force de l’âge. Si Lilou Pintat est partie à Metz, Dijon a su conserver Nina Dury et Maureen Gayet, ses deux ailières internationales. De là à concurrencer Metz et Brest sur la longueur, sans doute pas. Mais les oppositions peuvent être séduisantes.

Chiffres clés des 12 équipes de Ligue Butagaz Energie

Budgets 2026-2027 et variation par rapport à 2025-2026 (données Ligue Féminine de Handball)

Brest 7 401 770 € (-11,47 %)

Metz 5 895 370 € (+18,16%)

Dijon 3 162 786 € (+9,97 %)

Besançon 2 242 095 € (-4,48 %)

Paris 92 2 074 400 € (-5,14 %)

Strasbourg 2 099 233 € (+4,64 %)

Saint-Amand 2 002 050 € (+10,53 %)

Chambray 1 950 600 € (-1,58 %)

Plan-de-Cuques 1 758 050 € (-3,66 %)

Toulon 1 527 699 (-10,71 %)

Nice 1 440 300 € (-10,2 %)

Saint-Maur 1 356 240 € (-7,92 %)

Masse salariale 2026-2027 et variation par rapport à 2025-2026 (données Ligue Féminine de Handball)

Brest 4 406 646 € (-14.48 %)

Metz 3 285 046 € (+11,24%)

Dijon 2 041 431 € (+10,28 %)

Paris 92 1 584 384 € (+5,41%)

Strasbourg 1 304 385 € (+11,67 %)

Saint-Amand 1 196 022 € (+8,23 %)

Chambray 1 148 500 € (-14,98%)

Besançon 1 099 000 € (-28,45%)

Plan-de-Cuques 1 062 543 (+4,68 %)

Nice 884 395 € (-5,41 %)

Toulon 822 190 € (-23,15 %)

Saint-Maur 845 202 € (-3,19 %)

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